Étiquette : Versailles

Concerts

The King shall rejoice (Coronation Anthems – The Sixteen – Versailles, 01/07/2014)

The Sixteen, on les chéris dans Allegri, Lassus, Praetorius… Les voici en terrain plus pompeux, certes à l’église, mais pour Westminster et les quatre incontournables Coronation anthems (hymnes du couronnement), qui retentirent à l’occasion de la cérémonie en l’honneur de Georges II d’Angleterre en 1727. Pour ces morceaux de circonstance, alliance subtile, majestueuse et puissante du leg purcellien, des grandes compositions germaniques à la manière de Biber,…

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Concerts, Critiques

Entre Ciel et Mer (Didon & Énée – Poème Harmonique – Versailles, 15/06/2014)

Depuis plusieurs décennies déjà, le petit opéra de Henry Purcell fait partie des incontournables du répertoire baroque qu’un ensemble qui se veut respectable doit aborder, au moins une fois. Hervé Niquet, René Jacobs, William Christie… et aujourd’hui Vincent Dumestre. Mais à quoi bon une nouvelle fois ? Quelle nouveauté de lecture apporter à cette œuvre maintes fois jouée et assaisonnée pour les goûts les plus variés ?

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Concerts, Critiques

“Vivez, Clorinde vous l’ordonne” (Campra, Tancrède – Schneebeli, Tavernier – Versailles, 07/05/2014)

Bien entendu, l’histoire contrariée de Tancrède et Clorinde d’après la Jérusalem délivrée du Tasse, cette West Side Story des croisades comme la vante les notes de programme, c’est d’abord le Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, d’une puissance condensée inégalée.

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Concerts, Critiques

La puissance du génie

Lorsque l’on parle de symbolisme ou de secret, notre société contemporaine se complait à tous les raccourcis. Notre époque diffère du passé par le peu de temps qu’elle accorde à la contemplation et à la formation de symboles. L’intérêt pour les sociétés à secrets, qui ont cultivé ou préservé les symboles, est souvent malsain.

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Concerts, Critiques

L’Amour par effraction

Qu’est-ce que l’amour ? Telle est la question après celle de Dieu et de l’être qui intrigue le plus la philosophie. Si le rapport à autrui dans nos sociétés contemporaines semble quelque peu se déliter, il est un lien certain qui est devenu l’obsession et la quête de jeunes et vieux : l’Amour.

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Concerts, Critiques

L’humanité triomphant d’un ordre barbare

L’échec de son Echo et Narcisse (1781) avait signé l’arrêt de la courte carrière parisienne de Gluck, qui s’était retiré à Vienne. Celle-ci allait pourtant rebondir d’une manière surprenante. Dès 1780 en effet il était sollicité en vue de produire un nouvel opéra pour Paris ; le choix de l’intrigue se porta rapidement sur Les Danaïdes, tirée de la tragédie de Le Miette créée en 1758 à la Comédie-Française, Hypermnestre.

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Concerts, Critiques

“Rien n’égale ma douleur”

Alors que les baroqueux redécouvrent avec joie le Gluck métastasien d’avant sa réforme de l’opéra seria, celui d’Ezio qu’Alan Curtis a exhumé avec platitude (Virgin, 2011), ou du superlatif Trionfo di Clelia (DHM, 2012), Laurence Equilbey, quittant ses rivages 19èmistes, a renoué avec Gluck. Et notre félicité est d’autant plus grande que l’artiste n’a étonnamment pas sélectionné la version remaniée par Berlioz, ni celle française de 1774…

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Concerts, Critiques

La clémence du Pacha

Il semblait après les Grandes Journées Gretry du CMBV que le regain d’intérêt suscité par ce favori de Marie-Antoinette avait pâli, tandis que l’étoile autrefois inconnue des Dauvergne et autres Sacchini enflammait le tout-Paris classicisant. Heureusement, l’irrésistible légèreté mélodique du compositeur est de nouveau à l’affiche pour ce voyage dans un Orient de pacotille.

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Concerts, Critiques

Une Furie d’un royal épanouissement

Curieuse destinée que celle de Rossini, qui nacquit dans un XVIIIème siècle finissant où le baroque musical jetait ses derniers feux, désuets aux yeux de la plupart des contemporains. Il fut pourtant l’un des rares compositeurs du XIXème siècle (avec Berlioz, qui arrangea l’Orfée et Eurydice de Glück) à tenter de faire revivre la tradition baroque, à travers ses opéras seria (en particulier son Tancrède, et son Sémiramis).

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Concerts, Critiques

Le roi s’amuse

Les visiteurs du Musée du Louvre sont souvent des flâneurs impénitents ou des consommateurs pressés. Entre les hordes célères qui défaillent pour le sourire de Joconde et qui repartent aussitôt en tournant le dos à tant de merveilles pour le prix d’un tour des Champs Elysées ou d’un café au Starbucks, et ces autres qui se perdent dans les couloirs en quête du nouveau…

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CDs & DVDs, Critiques

Un beau jeune homme que ce CMBV !

