Étiquette : opéra

Concerts, Critiques

La Musique dignement fêtée … (Armide, Lully, Les Talens lyriques – Opéra national de Lorraine, 21 juin 2015)

Si, partout en France ce week-end, la Musique était l’objet de tous les honneurs qui lui sont dus, les regards se devaient de converger vers une ville de l’Est de la France, Nancy. Cette cité connue entre autre pour sa sublimissime Place Stanislas rayonnait encore plus particulièrement par le spectacle en son sein le plus précieux, son opéra où était donnée Armide de Jean-Baptiste Lully coproduite par l’Opéra national de Lorraine et le Centre Chorégraphique National (CNN) – Ballet de Lorraine.

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Concerts, Critiques

Clémence ou manipulation ? (Mozart, La Clémence de Titus, Opéra comédie de Montpellier, 3 avril 2015)

En politique la grandeur d’âme et la générosité n’existent pas : leur invocation ne cache que d’habiles comportements destinés à flatter l’image de leur auteur, repris et magnifiés à l’envi par leurs thuriféraires. Voici à peu près le sens de la mise en scène que nous propose Jorinde Keesmat pour cette Clémence un peu décalée, tant au plan de la lecture que de la scénographie (des empilements de structures de hauteur variable, évocation des niveaux de lecture de l’oeuvre originale ?).

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Concerts, Critiques

“Eclatez, fières trompettes !” (Rameau, Castor et Pollux, Choeur du Capitole, Les Talens lyriques – Toulouse, 2 avril 2015)

Après Hippolyte & Aricie en 2009 puis Les Indes Galantes en 2012, l’Opéra Capitole confirme cette saison encore son attachement à Rameau avec cette fois Castor & Pollux. Tant musicalement que scéniquement, cette production s’inscrit assurément dans la haute lignée des deux productions inoubliables qui l’ont précédée.

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Concerts, Critiques

Pétillant et bien troussé

Tandis qu’un vent froid de mars balayait la plaine d’Alsace, les spectateurs emplissaient peu à peu la petite salle bonbonnière du théâtre de Colmar, dont la jolie fresque multicolore du dôme tranche sur le blanc immaculé des stucs. Le Mariage secret a été un peu délaissé des programmations lyriques ces dernières années, et c’est bien dommage…

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Actualités, Editos

Déménagement de l’Opéra Garnier à Clichy-sous-Bois et Dubaï

Lors d’une conférence de presse dans les salons du Palais-Royal avant le prochain transfert des services du Ministère de la Culture et du Conseil d’Etat à Fresnes, la Ministre de la Culture a annoncé qu’elle suivrait intégralement les recommandations de la Commission bipartite pour la promotion de la Musique pour Tous…

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CDs & DVDs, Critiques

Hibernatus (Keiser, Pomona, Capella Orlandi Bremen, Ihlenfeld – CPO, 2014)

On parle et surtout on entend de plus en plus d’opéras de Keiser pour notre plus grand bonheur, notamment depuis l’extraordinaire resurection du Croesus sous la baguette de René Jacobs en 2000 (Harmonia Mundi). En effet cet immense compositeur a toujours pâti de l’ombre de Haendel (son premier violon et parfois assistant à Hambourg) et de Telemann, son successeur au poste d’ « intendant » au Gänsmarktoper de la grande ville Hanséatique.

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Concerts, Critiques

L’âme humaine, prisonnière de ses passions… (Mozart, Die Entführung aus dem Serail, Zehnder, Orchestre national de Lorraine – Metz, 22 février 2015)

Même si la Turquie peut s’avérer lointaine… A l’époque où Mozart compose l’Enlèvement au Sérail, Die Entführung aus dem Serail, les empires ottoman et autrichien sont limitrophes. Ce sublime pays se trouve donc à quelques encablures du monde occidental. La puissance turque s’exerce de la Méditerranée orientale jusqu’à une grande partie de l’Afrique du Nord.

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Concerts, Critiques

L’honneur du sultan (Handel, Tamerlano, Les Talens Lyriques – Théâtre de la Monnaie, 6 février 2015)

Face à une Alcina caractéristique d’un Haendel flamboyant, où volent les arias, Tamerlano campe une autre facette du compositeur, plus résolument dramatique et aussi plus innovante musicalement, notamment en confèrant un rôle de premier plan au ténor Bajazet. Comme pour Alcina, autre volet de ce dyptique programmé en ce début d’année, le théâtre de la Monnaie avait choisi d’employer le cadre reconstitué de la scène du théâtre de Drottningholm, afin d’y transposer la mise en scène de Pierre Audi, adaptée par Astrid Van den Akker.

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Concerts, Critiques

Désenchantement enchanteur (Haendel, Alcina, Les Talens Lyriques – La Monnaie, Bruxelles, 07/02/2015)

Alcina la magicienne perd ses pouvoirs en devenant follement amoureuse de Ruggiero. Ce dernier la trahira lorsque Melisso, sous les traits de son ancien mentor Atalante, l’aura ramené à la réalité. Au final, l’île enchantée disparaît, et la magicienne s’enfuit devant le triomphe de l’amour conjugal…

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CDs & DVDs, Critiques

Fastes thébains (Steffani, Niobe – Gauvin, Jaroussky, Paul O’Dette, Stephen Stubbs, Erato)

Contemporain de Corelli, Purcell et Alessandro Scarlatti, Agostino Steffani fut non seulement un compositeur et un claveciniste célèbre de son temps, mais également évêque et diplomate (en tant que vicaire apostolique du Saint-Siège). Il est né à Castelfranco Veneto. Dès son plus jeune âge ses talents de chanteur d’opéra à Venise retinrent l’attention de l’électeur de Bavière, qui l’emmena à Munich afin de compléter son éducation musicale.

