Une douce querelle
Pour leur 4ème disque, les Bach Players dérogent au nom de leur ensemble, et décident de recréer un aimable face à face entre musique instrumentale française et italienne, permettant à l’auditeur de juger sur pièces des fameuses polémiques qui émaillèrent la fin du XVIIème et le début du XVIIIème siècle sur la supériorité de l’un ou l’autre style musical (cf. notre dossier sur le sujet).
Profond Carmin (Lully, Armide, d’Oustrac, Les Arts Florissants, Christie – DVD FraMusica)
Les dernières pages du monumental Ulysse de James Joyce s’achèvent par l’éternel féminin, le monologue extraordinaire de Molly Bloom. Si la femme concupiscente du peu reluisant Leopold Bloom n’a rien d’une enchanteresse mythique, Joyce, en quelques pages, nous fait pénétrer au coeur même du subconscient…
“Atys, ne feignez plus, je sais votre secret” (Idas, Acte I, scène 2)
Noël 2011. Le 13 mai dernier, nous subissions le choc dramatique et esthétique de la recréation du mythique Atys de Christie / Villégier à l’Opéra Comique, et nous ne reviendrons pas sur les qualités exceptionnelles de cette production, que nous avons abondamment décrites dans un compte-rendu enthousiaste auquel nous vous renvoyons.
Accourez-tous ! (Lully, Atys Les Arts Florissants, Christie, Villégier – Opéra Comique, 13/05/2011)
Allons, allons accourez tous ! Jean-Baptiste LULLY Atys Tragédie en musique en un prologue et cinq actes sur un livret de Philippe...
Dédicace de Lully au Roi
Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Sublime chant du cygne auquel le Roi ne daigna pas assister, las des scandales de la vie tumultueuse du Florentin et de ses mœurs dites italiennes.
Armide de Lully ou le sublime crépuscule du Florentin
Crépuscule peut-être, mais flamboyant automne, brillant déclin, sublime chant du cygne. Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Il y aura bien la pastorale héroïque Achille & Polyxène sur les médiocres vers de Jean Galbert de Campistron en 1687…
“Allons, allons, accourez tous !” (Lully, Atys, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne)
Atys. La tragédie en musique que, sans doute, les mélomanes connaissent le mieux. Peut-être la première qu’ils ont vraiment connue et appris à connaître, malgré le premier Alceste de Malgoire (1975), malgré Les Boréades de Gardiner (1983), deux productions qui ont contribué à faire connaître la première mouture de l’opéra français…
Entretien avec Pascal Rambert, auteur, acteur, metteur en scène, cinéaste
Entretien avec Pascal Rambert, auteur, acteur, metteur en scène, cinéaste, autour d’Armide de Lully. On ne l’attendait pas dans ce répertoire. L’auteur et metteur en scène de Libido Sciendi, célèbre pour ses mises en scènes ultra-contemporaines et minimalistes, a soudain fait une incursion du côté de l’absolutisme triomphant avec une tragédie lyrique à la française. Alors, en un mot comme en cent, pourquoi et comment ?
Cadmus & Hermione de Lully
Nom : tragédie mise en musique. Date de naissance : 1er février 1673. Parents : Jean-Baptiste Lully, Philippe Quinault. Telle pourrait être l’en-tête de la fiche signalétique de cette œuvre complexe et expérimentale, qui présente déjà, et de manière incroyablement aboutie, les caractéristiques de l’opéra français du Grand Siècle
Le sort de Phaéton se découvre à mes yeux…
En rangeant les carnets de la Muse, nous sommes tombés sur de vieux cartons perdu dans le grenier. Quelle ne fut pas notre surprise à l’ouverture d’une oblongue capsule de découvrir cette lettre inédite et éclairante, datée de décembre 1682, au style maladroit et frisant le pastiche, qui nous conte, outre les amours du Comte de V***, l’impatience de la cour à découvrir Phaéton de Lully, dont le première représentation eu lieu dans le Manège de la Grande Ecurie le 6 janvier 1683…
L’Hiver a beau s’armer de glace et de frimas
… Lorsqu’il vous plaît de vaincre, il ne vous retient pas écrivait ce poète courtisan qui avait à se faire pardonner ses années de Fronde qu’était Quinault (dédicace au Roy d’Alceste, 1674). Alors voici bientôt venir ce vieillard menaçant et grelotant, cette saison ingrate qui inspire à Vivaldi le clapotis de la pluie, le souffle du vent et la cheminée salvatrice, décharne les arbres, qui nous donne l’exil d’Io en terres glaciales face au célèbre chœur des Trembleurs d’Isis de Lully.
