Étiquette : Pierre-Damien Houville

Littérature & Beaux-arts, Regards

Saint-Marc au Pays des Muses (Bruno Racine, Le Gouverneur de Morée – Grasset)

« Nous avons plus de force que de volonté ; et c’est souvent pour nous excuser à nous même que nous nous imaginons que les...

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CDs & DVDs, Critiques

Combiner les plaisirs (Bach, Telemann, Amarillis, Héloïse Gaillard et Violaine Cochard – Evidence)

Doit-on réviser ses classiques ou forcement succomber aux charmes souvent faussement enivrants de la nouveauté ? Faut-il revenir une fois encore à la subtile Barbara ou découvrir Aya Nakamura ? Laissons quelques parlementaires trancher cette dernière et épineuse question et rejoignons l’Ensemble Amarillis qui semble avoir tranché le nœud gordien.

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CDs & DVDs, Critiques

Vénitiennes variations (Echoes of the Grand Canal, Enemble Diderot, Pramsohler, Haller, Grisvard – Audax)

Il y a beaucoup de bien à dire de cet enregistrement et en premier lieu de la qualité de ses interprètes, d’un ensemble Diderot qui ne cesse disque après disque de nous ravir par la pertinence de ses choix interprétatifs et d’une Diana Haller qui confirme un peu plus avec ce disque qu’elle est l’une des plus elles voix contemporaines.

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Gastronomie, Vagabondages

Le temps des cerises : le ratafia de Casanova (1760)

A quoi pouvait bien ressembler ce ratafia, tant vanté par notre aventurier vénitien ? De nos jours, le breuvage est passé de mode et seuls subsistent des ratafias de raisins, en champagne et en bourgogne, mais aussi de fruits dans le sud ouest, auxquels Pierre Perret rend un hommage discret dans sa chanson, Je suis de Castelsarazin. Le procédé de base est assez simple, consistant en une macération de fruits, de sucre et d’alcool, ce dernier ayant pour particularité de conserver le fruit.

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CDs & DVDs, Critiques

De Rameau ramant, germa subtil ramage (Rameau, Pygmalion, Rousset – Aparté)

Voilà un disque très attrayant, au plateau de première classe, un peu trop pressé dans son enthousiasme, et qui remet en lumières la période tardive du compositeur dijonnais, dont le talent sait une fois de plus se renouveler pour briller de son intact éclat.

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Littérature & Beaux-arts, Regards

Vaudeville sanglant (Philippe Beaussant, Stradella)

La vie de Stradella étant digne d’un livret d’opéra, il était normal que Philippe Beaussant s’en fasse le metteur en scène, au risque d’en édulcorer, par trop de synthèse, les aspects les plus académiques mais pas les moins révélateurs de son parcours. Nous retrouvons donc Stradella à la fin de sa vie, au moment où il est obligé de fuir Rome afin de poursuivre sa création et ses amours à Venise. Où l’on verra notre musicien composer, séduire, tomber amoureux, louvoyer entre les impossibles, et finalement fuir à nouveau avant de tragiquement terminer, après quelques rebondissements que la bienséance nous oblige à le pas déflorer.

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CDs & DVDs, Critiques

Telemann formidable ! (Suites & concertos, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne)

Ce n’est pas le moindre des mérites de Hugo Reyne et de la Simphonie du Marais que d’avoir su composer un programme élégant, avant tout plaisant, tout en invitant le mélomane curieux à (re)découvrir que Telemann puise aux racines de la musique traditionnelle, au folklore régional entendu dans toute la noblesse du terme, pour en magnifier les accents et les rythmes et les insuffler dans compositions pleines de rythme, d’allant et de fraîcheur.

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Littérature & Beaux-arts, Regards

L’éruption littéraire de la Naples Baroque (Dominique Fernandez, Porporino)

La publication en janvier dernier de L’Italie Buissonnière (Grasset) de Dominique Fernandez, suite de très érudites pastilles sur des joyaux souvent méconnus de l’immense patrimoine artistique de la péninsule, nous a donné envie de replonger dans l’une des œuvres phares de son auteur, Porporino, ou les Mystères de Naples (Grasset). Publié en 1974 et auréolé du prix Médicis la même année, l’ouvrage devait valoir à son auteur un début fort mérité de reconnaissance critique qui se confirmera quelques années plus tard par son Goncourt.

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Vagabondages, Voyages

Un voile révélateur (Cappella Sansevero, Naples)

Le Cristo Velato, comme la plupart des œuvres qui composent le foisonnant décor de la chapelle San Severo, auquel nous devons compter outre La Pudeur de Corradini, la fresque de la voûte La Gloire du Paradis de Francesco Maria Russo (1749) ou encore une belle Piéta anonyme, est une commande de Raimondo di Sangro, VIIème prince de San Severo et évergète propriétaire des lieux en ce milieu du XVIIIème siècle.

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CDs & DVDs, Critiques

Une victoire oubliée (Henri Madin, Te Deum, Stradivaria , Cuiller – Alpha)

Voici une œuvre à succès, qui apparaît comme la plus longue composition de ce style sous l’Ancien-Régime et dont le brio correspond parfaitement aux goûts du temps. L’ouverture, toute en pompe et en majesté, en sons de cuivres rutilants rehaussés de hautbois pourra sembler d’une grandiloquence un peu désuète et manquant de relief, aspérités que nous retrouvons dans les deux chants finaux (In te domine, speravi et Domine, salvum fac regem).

