Étiquette : musique de chambre

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De là l’arc embrasse les airs d’un cercle imparfait…

Après un premier enregistrement remarqué consacré à la Cour des Habsbourg, Stravaganza à contresens de son nom se tourne non vers le stylus phantasticus mais vers la plénitude corellienne. Un Capriccio d’une raideur nerveuse, avec ses traits violinistiques qui déchirent le silence, impulsant des accents para-vivaldiens qui s’épanouissent en arabesque.

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“Caprice. s.m. signifie quelquefois, Saillie d’esprit & d’imagination, & alors il se peut prendre en bonne part.” (1er Dictionnaire de l’Académie, 1694)

On ne présente plus Bruno Cocset, grand violoncelliste passionné de facture instrumentale et dont le tandem avec le luthier Charles Riché a donné lieu à un ensemble d’instruments spécialement créé en fonction des répertoires abordés.

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L’envoûtement d’une conjuration

Situons le contexte : nous sommes aux alentours des années 1650-70, à Hambourg, centre névralgique de la création musicale allemande au XVIIème siècle. Le niveau artistique y est excellent et la ville fourmille de musiciens. C’est un lieu incontournable de la vie musicale de l’époque, idéal pour le déploiement et la maturation d’une école majeure : celle des organistes d’Allemagne du Nord.

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Une demi-lune

Voici un enregistrement charmant et charmeur, mais souvent encore vert. L’ingrate tâche de la critique discographique est souvent empreinte de ces instants d’archéologie, où récupérant triomphalement un boîtier poussiéreux sur une étagère surchargée de bibelots, la journaliste s’exclame l’œil brillant, et le stylo au poing…

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Compositions assassines

La folie meurtrière de Carlo Gesualdo est aujourd’hui bien connue. Le compositeur assassin reste malgré tout une figure à part, un personnage exotique et isolé. S’il avait été peintre, architecte ou dramaturge, Gesualdo aurait certainement enfreint les codes et conventions de l’époque avec autant d’empressement qu’il ne l’a fait en musique.

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“Une forme d’initiation” (Purcell, Bruno Cocset, Agogique)

Les Quinze fantaisies pour viole de Purcell font partie des œuvres mythiques, incontournables redoutés du répertoire de la viole. Les raisons pour lesquelles un jeune compositeur de 21 ans se lança dans la composition de cet incroyable chant du cygne du consort de violes demeure mystérieuse.

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Largo sur la lagune

L’œuvre instrumental d’Albinoni est paradoxalement aussi célèbre que mal compris. La faute à cet Adagio sirupeux qu’on lui prête et qui est en réalité issu de la plume du musicologue Remo Giazotto s’inspirant d’un fragment de basse continue dudit Albinoni.

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En un mot, vivant (De Machy, pièces de viole, Pandolfo – Glossa)

Pour les violistes, Monsieur de Machy fait souvent figure de mystère. Dans cet avant Marais qui marque l’histoire de la musique pour viole soliste, il est le seul à avoir publié sa musique devançant en cela d’un an son illustre contemporain. Pourtant, ces Pièces de viole pour viole seule, en notation sur portées et en tablatures sont rarement jouées, et encore plus rarement enregistrées.

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"On peut et on doit dire que voyla de la bonne et de l’excellentissime musique rien n’y manque qu’une bonne execution"

La musique de chambre de Couperin est à l’honneur : deux versions des sonates en trio du claveciniste paraissent en quelques semaines : ce fut d’abord l’intégrale des Nations par le jeune ensemble Les Ombres (Ambronay éditions), et voici maintenant les versions premières des sonades, seules (sans les danses qui les suivent dans les Nations), par les Dominos.

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“Couperin crée un style unique, léger quoique mesuré ; noble mais sans lenteur” (Margaux Blanchard & Sylvain Sartre)

Défenseur d’une Europe musicale avant l’heure, François Couperin compte parmi les grands compositeurs du XVIIIème siècle, à l’esprit brillant et au cœur sensible. Auteur de nombreuses œuvres pour orgue et clavecin seul, on lui doit également des Leçons de Ténèbres rendues célèbres par Alfred Deller, et plusieurs pièces instrumentales, dont Les Nations sont peut-être l’exemple le plus achevé.