Son plus bel atour est certainement ce chœur unique en couleurs, textures et moelleuse volupté que sont les Pages et Chantres de Versailles. Fêtant ses 20 ans avec faste un beau coffret de trois CD vient prolonger l’éclat d’une naissance sous les meilleurs auspices. Olivier Schneebeli dirige avec passion cet ensemble vocal d’excellence depuis 20 ans.

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Concerts, Critiques

Royer, Pyrrhus, Les Enfants d’Apollon, dir. Michael Greenberg

Natif de Turin, Pancrace Royer arriva à Paris en 1725 ; il occupa le poste de Maître de Musique de l’Opéra de 1730 à 1732, succédant à André Cardinal Destouches, puis prit la direction du Concert Spirituel en 1748, avant d’être nommé directeur et inspecteur de l’Opéra en 1753.

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Critiques, Expositions & Théâtre

L’extraordinaire aventure de la porcelaine française au XVIIIème siècle

Objet de luxe , la porcelaine était importée en Europe depuis au moins la Renaissance (les voyages de Marco Polo…) en provenance du Céleste Empire ; son transport, long et périlleux, en renchérissait considérablement la valeur. Avec Bernard Palissy, les Européens avaient tenté sans succès de percer le secret de la porcelaine. Au XVIIIème siècle un flux commercial considérable en provenance de l’Extrême-Orient s’était instauré, qui fit notamment la fortune de la Compagnie des Indes…

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Cinéma, Regards

Iceberg, droit devant !

Marie-Antoinette et la chute de la monarchie française ont passionné les cinéastes, séduits par le tragique destin de l’Autrichienne, de sa futilité capricieuse à sa dignité retrouvée sur l’échafaud. Après la bonbonnière de Sofia Copola, rock-star adolescente en crise d’indépendance, Benoît Jacquot livre sa passionnante vision d’un naufrage programmé…

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CDs & DVDs, Critiques, Littérature & Beaux-arts

La rencontre des Grands Canaux…

A ma droite, la lagune, son Grand Canal bordé de palais délicatement rongés par les eaux, balayés par le soleil, avec leurs délicates arcatures gothiques, assoupi dans la torpeur estivale. A ma gauche, l’autre Grand Canal, illusion rectiligne alors que la perspective est forcé, vaste trait, point d’orgue glorieux du domaine d’Apollon, croisement qui permet sur des barquettes, gondoles et vaisseaux de guerre…

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Critiques, Littérature & Beaux-arts

Entre tradition assumée et modernité triomphante

Dans la lignée des publications du Centre de Musique baroque de Versailles et de l’éditeur belge Mardaga, c’est un ouvrage fort didactique que nous livre Benoît Dratwicki sur Antoine Dauvergne, à la fois instrumentiste (il débuta comme violoniste à la Chambre du Roy), compositeur, responsable à trois reprises des destinées de l’Académie Royale de Musique, sans oublier son passage à la tête du Concert Spirituel où il succéda à Mondonville…

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales

Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales, commissaires de l’exposition Dans l’Atelier des Menus-Plaisirs du Roi…

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Critiques, Expositions & Théâtre

Les Menus Plaisirs du Roi…et le nôtre !

Les Archives Nationales nous gratifient jusqu’au 24 avril d’une magnifique exposition intitulée “Dans l’atelier des Menus Plaisirs du Roi – Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIème et XVIIIème siècles”. Il s’agit d’un magnifique témoignage couvrant la période baroque, et particulièrement l’opéra et le ballet baroques, même si le dernier volet, consacré aux pompes funèbres, est un peu plus éloigné de nos préoccupations musicales…

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Critiques, Littérature & Beaux-arts

Un Jacques-Ange Gabriel passe…

Assurément, voici un bel ouvrage, à la facture soignée, qui paraît pour célébrer la réouverture de l’Opéra royal après sa restauration. On soupèse cet in-folio à la couverture cartonnée illustrée d’une belle contre-plongée, sa jaquette transparente sur laquelle apparaît le titre, l’épaisse texture du papier. Cet Opéra royal de Versailles s’avère de ces ouvrages que l’on prend plaisir à saisir et à feuilleter, à laisser traîner sur une console…

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Critiques, Littérature & Beaux-arts

"Il aime la musique & s’y connoît" (J.-L. Lecerf de la Viéville)

Le Prince et la musique : sous ce titre qui présente le Grand Louis sous les traits d’un Prince mécène de la Renaissance, et qui n’est pas sans rappeler celui de l’étude de Philippe Beaussant, Le Roi artiste (Payot, 1999), l’ouvrage dirigé par Jean Duron, chercheur au Centre de musique baroque de Versailles et directeur dudit Centre, analyse les passions musicales d’un roi dont l’omniprésence sur tous les fronts de l’art et de l’architecture n’est pas uniquement imputable au goût…

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