Le réveil de la Muse

Lycas, j'ai deux mots à te dire

Les Brèves

Actualités, Brèves

Pourquoi un 17 octobre ?

17 octobre 2020. Paris se confine, la Muse s’éveille. Que fait-elle donc là, sans cesse à contretemps, alors que les salles de concert, d’opéra, de spectacle, de théâtre baissent le rideau ou frappent des trois coups à des heures précoces ? Et quel esprit dérangé a t-il choisi une date si vierge de compositeurs, de première, pour une renaissance en discrète fanfare ? 

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Actualités, Brèves

Doulce Mémoire recherche 3 chanteurs

L’ensemble de musique Renaissance Doulce Mémoire organise des auditions pour recruter
trois chanteurs en vue de son prochain spectacle musical qui sera créé durant l’été 2021
(répétitions à prévoir sur le premier semestre 2021).

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Actualités, Brèves

Le baroque à la poubelle

Avant que nos lecteurs ne se demandent ce qui justifie tant de haine, voici l’objet du délit : aux abords de l’Opéra Comique de Paris, une noble initiative, pleine d’humour, vise à promouvoir de manière ludique l’usage des poubelles.

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Je sais votre secret

dernieres Publications

De Rameau ramant, germa subtil ramage (Rameau, Pygmalion, Rousset)

Voilà un disque très attrayant, au plateau de première classe, un peu trop pressé dans son...

“Il sombra dans la platitude” : Vivaldi critiqué (1776)

Vivaldi composa (...) deux livres de concertos intitulés Il Cimento dell' Armonia e...

Vaudeville sanglant (Philippe Beaussant, Stradella)

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Pourquoi un 17 octobre ?

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Le réveil de la Muse

Voici exactement 5 ans que notre Muse s'est soudainement endormie. Respirant les effluves d'un...

“4 vieilles chaises, 3 vieilles malles” : inventaire après-décès de Haendel (1759)

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Le Musée du Grand Siècle devrait ouvrir ses portes en 2025

L'Antiquité avait Saint-Germain en Laye, le Moyen-Age Cluny, la Renaissance Ecouen, le XIXème...

Les plaisirs ont choisi pour asile ce sejour agreable et tranquille

le Panier de la Muse

CDs & DVDs, Critiques

De Rameau ramant, germa subtil ramage (Rameau, Pygmalion, Rousset)

Voilà un disque très attrayant, au plateau de première classe, un peu trop pressé dans son enthousiasme, et qui remet en lumières la période tardive du compositeur dijonnais, dont le talent sait une fois de plus se renouveler pour briller de son intact éclat.

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CDs & DVDs, Critiques

Telemann formidable !

Ce n’est pas le moindre des mérites de Hugo Reyne et de la Simphonie du Marais que d’avoir su composer un programme élégant, avant tout plaisant, tout en invitant le mélomane curieux à (re)découvrir que Telemann puise aux racines de la musique traditionnelle, au folklore régional entendu dans toute la noblesse du terme, pour en magnifier les accents et les rythmes et les insuffler dans compositions pleines de rythme, d’allant et de fraîcheur.

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CDs & DVDs, Critiques

Une victoire oubliée (Henri Madin, Te Deum, Stradivaria , Cuiller – Alpha)

Voici une œuvre à succès, qui apparaît comme la plus longue composition de ce style sous l’Ancien-Régime et dont le brio correspond parfaitement aux goûts du temps. L’ouverture, toute en pompe et en majesté, en sons de cuivres rutilants rehaussés de hautbois pourra sembler d’une grandiloquence un peu désuète et manquant de relief, aspérités que nous retrouvons dans les deux chants finaux (In te domine, speravi et Domine, salvum fac regem).

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CDs & DVDs, Critiques

Déferlement pyrothnique (Fagioli, Arias for Caffarelli, Il Pomo d’Oro – Naïve)

Les onze Arias ici présentés recouvrent des œuvres créées entre 1726 et 1751 sur les principales scènes de la péninsule italienne, dont bien entendu les prestigieux San Bartolomeo et San Carlo de Naples, épicentre de la musique italienne de cette époque. Franco Fagioli a ainsi avec à propos convoqué des compositeurs de premier plan (Porpora, Pergolesi, Léo, Hasse…) et leurs confrères moins connus (Genaro Manna, Pasquale Cafaro…)…

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CDs & DVDs, Critiques

Pur et profond (Bach & Entourage, Pramsohler, Grisvard – Audax)

Bach et Entourage : un disque que nous recommandons chaudement, qui saura ravir les oreilles avides des sonorités du violon baroque et dont nous prendrons un réel plaisir à suivre la carrière, encore jeune, mais prometteuse, des deux interprètes.

