AirB&B (“Fürchtet euch nicht”, Bassons & Bombardes, Syntagma Amici, Vox Luminis – Ricercar)
Musicalement, le voyage est enchanteur : fluidité de la ligne, couleurs chatoyantes, explosion de timbres entre grain boisé, cancanages, rusticité spontanée, éloquence chaleureuse, les bassons et bombardes justifient leur aura. Ampleur du son, générosité du propos : le geste est affirmé mais souple, la rondeur permanente avec un son en cloche très texturé. L’équipe complice de Syntagma Amici, à la cohésion familiale au sens propre comme figuré, déroule son discours avec naturel, et se joue gracieusement des ornements et diminutions.
2021 enfin.
“Nous sommes tous nés en Arcadie, c’est-à-dire que nous venons dans le monde, remplis d’exigences de bonheur et de...
La cuisine de Louis : recette de la Tourte de foie gras (1656)
Toujours à l’idée de passer de joyeuses fêtes, la Muse vous propose de puiser dans Le Nouveau et Parfait Cuisinier de Pierre de Lune (1656), dont le titre complet est bien plus évocateur : Le Cuisinier, où il est traitté de la veritable methode pour apprester toutes sortes de viandes, gibbier, volatiles, poissons, tant de mer que d’eau douce : suivant les quatre saisons de l’année . Ensemble la maniere de faire toutes sortes de petisseries, tant froides que chaudes, en perfection. Par le sieur Pierre de Lune, Ecuyer de feu Monsieur le Duc de Rohan
La trilogie berlinoise (The Berlin Album, Pramsohler, Ensemble Diderot – Audax)
Johannes Pramsohler et ses fidèles, à qui l’on doit l’exhumation méthodique de répertoires rares, ont décidé de s’aventurer sur des terres encore plus inconnues, vers l’Est et la lointaine Germanie, au royaume de Prusse. Poursuivant leur tour d’Europe de la sonate en trio après Dresde, Paris puis Londres, l’ensemble Diderot aborde Berlin ou plutôt Potsdam, et avance dans le siècle des Lumières par rapport à ses opus précédents.
Versailles : Macron à la Lanterne
Emmanuel Macron se repose au Pavillon de la Lanterne à Versailles.
Nous avons dès lors chercher à en savoir plus sur ce pavillon de chasse, et avouons n’avoir trouvé que les mêmes maigres éléments. Cet humble pavillon de chasse, édifié près de l’ancienne et admirable Ménagerie de Le Vau qui hélas se dégradait dès le règne de Louis XV près de la branche sud du Grand Canal aurait été édifié vers 1787 pour le prince de Poix. Le terrain, jouxtant la Ménagerie royale, avait été offert à son père le Comte de Noailles par Louis XV.
Plongée de 2 jours chez David & Jonathas au CMBV (27-28 janvier)
“Où suis-je ? Qu’ai-je fait ?” (Saül) 4 conférences, 2 sessions musicales. Certains font des stages de poterie, de...
Un bon tuyau : dépose du grand orgue de Notre-Dame de Paris
Grand jour que ce 9 décembre, non pour Saint Pierre Fourier ou Sainte Leocadie, mais parce que la dépose d’une grande part des tuyaux du grand orgue de Notre Dame de Paris, débutée le 3 août, est enfin achevée.
Un vent de fronde
On leur a refusé la scène. Les voici aujourd’hui dans la rue. Nous voici dans la rue. Professionnel du spectacle, artistes, musiciens, acteurs, chanteurs, danseurs, baladins… La troupe arpente le bitume.
Le Sapin de la Muse : notre sélection de disques pour Noël
Nous renouons avec nos anciennes traditions, avec ce rendez-vous annuel, notre sélection discographique des CDs et DVDs baroques à emballer sous le sapin. Pour effectuer un tel choix drastique, soyons transparents sur nos critères et contraintes avant de laisser libre court à nos envies.