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CDs & DVDs, Critiques

“Un Dieu, un Veracini” (Adriano in Siria, Prina, Hallenberg, Inverniizzi, Basso, Europa Galante, Biondi – Fra Bernardo)

Voici un enregistrement qui tout à la fois rend justice à Veracini, et éclaire d’un jour nouveau la production lyrique à Londres au XVIIIème siècle. Les admirateurs de Haendel connaissent tous la situation délicate dans laquelle le plaça la création de l’Opéra de la Noblesse, qui attira par de meilleurs cachets les chanteurs que le Caro Sassone avait fait venir d’Italie à grand prix : le castrat Senesino, la Cuzzoni, la basse Montagnana.

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Concerts, Critiques

Plaisirs d’une malédiction (Mozart, Idomeneo – Montpellier, 08/01/2015)

En novembre 1780 Mozart, âgé de vingt-quatre ans, quitte à nouveau Salzbourg. Rentré en 1779 de son long voyage en Europe, il n’a cessé d’y subir les reproches de son père, qui a attribué à sa négligence la mort de sa mère à Paris. Il échappe ainsi momentanément à ce dernier…

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Concerts, Critiques

“Deh, se piacer mi vuoi” (Mozart, La Clémence de Titus – Le Cercle de l’Harmonie, Rhorer – TCE, 12/12/2014)

Le Théâtre des Champs-Elysées nous proposait en cette fin d’année une lecture très attendue, mise en scène par Denis Podalydès, avec des décors d’Eric Ruf et des costumes de Christian Lacroix. Celle-ci est plutôt convaincante au plan esthétique : les grandes cloisons d’acajou qui divisent la scène forment un bel écrin, qui évoque immanquablement un palace des années 30, et Christian Lacroix jongle habilement…

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Concerts, Critiques

Avec des marionnettes (Les Indes Galantes , Les Paladins, Corréas – Reims, 19 décembre 2014)

En cette année du 250e anniversaire de la mort de Rameau, les mélomanes baroqueux ont pu assister à de nombreux spectacles et concerts, avec un certain nombre de recréations et d’adaptations en tous genres : Les Fêtes de l’Hymen et de l’Amour, La Naissance d’Osiris, Daphnis & Eglé, La Belle-mère amoureuse, Le Temple de la Gloire…

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Concerts, Critiques

La constance de l’Amour (Rameau, Zaïs, Les Talens lyriques, Rousset – Versailles, 18/11/2014)

Pour nous présenter l’oeuvre, Christophe Rousset a choisi la version d’avril 1748. Comme à l’habitude il anime avec une précision minutieuse un orchestre des Talents Lyriques aux sonorités moëlleuses et aux attaques bien ajustées. Les percussions qui évoquent le chaos lors de l’ouverture du prologue offrent un effet saisissant particulièrement réussi ; elles semblent préfigurer les déconcertants accords syncopés du prélude du cinquième acte des Boréades.

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Concerts, Critiques

Les enfants terribles (Hasse, Siroe, Armonia Atenea – Versailles, 26/11/14)

Une soirée de première à l’Opéra Royal de Versailles ressemble aux rêves des monarques qui élevèrent naguère leur demeure marmoréenne. Au cœur de la nuit de novembre, les pas frôlent les pavés humides où se reflète le mirage splendide du palais aux éclats pyrotechniques. Comme les ambassades grandioses d’antan, Versailles se paraît des atours de merveille pour accueillir le plus italien des Saxons : Johann Adolf Hasse.

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Concerts, Critiques

Les ombres de Didon (Purcell, Didon et Enée, Novantik Project Basel – Bâle, 16/11/2014)

Ce programme original a suffisamment attiré notre attention pour que nous fassions le déplacement jusqu’à Bâle. A quelques jets de pierre de la frontière française, le cadre moderne de la Voltahalle, éclairé à la bougie, nous immergeait d’emblée dans une atmosphère résolument baroque.

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CDs & DVDs, Critiques

Plaisirs, doux vainqueurs… (Rameau, Hippolyte & Aricie, Christie, Kent – Glyndebourne, Opus Arte)

La production 2013 de Glyndebourne emprunte avec bonheur quelques-uns des interprètes de la remarquable production de Garnier en 2012, dirigée par Emmanuelle Haïm. On y retrouve en particulier le couple royal composé de Sarah Connolly et Stéphane Degout, ainsi que François Lis (qui ajoute le rôle de Neptune à ceux de Pluton et Jupiter).

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Concerts, Critiques

Clair-Obscur (Leclair, Scylla et Glaucus – Opéra royal de Versailles, 04/11/2014)

Scylla et Glaucus, seul œuvre scénique connue du maitre de l’école française du violon fut représentée pour la première fois à l’Académie Royale de Musique de Paris le 4 Octobre 1746. A cheval entre l’ancien régime et les Lumières toutes naissantes, mais déjà bien établies, ce fut une œuvre résolument tournée vers l’avenir et comportant déjà certaines des idées que les Lumières porteront six ans plus tard et après…

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CDs & DVDs, Critiques

Un chef-d’œuvre en devenir (Hasse, Siroe, Re di Persia, Armonia Atenea, Petrou – Decca)

Après le succès de la tournée Rokoko aboutie par l’enregistrement du même nom, Max Emanuel Cencic se tourne à nouveau vers le maître incontesté de l’opera seria Johann Adolf Hasse (1699-1783), le Cher Saxon. Ce compositeur plus que prolifique, puisqu’il n’écrit pas moins de 56 opéras interprétés par les plus grands chanteurs de l’époque, de Farinelli à Faustina Bordoni, qu’il épousa.

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