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CDs & DVDs, Critiques

L’Or de Naples (Max-Emmanuel Cencic, Arie Napoletane – Decca)

L’Or de Naples ! Le titre du film de De Sica aurait si bien convenu à ce récital de Max Emanuel Cencic, tellement le programme proposé est habile à nous émerveiller d’airs souvent enregistrés pour la première fois, pour neuf des onze de ce disque. Après la fougue du Quel vasto, quel fiero, tiré du Polifemo (1735) de Porpora qui ouvre en majesté ce programme et permet de souligner d’emblée la qualité de l’orchestre Il pomo d’oro et la maîtrise habile de la direction de Maxim Emelyanychev, prompte à rendre cuivres et violons aussi aériens que légers à l’unisson, tout en respectant un relief avec la voix qui ne sera jamais pris en défaut, Max Emanuel Cencic déroule un programme aussi séduisant qu’intimiste.

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Venez voir ce que notre fête doit avoir de plus beau

les Triomphes de la Muse

Concerts, Critiques

Un sacré défi (Monteverdi, Vêpres, Les Traversées Baroques, Festival de Sarrebourg – 12/07/2015)

S’il est des fois des projets fous à réaliser, quelques personnes ont quant à elles aucune crainte à les relever et ce avec brio. Alain Pacquier, Etienne Meyer et Judith Pacquier se sont pris à rêver de doter pour la première fois le Festival international de Musique de Sarrebourg d’une académie d’été, chose faite en ce mois de juillet. Dans le cadre du 28ème festival de Sarrebourg, ces trois « compères », ont porté à bras le corps un magnifique et audacieux projet…

Concerts, Critiques

La Musique dignement fêtée … (Armide, Lully, Les Talens lyriques – Opéra national de Lorraine, 21 juin 2015)

Si, partout en France ce week-end, la Musique était l’objet de tous les honneurs qui lui sont dus, les regards se devaient de converger vers une ville de l’Est de la France, Nancy. Cette cité connue entre autre pour sa sublimissime Place Stanislas rayonnait encore plus particulièrement par le spectacle en son sein le plus précieux, son opéra où était donnée Armide de Jean-Baptiste Lully coproduite par l’Opéra national de Lorraine et le Centre Chorégraphique National (CNN) – Ballet de Lorraine.

Concerts, Critiques

Les héros de l’ombre…(Nathalie Stutzmann, Orfeo 55, Metz – 21 mai 2015)

Comme le temps en ce moment, l’ombre joue avec la lumière timide du soleil venant fragiliser cet instable mois de mai. Bien trop souvent, l’ombre est mise au pilori, méprisée, condamnée à l’infamie. Mais en réalité, n’est-elle pas aussi importante que la lumière elle-même ? L’un des maîtres incontesté à vouloir honorer cette magnifique obscurité n’est autre que Haendel.

Concerts, Critiques

Monteverdi, Madrigali Amorosi, Les Arts Florissants, dir. Paul Agnew – Philharmonie de Paris, 18 mai 2015

L’œuvre de Monteverdi (1567-1643) n’a nul besoin d’éloges pour se laisser apprécier, et ses madrigaux constituent une acmé reconnue de la musique polyphonique européenne de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècle. Mais les replacer dans la perspective du demi-siècle séparant la parution du premier livre (1587) du huitième (1638) et dernier du vivant du compositeur (un neuvième livre paraissant de manière posthume en 1651) permet en outre de mesurer la profonde évolution de la composition musicale à cette époque…

Critiques, Expositions & Sorties

Hubert Robert, un peintre visionnaire (Louvre, mars-mai 2016)

C’est l’histoire d’une société qui se regarde et qui doute ! Tel est en effet le trait d’union qui lie entre elles la quasi totalité des cent quarante œuvres de Hubert Robert (1733-1808) qui composèrent cette exposition, la première consacrée au peintre par le Louvre depuis 1933, année du bicentenaire de sa naissance et, mais pouvait on le savoir, celle du début d’un engrenage qui verra vaciller l’Europe. Il n’est sans doute pas non plus un hasard que ce regain d’intérêt pour l’un des peintres majeurs de la seconde moitié du XVIIIème siècle arrive alors que la civilisation occidentale est contestée, violemment remise en cause dans ses fondements idéologiques et son socle de valeurs.

Critiques, Expositions & Sorties

L’Amphithéâtre sanglant, La Lumineuse, Florence Beillacou (20ème Théâtre, Paris – 05/05/2015)

L’âpre saveur de la vie! La formule est mise en exergue du premier chapitre de L’automne du Moyen-âge (1919). Nous ne pouvons que souscrire à la démarche et à la formule à la redécouverte des textes de Jean-Pierre Camus (1584-1652), prédicateur tombé dans l’oubli,…

Critiques, Expositions & Sorties

Rome, creuset des peintres baroques (Exposition Petit Palais du 24 février au 24 avril 2015)

Au XVIIe siècle Rome a attiré nombre de peintres venus de l’Europe entière : de la France voisine (on pense en particulier à Claude Gellée, dit Le Lorrain, qui y passa la plus grande partie de son existence) mais aussi d’Europe du Nord, et en particulier des Pays-Bas déchirés par la guerre…

Critiques, Expositions & Sorties

Vermeer sur tatami (National Museum Art Center, Tokyo)

L’exposition actuellement présentée au National Museum Art Center de Tokyo réunit 83 œuvres de l’Antiquité au XIXème siècle, autour du thème des scènes de genre. Le sujet fait la part belle à la peinture flamande et hollandaise, mais aussi au XVIIIème…

