Plongée de 2 jours chez David & Jonathas au CMBV (27-28 janvier)
“Où suis-je ? Qu’ai-je fait ?” (Saül) 4 conférences, 2 sessions musicales. Certains font des stages de poterie, de...
Un bon tuyau : dépose du grand orgue de Notre-Dame de Paris
Grand jour que ce 9 décembre, non pour Saint Pierre Fourier ou Sainte Leocadie, mais parce que la dépose d’une grande part des tuyaux du grand orgue de Notre Dame de Paris, débutée le 3 août, est enfin achevée.
Un vent de fronde
On leur a refusé la scène. Les voici aujourd’hui dans la rue. Nous voici dans la rue. Professionnel du spectacle, artistes, musiciens, acteurs, chanteurs, danseurs, baladins… La troupe arpente le bitume.
Le Sapin de la Muse : notre sélection de disques pour Noël
Nous renouons avec nos anciennes traditions, avec ce rendez-vous annuel, notre sélection discographique des CDs et DVDs baroques à emballer sous le sapin. Pour effectuer un tel choix drastique, soyons transparents sur nos critères et contraintes avant de laisser libre court à nos envies.
Carlo Il Calvo de Porpora sur Mezzo du 12 au 20 décembre !
La nouvelle production de Carlo il Calvo (Charles le Chauve) de Porpora, mis en scène par Max Emanuel Cencic lui-même (et où il interprète le rôle de Lottario), sera diffusée par Mezzo TV les 12, 13, 18, 20 décembre. Dans la fosse, on retrouvera Armonia Atenea sous la baguette de Haendélien aguerri de George Petrou, ainsi qu’un casting de choix avec notamment Franco Fagioli (Adalgiso) et Julia Lezhneva (Gildippe). On ne peut que ce réjouir de la recréation de ce drama per musica représenté au Teatro delle Dame de Rome au printemps 1738, 2 ans après le départ de Londres du compositeur.
Venez, venez, Haine implacable (Lully/Francoeur, Armide 1778, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet – Alpha)
Il faut savoir être fidèle à soi-même. En dépit du livre-disque soigné et des excellents textes de présentation, cette version reliftée 1778 de Louis-Joseph Francœur, qui ne nous avait guère convaincu en concert au TCE ne nous a pas davantage touché au disque.
La Fillette au brasier enflamme les cœurs (George de La Tour)
4 340 000 euros (frais inclus) chez Lampertz à Cologne ce jour, 10 décembre 2020. A l’heure où l’on ne parle que de dépenses essentielles de coupes drastiques, de serrage de vis ou de ceinture, de déficits et de faillites, faut-il se réjouir de ce record battu ? Record pour un George de La Tour (1593-1652), dont il ne subsiste que 48 tableaux (à titre de comparaison on en dénombre 37 pour le rare Vermeer sans entrer dans les querelles d’attribution, ou encore plus de 80 Caravage).
Ventre affamé n’a point d’oreilles (Les amours d’un rossignol, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne)
En deux volumes et un DVD – dont nous nous consacrerons au seul premier qui retrace l’histoire du flageolet aux XVIIème et XVIIIe siècles, Hugo Reyne survole la destinée de cet instrument qui perdura jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’on découvre ainsi les subtilités entre le flageolets français et son homologue anglais bien différent et qui survit jusqu’aujourd’hui sous la forme de la tin whistle irlandaise en métal.
Eloge de la mollesse
Billet d’humeur L’autre jour, nous écoutions un vieil enregistrement de l’Ottone de Haendel, très british, avec James...
Muse Baroque : we’re Bach !
Aux Anciens : fidèles lecteurs et partenaires, nous vous redisons le plaisir et l’honneur de vous retrouver. Aux Modernes qui nous...
“Je suis enfin arrivé dans cette capitale du monde !” (Goethe, Voyage à Rome)
“Rome, l’unique objet de mon ressentiment !Rome, à qui vient ton bras d’immoler mon amant !Rome qui t’a vu...