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CDs & DVDs, Critiques

Déferlement pyrothnique (Fagioli, Arias for Caffarelli, Il Pomo d’Oro – Naïve)

Les onze Arias ici présentés recouvrent des œuvres créées entre 1726 et 1751 sur les principales scènes de la péninsule italienne, dont bien entendu les prestigieux San Bartolomeo et San Carlo de Naples, épicentre de la musique italienne de cette époque. Franco Fagioli a ainsi avec à propos convoqué des compositeurs de premier plan (Porpora, Pergolesi, Léo, Hasse…) et leurs confrères moins connus (Genaro Manna, Pasquale Cafaro…)…

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Concerts, Critiques

Voir Naples et mourir (Festival Marais Baroque, La Simphonie du Marais – 30 août 2020)

Les jardins à la française du superbe Hôtel de Sully servaient en ce dernier week-end du mois d’août de cadre intimiste à la troisième édition du festival du Marais Baroque, occasion d’assister aux derniers concerts parisiens de la Simphonie du Marais, la formation devant donner son ultime concert au logis de la Chabotterie (Montréverd, Vendée) le 19 septembre prochain

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CDs & DVDs, Critiques

Pur et profond (Bach & Entourage, Pramsohler, Grisvard – Audax)

Bach et Entourage : un disque que nous recommandons chaudement, qui saura ravir les oreilles avides des sonorités du violon baroque et dont nous prendrons un réel plaisir à suivre la carrière, encore jeune, mais prometteuse, des deux interprètes.

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CDs & DVDs, Critiques

L’Or de Naples (Max-Emmanuel Cencic, Arie Napoletane – Decca)

L’Or de Naples ! Le titre du film de De Sica aurait si bien convenu à ce récital de Max Emanuel Cencic, tellement le programme proposé est habile à nous émerveiller d’airs souvent enregistrés pour la première fois, pour neuf des onze de ce disque. Après la fougue du Quel vasto, quel fiero, tiré du Polifemo (1735) de Porpora qui ouvre en majesté ce programme et permet de souligner d’emblée la qualité de l’orchestre Il pomo d’oro et la maîtrise habile de la direction de Maxim Emelyanychev, prompte à rendre cuivres et violons aussi aériens que légers à l’unisson, tout en respectant un relief avec la voix qui ne sera jamais pris en défaut, Max Emanuel Cencic déroule un programme aussi séduisant qu’intimiste.

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Littérature & Beaux-arts, Regards

Retour vers le futur : 2440 ou l’Odyssée de l’Espérance de Louis Sébastien Mercier (1771)

  Point de lendemain ! Par cette formule un brin nihiliste Dominique Vivan Denon titrait en 1777 un court roman de jeunesse, ode...

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Concerts, Critiques

Monteverdi, Madrigali Amorosi, Les Arts Florissants, dir. Paul Agnew – Philharmonie de Paris, 18 mai 2015

L’œuvre de Monteverdi (1567-1643) n’a nul besoin d’éloges pour se laisser apprécier, et ses madrigaux constituent une acmé reconnue de la musique polyphonique européenne de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècle. Mais les replacer dans la perspective du demi-siècle séparant la parution du premier livre (1587) du huitième (1638) et dernier du vivant du compositeur (un neuvième livre paraissant de manière posthume en 1651) permet en outre de mesurer la profonde évolution de la composition musicale à cette époque…

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Critiques, Expositions & Sorties

L’Amphithéâtre sanglant, La Lumineuse, Florence Beillacou (20ème Théâtre, Paris – 05/05/2015)

L’âpre saveur de la vie! La formule est mise en exergue du premier chapitre de L’automne du Moyen-âge (1919). Nous ne pouvons que souscrire à la démarche et à la formule à la redécouverte des textes de Jean-Pierre Camus (1584-1652), prédicateur tombé dans l’oubli,…

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Littérature & Beaux-arts, Regards

Façon puzzle (Paul Scarron, le Roman Comique – 1657)

Comment ne pas être séduit par la vie et l’œuvre de celui qui, au détour d’un chapitre, n’hésite pas à interpeller le lecteur et à le mettre en garde par ces mots : « Je suis trop homme d’honneur pour n’avertir pas le lecteur bénévole que, s’il est scandalisé de toutes les badineries qu’il a vu jusques ici dans le présent livre, il fera fort bien de n’en lire pas davantage ; car en conscience il n’y verra pas d’autres choses. »

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Littérature & Beaux-arts, Regards

Affreuse, Sale et Méchante (La Rome Ridicule, Marc-Antoine Girard de Saint-Amant, 1643)

Si la littérature sur Rome est dominée par les Promenades de Stendhal, ainsi que par des pages sublimes des Mémoires du Vicomte de Chateaubriand, nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d’entreprendre la visite de la capitale italienne munis du précieux poème de Saint-Amant, satire féroce et hilarante, chef d’œuvre de la littérature baroque.

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Vagabondages, Voyages

Les Jardins de Bomarzo

La narration des pérégrinations italiennes est un genre en soit, qui du Journal de Voyage de Michel de Montaigne (1581) au magnifique Voyage du Condottiere d’André Suares (1932) donna une longue suite de pages cultivées et brillantes, ou plus tristement cultivées, ennuyeuses et antisémites, à l’exemple des Sensations d’Italie de Paul Bourget (1891). Si les XVIIIe et XIXe siècles constituent un âge d’or des récits sur ce passage obligé de la noblesse et de la bourgeoisie européenne, il semble qu’aucun de ces auteurs ne décrive le joyau sculptural et le défi à la raison constitué par les jardins de Bomarzo.

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