“O che nuovo stupor”
Septembre 2009. Pour célébrer les 50 ans de la mythique collection Das Alte Werk de Teldec (désormais partie intégrante du groupe Warner), le label a décidé de rééditer son catalogue avec de nouvelles jaquettes, avec à la fois les enregistrements historiques (les anciens Teldec marrons puis crème), et les nouveaux enregistrements (ex-jaquettes blanches).
Miroir, mon beau miroir…
Première question en voyant cette Psyché : mais où donc est passé Quinault, le fidèle comparse, le librettiste galant qui sombra dans la piété à la fin de sa carrière ? Et pourquoi Lully s’est-il acoquiné avec ce Corneille de l’Isle (Thomas Corneille) aux vers d’une indigeste indigence passant du niais bancal…
L’Art du ballet
Jusqu’ici, le ballet de cour a peu intéressé les musiciens, à l’exception, notable, d’Hugo Reyne : il a en effet déjà donné un remarquable Ballet de Flore dès le volume II de sa collection “Lully ou le musicien du Soleil”, puis, dans le volume consacré aux musiques du mariage de Louis XIV, l’intégralité des deux ballets accompagnant les opéras de Cavalli représentés en France…
"Quand on lui dit : Comment? Il répond, je le veux." (Arbas, Acte I, scène 1)
Voici presque un an que nous attendions cette parution après l’émerveillement des représentations de l’Opéra Comique. Nous ne reviendrons pas ici sur le contexte et les caractéristiques de l’œuvre elle-même qui sont étudiés dans un article dédié, mais uniquement sur la captation de ces instants de magie, que le souvenir et les mois passés ont sublimés.
L’Apothéose de Lully
Voici une édition un peu particulière de Muse Baroque puisque le numéro de ce mois-ci fait la part belle à Lully (le titre de l’éditorial fait référence à l’œuvre que Couperin dédia à sa mémoire). Il faut dire que l’occasion était trop belle pour qu’on la laisse s’échapper. Songez donc, ô lecteurs, à l’étrange conjonction des astres qui décida de la coïncidence de trois évènements consacrés à des tragédies lyriques de celui qu’on surnomma Baptiste et dont l’ombre imposante plana longtemps après sa disparition sur l’Académie Royale de Musique…
Le luth dans la fosse (Lully, Thésée, Crook, Pudwell, Boston Early Music Festival, O’Dette & Stubbs – CPO)
On pourrait dire enfin : enfin voici ce Thésée qui manquait à la discographie lullienne ; car s’il y avait le travail effectué par Christie avec l’Académie d’Ambronay, aucune publication n’avait suivi. Maintenant que les illustres personnages de cette tragédie en musique – illustres Égée, Thésée et Médée elle-même, que dire encore ? – ont été portés au disque…
Lully chez Couperin
Dans son unique Livre de Pièces de Clavecin de 1689, D’Anglebert glisse au sein de ses suites plusieurs transcriptions de Lully qu’il arrange avec un soin extrême et ornemente avec goût. On retrouvera ainsi de grandes pages telles la Passacaille d’Armide, les Ouvertures de Proserpine ou d’Isis, la Chaconne de Galatée.
Franchissons le Pont d’Ercole
Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz…
