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“J’y ay observé perpendiculairement la juste valeur des tems et des notes; et à proportion du sçavoir et de l’âge des personnes, on trouvera des piéces plus ou moins difficiles, à la portée des mains excélentes, des médiocres et des foibles. L’usage m’a fait connoître que les main vigoureuses et capables d’exécuter ce qu’il y a de plus rapide et de plus léger ne sont pas toûjours celles qui reüssissent le mieux dans les piéces tendres et de sentiment, et j’avoueray de bonne foy que j’ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend.”
(François Couperin, Préface du Premier Livre des Pièces de Clavecin, 1713)

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Une douceur rare (Laudarium : chants de dévotion populaire en Italie au XIVe siècle – Arcana)

Ce coffret regroupe deux disques consacrés à laudes : le premier concerne des chants de dévotion mariale, pratiqués en Italie au XIVème siècle par des membres de confréries laïques, indépendamment de la liturgie ecclésiastique, et le second, laudes directement tirées ou non de la Legenda Sanctorium appelée également la Legenda Aurea…

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Les couleurs du drame (Mozart, Desperate Heroïnes, Sandrine Piau – Naïve)

On ne présente plus à nos fidèles internautes Sandrine Piau et son remarquable talent dans les rôles de la tragédie lyrique française – dont elle témoignait admirablement il y a encore quelques semaines à Versailles, dans le rôle de Zélidie pour le Zaïs de Rameau.

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La revanche des effacés… (Haendel, Heroes from the shadows – Nathalie Stutzmann, Orfeo 55 – Erato)

Bien longtemps chassés, effacés de nos mémoires par les tenants du rôle titre, les seconds rôles, ces fameux Héros de l’ombre ne méritent pas pour autant d’être négligés, jetés dans les abysses de l’oubli. Nathalie Stutzmann, en tant que contre-alto et chef, leur rend un étincelant hommage en enregistrant ce cd en partenariat avec Erato – Warner Classics.

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Conversation intime (Rameau, Pièces de Clavecin en concerts – Les Timbres – Flora, 2014)

De ces pièces de genre évoquant, un lieu, une personnage ou un caractère, selon un investissement d’une belle fraîcheur, Les Timbres en font une conversation intime, proche de la confidence avec la maîtrise d’une maturité déjà bien établie. Ils parcourent cette galerie de portraits à la fois familiers et étonnants…

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Vivaldi & Corelli : goûts réunis en coffret (Gli Incogniti, Amandine Beyer, Zig-Zag Territoires)

Les trois séries de concertos publiées respectivement en 2008 (les Quatre Saisons), 2012 (Nuova Stagioneen 2013 (Concerti Grossi) sont regroupées ici en un coffret de 4 CD, sous la thématique de Vivaldi et Corelli. Rien de plus réjouissant que de pouvoir écouter, concentrées, ces magnifiques musiques avec l’une des interprétations qui existent en enregistrement.

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Vide et apesanteur (Rival Queens, Kermès, Genaux, Cappella Ganetta – Sony)

J’embrasse mon rival, mais c’est pour l’étouffer (Racine, Brittanicus). Le canevas dramatique autour de la rivalité – allant jusqu’à en venir aux mains – entres les légendaires Faustina Borodini et Francesca Cuzzoni aurait dû déboucher sur un triomphe. Ce disque est un coup de semonce. Celui d’un rendez-vous partiellement manqué, d’une étreinte trop brève : non un récital d’opera seria n’est pas qu’une succession de coups de glotte et de da capos surdécorés.

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« Ce qui me touche » (Couperin, Apothéoses, Gli Incogniti, Beyer – HM)

La violoniste Amandine Beyer et son groupe Gli incogniti fondé en 2006 et tirant son nom de L’Accademia degli Incogniti, société musicale active à Venise en 1630, ont déjà acquis une solide réputation dans l’univers de la musique baroque. Ce disque, couronné par plusieurs revues, se caractérise par une musique de très grande qualité avec un souci des détails et un respect des rythmes qui rendent l’écoute profondément agréable.

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Époustouflant violon (Corelli et al., Sonates pour violons, Pramsohler – Audax Records)

Pramsohler, pour interpréter ces œuvres, s’appuie sur une solide technique violonistique, un doigté précis, des coups d’archet nets et francs, une quête incessante des effets. L’écoute de ce CD apporte une richesse stylistique et une mine d’informations, notamment celle de la diversité des mouvements permettant ainsi une identification aisée de ceux-ci.

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Der Geist königlich im Glanze sein (Bach, Köthener Trauermusik, Ensemble Pygmalion – Harmonia Mundi)

Dès les premières notes du chœur d’ouverture, empruntées à la Reine de Pologne qui n’y pouvait plus trop voir d’inconvénients, la musique de Bach nous happe, nous caresse, les instrumentistes de l’Ensemble Pygmalion nous saisissent : et peu importe après tout!

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Six concerts en joyeuse compagnie (Rameau, Concerts en sextuor, Les Dominos – Ricercar)

L’année 2014 marque le 250ème anniversaire de la mort de Jean-Philippe Rameau. Pour cette occasion, six concerts du musicien sont interprétés par Florence Malgoire et son ensemble Les Dominos. Ces six concerts sont un arrangement anonyme de cinq concerts constitués des Pièces de clavecin en concert et d’un sixième concert issu de la Suite en sol majeur des Nouvelles suites de Pièces de Clavecin.