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Les habsbourgeois…

Pour son premier disque, l’ensemble Stravaganza n’a pas choisi la facilité, avec cette sélection d’œuvres autrichiennes des cours de Vienne et Kremsier dont la liberté formelle et la virtuosité font les délices des mélomanes.

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Galant, virtuose mais peu inspiré

Jean-Pierre Duport fut un grand violoncelliste. Frère aîné de Jean-Louis Duport, l’auteur de l’Essai sur le doigté du violoncelle et la conduite de l’archet, il s’en fut à Berlin où, comme son frère, il fut musicien de Frédéric Guillaume II, lui-même violoncelliste. Il fut signalé dès ses débuts au Concert spirituel comme un virtuose exceptionnel…

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Le sentier lumineux

Étrange paradoxe que celui de nos goûts et inclinations ! Car, étrangement, les baroqueux que nous sommes, avons souvent défendu une approche classicisante et traditionnaliste de Mozart, allant pour les opéras puiser jusque dans les mythiques archives des Fürtwangler, Krips, puis des Colin Davis ou des Solti.

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Maubeuge, terreau de musiciens (suite)

Durant la première moitié du XVIIIe siècle, cette ville de notre actuel Nord-Pas-de-Calais apparaissait comme un pôle majeur de l’enseignement musical du nord de la France. Le célèbre compositeur Joseph Gossec (1734-1829), codirecteur du fameux Concert Spirituel en 1773, s’y rendit en effet pour étudier le violon.

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Des cordes bien sympathiques

175, c’est le nombre d’œuvres pour baryton à cordes que l’infatigable Haydn composa au service du Prince Nicolas 1er Esterhazy violoncelliste, gambiste et barytoniste. Cet instrument au nom et à la sonorité poétiques, qui se répandit surtout entre Hambourg et Vienne, est en fait une sorte de viole de gambe…

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Un enregistrement pour l’Homme et pour toujours

Il est des enregistrements que l’on attend depuis longtemps sans le savoir vraiment. Celui que nous offre, et le mot est exact, Amandine Beyer est bouleversant. Tout baroqueux connaît cette élève brillante de Chiara Bianchini, et tout amoureux de la musique va à présent aimer cette artiste rare.

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"Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ?"

Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ? Medée, Saul et Jonathas. Il aurait mieux valu qu’il n’eût rien laissé. Le sévère jugement porté par Le Cerf de La Viéville (Comparaison de la musique italienne et de la musique française, 1704, Deuxième partie) sur la production dramatique de Charpentier reste-t-il d’actualité ?

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“Romae salvus, patriae salvus, salvus Germanicus est !” Suétone – Vie des Douze Césars

Depuis quasiment un quinquennat le monde musical est sans cesse traversé par des rumeurs de crise. Si dans les salons, salles de concert et autres lieux de diffusion on nous dit, c’est la crise, on ne peut plus monter des raretés, un énième Giulio Cesare de Haendel ou bien les recréations absolues de Tosca ou Carmen trouvent souvent leur place sur les affiches.

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Des personnages qui devisent avec connivence

Natif de Florence, Brescianello accomplit la majeure partie de sa carrière au sein des états germaniques, de l’électorat de Bavière à la cour des Würtenberg de Stuttgart où il s’éteignit en 1758. Il fut engagé d’abord comme violoniste puis assura les charges de maître des concerts de la chambre ainsi que celle de maître de chapelle, lors de ses déplacements successifs.

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De l’intérêt d’un retour aux sources

Instrument aujourd’hui encore confidentiel, le basson baroque, tel qu’on le connait dans sa forme en quatre parties, fut conçu en France au cours de la seconde moitié du XVIIème siècle. Les pays voisins s’en emparèrent bien vite, c’est ainsi que jusqu’à la fin du siècle suivant, le basson français cohabita avec ses prédécesseurs monoblocs issus de la Renaissance, appelés dulzian en Allemagne et fagotto en Italie.

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