La Terre sous vos pas va devenir plus belle

Regards

Documents d'époque, Regards

“Il sombra dans la platitude” : Vivaldi critiqué (1776)

Vivaldi composa (…) deux livres de concertos intitulés Il Cimento dell’ Armonia e dell’lnventione ; mais le nom usuel en est les Saisons. L’idée de cet ouvrage doit sembler fort ridicule…

Littérature & Beaux-arts, Regards

Vaudeville sanglant (Philippe Beaussant, Stradella)

La vie de Stradella étant digne d’un livret d’opéra, il était normal que Philippe Beaussant s’en fasse le metteur en scène, au risque d’en édulcorer, par trop de synthèse, les aspects les plus académiques mais pas les moins révélateurs de son parcours. Nous retrouvons donc Stradella à la fin de sa vie, au moment où il est obligé de fuir Rome afin de poursuivre sa création et ses amours à Venise. Où l’on verra notre musicien composer, séduire, tomber amoureux, louvoyer entre les impossibles, et finalement fuir à nouveau avant de tragiquement terminer, après quelques rebondissements que la bienséance nous oblige à le pas déflorer.

Documents d'époque, Regards

“4 vieilles chaises, 3 vieilles malles” : inventaire après-décès de Haendel (1759)

Cette liste un brin macabre de la maison du caro Sassone ne révèle pratiquement rien de l’activité du compositeur. S’y déroule, avec stupeur, une sorte de monotone liste de blanchisserie, où s’accumule un bric-à-brac qui étonne par sa modestie voire sa misère, d’un “miroir brisé” à de “vieilles chaises paillées”.

Littérature & Beaux-arts, Regards

L’éruption littéraire de la Naples Baroque (Dominique Fernandez, Porporino)

La publication en janvier dernier de L’Italie Buissonnière (Grasset) de Dominique Fernandez, suite de très érudites pastilles sur des joyaux souvent méconnus de l’immense patrimoine artistique de la péninsule, nous a donné envie de replonger dans l’une des œuvres phares de son auteur, Porporino, ou les Mystères de Naples (Grasset). Publié en 1974 et auréolé du prix Médicis la même année, l’ouvrage devait valoir à son auteur un début fort mérité de reconnaissance critique qui se confirmera quelques années plus tard par son Goncourt.

Littérature & Beaux-arts, Regards

Le Peintre & l’Astronome : Vermeer, le 3 de septembre 1659, à huit heures du matin

Nous sommes à Delft en ce mercredi 3 septembre 1659, à 8 heures. Le soleil vient illuminer la tour de l’horloge de la Niewe Kerk, et produit des ombres portées précises. A sa fenêtre, au second étage d’une auberge, située de l’autre côté du bassin du port, le Kork, un jeune homme de 27 ans contemple la scène, dessine un croquis, et peindra une vue qui deviendra un mythe. C’est Johannes Vermeer.

Documents d'époque, Regards

“Un grand clavessin” (inventaire après décès de Couperin)

Quatre jours après la mort de François Couperin, un inventaire après décès fut dressé le 16 septembre 1733, comme il était d’usage. Il s’agit souvent d’une source d’information de premier ordre, qui permet de pénétrer l’intimité d’un compositeur au sujet duquel subsiste encore de nombreux mystères. On trouvera ainsi les instruments que Couperin possédait chez lui tels un beau clavecin de Blanchet, des épinettes, violes et violons.

Et quelle importune voix vient troubler mon repos ?

Horizons & Débats

Mes yeux sont éblouis du jour que je revois

Portfolio

Actualités, Horizons & Débats

Le latin : à la jésuite ou à la française ?

Dans le cadre de notre débat sur la prononciation dite restituée, abordons, après le cas du français et de l’anglais la noble langue des Romains et de l’Eglise…

Nous avons là affaire à un autre problème puisque le latin est une langue morte (sauf au Vatican, et encore). Diverses prononciations s’affrontent telles latin à la française, latin jésuite, latin classique. L’habitude est de prononcer le latin à la jésuite (latin d’Eglise) dans les enregistrements d’œuvres religieuses et sacrées. 

Actualités, Horizons & Débats

De la prononciation élisabethaine restituée & de sa nécessité

Comme celle de toutes les langues, la prononciation de l’anglais a évidemment fortement évolué à travers les âges. Et l’Angleterre élisabethaine, à laquelle nous nous intéresserons ici, est en plein dans un bouleversement linguistique: the great vowel shift, qui s’étend sur plusieurs siècles, mais qui est à son plus fort dans les années 1550-1600.

Horizons & Débats

Glenn Gould sur Bach

Glenn Gould a toujours aimé Bach avec lequel le jeune virtuose commença son ébouriffante carrière chez CBS en 1955, avant de tirer sa révérence auprès du Cantor avec un nouvel enregistrement en 1981, toujours des Goldberg, démembrées, disséquées, écartelées, reconstruites avec un goût de la provocation, de l’iconoclaste, du risque mais aussi du génie.

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