Ils l’ont dit : “Lully notre Maître”
“Quand on l’Académie Royale de Musique a demandé à M. Rameau son agrêment pour employer dans les divertissemens de cet Opera Proserpine de Lully, quelque morceau tiré des siens, il a répondu : « L’on me fait bien de l’honneur de m’associer à notre Maître. » Voilà le langage du grand homme ; il n’est pas en lui d’être envieux & vain.”
Terra di Dio (Rossellini, la Prise de pouvoir par Louis XIV – 1966)
La Prise de Pouvoir par Louis XIV annonce bien son objet dès le titre : chronique par tableaux inspirée des travaux de Philippe Erlanger, elle conte, épisodes par épisodes, la mort de Mazarin, la disgrâce de Fouquet, la création de Versailles, les amours avec Melle de La Vallière, les rituels de la cour. Film éminemment politique et didactique, un peu poussif dramatiquement, La Prise de Pouvoir recèle des scènes d’anthologie.
Les Talens Lyriques nominés aux International Classics Music Awards
Décidément, il pleut des prix sur nos orchestres baroques hexagonaux et cela plaît à voir ! Après le Concert Spirituel, voici...
Le duel des versions : Les Nations de François Couperin (Leonhardt, Savall, les Ombres, Reyne, Rousset)
Nous continuons avec nos tournois discographiques, cette fois-ci avec Les Nations de François Couperin. Le recueil en fut publié en 1726, mais les Sonades introductives autonomes étaient plus anciennes et sa Françoise n’est autre que La Pucelle de jeunesse composée trente ans plus tôt soi-disant dans un style corellien et alors présentée sous un nom d’emprunt !
S’échapper de l’Empire des Morts
Nous avons bien mal choisi notre heure pour que notre Muse s’éveille. Elle s’est étirée, heureuse, drapée dans ses nouveaux oripeaux, belle et fière dans son nouvel appareil (paraphrasant maladroitement Racine). Et alors qu’elle espérait la lumière et les ors, le cistre et la myrrhe, les ris et les jeux, les pleurs et les cris, elle n’a trouvé sortie de sa caverne que le morne silence, s’est heurtée aux portes closes, aux masques et au désarroi.
Caprice des Dieux (Le Poème Harmonique enregistre Delalande à Versailles)
Voici le Poème Harmonique en pleine forme si l’on en juge par les nouvelles qui nous en parviennent : Vincent Dumestre et sa phalange reviennent à Lalande ou (de Lalande, ou Delalande, orthographe assez fluctuante du temps).
Avaler une couleuvre (Harambat, Les Invisibles – Futuropolis)
Pour sa première bande dessinée/roman graphique, Jean Harambat n’a pas choisi la facilité. Un sujet peu connu mais qui gagne à l’être (les révoltes contre la gabelle en Gascogne de 1664 à 1670) une construction scénaristique complexe avec une histoire contée de trois points de vue différents, et un dessin tout en camaïeu de gris, de brin de noir
Le saviez-vous ? De la résistance du cornet à bouquin
Nos lecteurs connaissent par cœur le cornet à bouquin, auquel nous avions déjà consacré quelques lignes. Cette chose courbe, en poirier, érable ou noyer, de forme octogonale recouvert de cuir traversa l’Occident depuis les alentours de l’an mil. Et nos baroqueux ont l’habitude de le voir fleurir dans les canzone de Gabriela, les œuvres de Monteverdi ou Caccini, et toute cette belle première moitié du XVIIème siècle si colorée. David Munrow, Ulrich Brandhoff, Jean Tubery, Jean-Pierre Canihac et d’autres grands musiciens nous ont habitué à tirer de ce cornet des voix humaines, d’un souffle chaleureux et discret à une rutilance guerrière.
Douceurs (Charpentier, Messe de Mr Mauroy, Le Concert Spirituel, Niquet – Glossa)
La réalisation est absolument splendide, et l’on y retrouve le Concert Spirituel et Hervé Niquet des grands jours. Inspiré, souple, intense et fluide, le chef sait imprimer grandeur et naturel aux masses chorales, sculpte les textures, joue sur les couleurs des timbres instrumentaux, fait jaillir les échappées solistes ça et là.