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Plaisirs galants (Rameau, Cantates et pièces de clavecin en concert, Amarillis – Naïve)

Honneur aux dames : l’ensemble Amarillis a fait choix de réserver ses instruments baroques à des interprètes féminines. Des esprits chagrins contemporains y verront peut-être une discrimination… Musicalement le résultat ne soufffre aucune contestation, tant les sonorités des instruments (en particulier le clavecin) sont moëlleuses, et la ligne mélodique fluide.

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Au plaisir des amateurs… (I Dilettanti, Sabata, Latinitas Nostra – Aparté)

Nous avions apprécié le timbre et l’expressivité de Xavier Sabata dans le récital Bad Guys, donnant vie et relief aux anti-héros, aux méchants des opéras, avec une grande sensibilité humaine. Dans un entretien recueilli en début d’année, le contre-ténor nous avait confié la sortie prochaine d’un enregistrement d’airs écrits par des amateurs, des hommes qui aimaient la musique sans en faire nécessairement leur profession. L’album I Dilettanti nous livre une série de cantates ou d’airs de concert, dont certains pourraient sans peine s’insérer dans un opéra.

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Plaisirs, doux vainqueurs… (Rameau, Hippolyte & Aricie, Christie, Kent – Glyndebourne, Opus Arte)

La production 2013 de Glyndebourne emprunte avec bonheur quelques-uns des interprètes de la remarquable production de Garnier en 2012, dirigée par Emmanuelle Haïm. On y retrouve en particulier le couple royal composé de Sarah Connolly et Stéphane Degout, ainsi que François Lis (qui ajoute le rôle de Neptune à ceux de Pluton et Jupiter).

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Pont aérien et conquête spatiale (Gabrieli, Les Sacqueboutiers – Flora)

Nous ne saurions décider de la part du génie de Gabrieli ou de la force pédagogique du travail de la troupe de Jean-Pierre Canihac et de Philippe Canguilhem, mais l’auditeur se trouve entrainé de force dans un jeu d’écoute aussi facile que divertissant.

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“C’est l’âme qui doit jouer.” (C.P.E. Bach, Trios Sonatas, Les Ambassadeurs, Kossenko – Alpha)

L’année 2014 aurait pu être consacrée à Carl Philipp Emmanuel Bach qui, dans l’ignorance quasi-générale, a soufflé sa trois-centième bougie. Le label Alpha lui rend cependant un bel hommage en publiant plusieurs de ses Sonates en trio pour violon, flûte et clavecin, accompagnées de concertos pour flûte enregistrés antérieurement.

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Harke, harke! Lyra Violls Humors and Delights (Captain Tobias Hume, Les Basses Réunies – Alpha)

On ne sait rien, certes, de Tobias Hume, ou presque, prétendre donc le cerner est vain. Mais la série d’indices qu’il nous glisse dans sa prose tant verbale que musicale, son orthographe intéressante (même pour l’époque), sa bravacherie, sa mélancolie, son humour, sa sauvagerie, son élan, son invention ainsi sa palette d’humeurs changeantes, nous en dit beaucoup plus que tous les biographies que l’on pourrait lui inventer.

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Un nouvel horizon ? (Vivaldi, Pieta, Jaroussky, Ensemble Artaserse – Erato)

La voix de contre-ténor suscite bien des questions. Elle peut émouvoir et troubler mais elle peut aussi heurter et surprendre. Voix fascinante par excellence, elle entretient ou fait entretenir dans l’esprit humain le mystère et surtout les fantasmes…

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Un chef-d’œuvre en devenir (Hasse, Siroe, Re di Persia, Armonia Atenea, Petrou – Decca)

Après le succès de la tournée Rokoko aboutie par l’enregistrement du même nom, Max Emanuel Cencic se tourne à nouveau vers le maître incontesté de l’opera seria Johann Adolf Hasse (1699-1783), le Cher Saxon. Ce compositeur plus que prolifique, puisqu’il n’écrit pas moins de 56 opéras interprétés par les plus grands chanteurs de l’époque, de Farinelli à Faustina Bordoni, qu’il épousa.

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“Rien d’impossible à un homme qui veut travailler” (Brossard, Charpentiers – Les Voyageurs, Alexis Knaus)

Revendiquant son extraction normande, l’ensemble Les Voyageurs a voulu honorer sa terre d’attache en consacrant son premier enregistrement à Sébastien de Brossard, originaire de Dompierre. L’ambition de faire entendre les compositions de cet homme avant tout connu pour son Grand Dictionnaire de Musique est louable, autant que celle de mettre au jour un Miserere peu connu de Marc-Antoine Charpentier.

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Wiener Blut ! (Caldara, La Concordia dei’Pianeti, La Cetra, Andrea Marcon – Archiv)

Capté en live à Dortmund, cette Azione Teatrale en un acte de Pietro Pariati, mise en musique par Antonio Caldara, sanctionne l’entrée du grand Vénitien dans l’immortalité. En effet avec cette recréation et première mondiale au disque, Archiv/Deutsche Grammophon prend un risque splendide et fait par la même occasion un joli pied de nez à l’innommable lieu commun de la crise du disque classique.

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