Carlo Il Calvo de Porpora sur Mezzo du 12 au 20 décembre !
La nouvelle production de Carlo il Calvo (Charles le Chauve) de Porpora, mis en scène par Max Emanuel Cencic lui-même (et où il interprète le rôle de Lottario), sera diffusée par Mezzo TV les 12, 13, 18, 20 décembre. Dans la fosse, on retrouvera Armonia Atenea sous la baguette de Haendélien aguerri de George Petrou, ainsi qu’un casting de choix avec notamment Franco Fagioli (Adalgiso) et Julia Lezhneva (Gildippe). On ne peut que ce réjouir de la recréation de ce drama per musica représenté au Teatro delle Dame de Rome au printemps 1738, 2 ans après le départ de Londres du compositeur.
Venez, venez, Haine implacable (Lully/Francoeur, Armide 1778, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet – Alpha)
Il faut savoir être fidèle à soi-même. En dépit du livre-disque soigné et des excellents textes de présentation, cette version reliftée 1778 de Louis-Joseph Francœur, qui ne nous avait guère convaincu en concert au TCE ne nous a pas davantage touché au disque.
La Fillette au brasier enflamme les cœurs (George de La Tour)
4 340 000 euros (frais inclus) chez Lampertz à Cologne ce jour, 10 décembre 2020. A l’heure où l’on ne parle que de dépenses essentielles de coupes drastiques, de serrage de vis ou de ceinture, de déficits et de faillites, faut-il se réjouir de ce record battu ? Record pour un George de La Tour (1593-1652), dont il ne subsiste que 48 tableaux (à titre de comparaison on en dénombre 37 pour le rare Vermeer sans entrer dans les querelles d’attribution, ou encore plus de 80 Caravage).
Ventre affamé n’a point d’oreilles (Les amours d’un rossignol, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne)
En deux volumes et un DVD – dont nous nous consacrerons au seul premier qui retrace l’histoire du flageolet aux XVIIème et XVIIIe siècles, Hugo Reyne survole la destinée de cet instrument qui perdura jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’on découvre ainsi les subtilités entre le flageolets français et son homologue anglais bien différent et qui survit jusqu’aujourd’hui sous la forme de la tin whistle irlandaise en métal.
Eloge de la mollesse
Billet d’humeur L’autre jour, nous écoutions un vieil enregistrement de l’Ottone de Haendel, très british, avec James...
Muse Baroque : we’re Bach !
Aux Anciens : fidèles lecteurs et partenaires, nous vous redisons le plaisir et l’honneur de vous retrouver. Aux Modernes qui nous...
“Je suis enfin arrivé dans cette capitale du monde !” (Goethe, Voyage à Rome)
“Rome, l’unique objet de mon ressentiment !Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !Rome qui t’a vu...
Ils l’ont dit : “Lully notre Maître”
“Quand on l’Académie Royale de Musique a demandé à M. Rameau son agrêment pour employer dans les divertissemens de cet Opera Proserpine de Lully, quelque morceau tiré des siens, il a répondu : « L’on me fait bien de l’honneur de m’associer à notre Maître. » Voilà le langage du grand homme ; il n’est pas en lui d’être envieux & vain.”
Terra di Dio (Rossellini, la Prise de pouvoir par Louis XIV – 1966)
La Prise de Pouvoir par Louis XIV annonce bien son objet dès le titre : chronique par tableaux inspirée des travaux de Philippe Erlanger, elle conte, épisodes par épisodes, la mort de Mazarin, la disgrâce de Fouquet, la création de Versailles, les amours avec Melle de La Vallière, les rituels de la cour. Film éminemment politique et didactique, un peu poussif dramatiquement, La Prise de Pouvoir recèle des scènes d’anthologie.
Les Talens Lyriques nominés aux International Classics Music Awards
Décidément, il pleut des prix sur nos orchestres baroques hexagonaux et cela plaît à voir ! Après le Concert Spirituel, voici...
