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Le voyage fantastique (Buxtehude, Sonates, Les Timbres – Flora)

Dietrich BUXTEHUDE (c. 1637 – 1707)Sonate a doi, violine & viola da gamba con cembalo opus 1 et 2 Ensemble Les Timbres :Yoko...

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Du bout des doigts (Weiss, Pièces de luth, Diego Salamanca – Seuletoile)

Voici la première incursion discographique en solo pour le luthiste Diego Salamanca, dont le nom est familier aux mélomanes fans de l’Ensemble Pygmalion ou Correspondance. Et l’artiste, également passionné de photographie, a décidé d’enregistrer entre les vieilles pierres du donjon de Vez (Oise), entre froidure médiévale et art résolument moderne…

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Entre ciel et terre (Hollandse Fragmenten – Diskantores, Berentsen – Muso)

Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais) Musique polyphonique néerlandaise du Moyen-Age Martinus Fabri – Eer ende lof Anonyme –...

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A Madame… (Divertissement pour Adélaïde, Baumont, Chauvin – Aparté)

« Adélaïde vous êtes belle, mes yeux sont fixés sur la mouche, Adélaïde qui m’ensorcelle, mouche si près de la bouche ». Mélomane lecteur, ôtez-vous l’herculéenne mission de retrouver cette citation dans l’intégrale des œuvres de Saint-Simon, elle n’y figure pas ! J’entends d’ici les déçus trouvant qu’une telle abstraction poétique et une si riche versification auraient encore rehaussées la gloire des écrits du Duc et Pair de France.

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AirB&B (“Fürchtet euch nicht”, Bassons & Bombardes, Syntagma Amici, Vox Luminis – Ricercar)

Musicalement, le voyage est enchanteur : fluidité de la ligne, couleurs chatoyantes, explosion de timbres entre grain boisé, cancanages, rusticité spontanée, éloquence chaleureuse, les bassons et bombardes justifient leur aura. Ampleur du son, générosité du propos : le geste est affirmé mais souple, la rondeur permanente avec un son en cloche très texturé. L’équipe complice de Syntagma Amici, à la cohésion familiale au sens propre comme figuré, déroule son discours avec naturel, et se joue gracieusement des ornements et diminutions.

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L’Or de Naples (Max-Emmanuel Cencic, Arie Napoletane – Decca)

L’Or de Naples ! Le titre du film de De Sica aurait si bien convenu à ce récital de Max Emanuel Cencic, tellement le programme proposé est habile à nous émerveiller d’airs souvent enregistrés pour la première fois, pour neuf des onze de ce disque. Après la fougue du Quel vasto, quel fiero, tiré du Polifemo (1735) de Porpora qui ouvre en majesté ce programme et permet de souligner d’emblée la qualité de l’orchestre Il pomo d’oro et la maîtrise habile de la direction de Maxim Emelyanychev, prompte à rendre cuivres et violons aussi aériens que légers à l’unisson, tout en respectant un relief avec la voix qui ne sera jamais pris en défaut, Max Emanuel Cencic déroule un programme aussi séduisant qu’intimiste.

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Ulysse, le retour (Rebel, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne – Musiques à la Chabotterie)

Jean-Féry REBEL (1666-1747) Ulysse (1703) Guillemette Laurens (Circé) ; Stéphanie Révidat (Pénélope) ; Bertrand Chuberre...

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L’entretien des Muses (Rameau, Pièces de clavecin, Bertrand Cuiller, Mirare)

Nos lecteurs connaissent bien Bertrand Cuiller, que nous avions interviewé il y a longtemps déjà, avant que le grand public ne le découvre comme l’un des clavecinistes les plus talentueux de sa génération. Il avait fait merveille chez Scarlatti… Dans cet opus richement coloré, chantant et fier, impérieux et jouissif, le claveciniste, omniprésent, conteur sans limite, nous livre un Rameau tourbillonnant

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Ambition et débauche (Graun, Haendel, Perti, Porpora, Agrippina, Ann Hallenberg – DHM)

bien plus abouti que les récitals d’autres starlettes idolâtrées, ce disque nous révèle qu’un programme pensé et conçu intelligemment par des artistes qui se sont surpassés avec splendeur, et qui recèle douze airs rares démontrant avec variété et éclat que tout l’opera seria ne se réduit pas à un Haendel et un Porpora.

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La foi catholique prônée… (Byrd, Infelix ego, Herreweghe, Collegium Vocal Gent – Phi)

Cet enregistrement célèbre passionnément les fêtes pascales. Ce CD est un éloquent et vibrant hommage de la force de la foi. La foi Catholique y est prônée, telle était certainement la volonté de William Byrd, Alfonso Ferrabosco et Philippus de Monte.

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Fastes thébains (Steffani, Niobe – Gauvin, Jaroussky, Paul O’Dette, Stephen Stubbs, Erato)

Contemporain de Corelli, Purcell et Alessandro Scarlatti, Agostino Steffani fut non seulement un compositeur et un claveciniste célèbre de son temps, mais également évêque et diplomate (en tant que vicaire apostolique du Saint-Siège). Il est né à Castelfranco Veneto. Dès son plus jeune âge ses talents de chanteur d’opéra à Venise retinrent l’attention de l’électeur de Bavière, qui l’emmena à Munich afin de compléter son éducation musicale.

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“Un Dieu, un Veracini” (Adriano in Siria, Prina, Hallenberg, Inverniizzi, Basso, Europa Galante, Biondi – Fra Bernardo)

Voici un enregistrement qui tout à la fois rend justice à Veracini, et éclaire d’un jour nouveau la production lyrique à Londres au XVIIIème siècle. Les admirateurs de Haendel connaissent tous la situation délicate dans laquelle le plaça la création de l’Opéra de la Noblesse, qui attira par de meilleurs cachets les chanteurs que le Caro Sassone avait fait venir d’Italie à grand prix : le castrat Senesino, la Cuzzoni, la basse Montagnana.

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La revanche des effacés… (Haendel, Heroes from the shadows – Nathalie Stutzmann, Orfeo 55 – Erato)

Bien longtemps chassés, effacés de nos mémoires par les tenants du rôle titre, les seconds rôles, ces fameux Héros de l’ombre ne méritent pas pour autant d’être négligés, jetés dans les abysses de l’oubli. Nathalie Stutzmann, en tant que contre-alto et chef, leur rend un étincelant hommage en enregistrant ce cd en partenariat avec Erato – Warner Classics.

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Conversation intime (Rameau, Pièces de Clavecin en concerts – Les Timbres – Flora, 2014)

De ces pièces de genre évoquant, un lieu, une personnage ou un caractère, selon un investissement d’une belle fraîcheur, Les Timbres en font une conversation intime, proche de la confidence avec la maîtrise d’une maturité déjà bien établie. Ils parcourent cette galerie de portraits à la fois familiers et étonnants…

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« Ce qui me touche » (Couperin, Apothéoses, Gli Incogniti, Beyer – HM)

La violoniste Amandine Beyer et son groupe Gli incogniti fondé en 2006 et tirant son nom de L’Accademia degli Incogniti, société musicale active à Venise en 1630, ont déjà acquis une solide réputation dans l’univers de la musique baroque. Ce disque, couronné par plusieurs revues, se caractérise par une musique de très grande qualité avec un souci des détails et un respect des rythmes qui rendent l’écoute profondément agréable.

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Au plaisir des amateurs… (I Dilettanti, Sabata, Latinitas Nostra – Aparté)

Nous avions apprécié le timbre et l’expressivité de Xavier Sabata dans le récital Bad Guys, donnant vie et relief aux anti-héros, aux méchants des opéras, avec une grande sensibilité humaine. Dans un entretien recueilli en début d’année, le contre-ténor nous avait confié la sortie prochaine d’un enregistrement d’airs écrits par des amateurs, des hommes qui aimaient la musique sans en faire nécessairement leur profession. L’album I Dilettanti nous livre une série de cantates ou d’airs de concert, dont certains pourraient sans peine s’insérer dans un opéra.

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Plaisirs, doux vainqueurs… (Rameau, Hippolyte & Aricie, Christie, Kent – Glyndebourne, Opus Arte)

La production 2013 de Glyndebourne emprunte avec bonheur quelques-uns des interprètes de la remarquable production de Garnier en 2012, dirigée par Emmanuelle Haïm. On y retrouve en particulier le couple royal composé de Sarah Connolly et Stéphane Degout, ainsi que François Lis (qui ajoute le rôle de Neptune à ceux de Pluton et Jupiter).

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“C’est l’âme qui doit jouer.” (C.P.E. Bach, Trios Sonatas, Les Ambassadeurs, Kossenko – Alpha)

L’année 2014 aurait pu être consacrée à Carl Philipp Emmanuel Bach qui, dans l’ignorance quasi-générale, a soufflé sa trois-centième bougie. Le label Alpha lui rend cependant un bel hommage en publiant plusieurs de ses Sonates en trio pour violon, flûte et clavecin, accompagnées de concertos pour flûte enregistrés antérieurement.

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Harke, harke! Lyra Violls Humors and Delights (Captain Tobias Hume, Les Basses Réunies – Alpha)

On ne sait rien, certes, de Tobias Hume, ou presque, prétendre donc le cerner est vain. Mais la série d’indices qu’il nous glisse dans sa prose tant verbale que musicale, son orthographe intéressante (même pour l’époque), sa bravacherie, sa mélancolie, son humour, sa sauvagerie, son élan, son invention ainsi sa palette d’humeurs changeantes, nous en dit beaucoup plus que tous les biographies que l’on pourrait lui inventer.

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Un nouvel horizon ? (Vivaldi, Pieta, Jaroussky, Ensemble Artaserse – Erato)

La voix de contre-ténor suscite bien des questions. Elle peut émouvoir et troubler mais elle peut aussi heurter et surprendre. Voix fascinante par excellence, elle entretient ou fait entretenir dans l’esprit humain le mystère et surtout les fantasmes…

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