Comparaison des intégrales des Quatre Livres de Clavecin de François Couperin
Les pièces de clavecin de Couperin représentent le sommet de la musique française de clavecin. Mis à part les préludes de l’Art de toucher le Clavecin, l’œuvre de Couperin se compose de 233, groupées par tonalités en 27 ordres publiés en quatre livres (1713, 1717, 1722 et 1730).
Sacrée musique !
Certainement méconnu du plus grand nombre, mentionnons que Rupert Ignaz Mayr fut un violoniste et un compositeur de musique sacrée et de musique de chambre, Maître de Chapelle à Freising. Endroit qu’il ne quitta qu’une vingtaine d’années pour rejoindre la cour bavaroise.
"Marais jouait comme un ange” — Hubert le Blanc
Pourquoi donc l’Ange Marais? En effet, ce titre que d’abjects parisiens snobs pourraient arrogamment qualifier de kitsch (votre serviteur le premier) — titre souligné par la photo des ailes d’un ange, détail d’une statue de marbre, sur la couverture du disque — pourrait en détourner quelques-uns.
Simple et naturel (Morales, Messe et motets, Ensemble Jachet de Mantoue – Calliope)
Avant de commencer, une leçon de morales s’impose. Cristobal de Morales fut en effet l’un des premiers compositeurs espagnol à acquérir une renommée européenne, et ses œuvres furent interprétées lors du service commémoratif de Charles Quint en 1559.
Que serait un Roi sans divertissements ?
Après l’album de Virginio Fadda, Luth et guitare baroque dans les cours européennes, en 2004, voici un album compilatoire et jubilatoire du même acabit.
Pas une ride !
Musique à la Cour de Leopold Ier Oeuvres de Johann Joseph Fux, Heinrich Ignaz Franz von Biber, Johann Heinrich Schmelzer et Giovanni...
“Una notte, sognai che avevo fatto un patto con il diavolo…”
Il règne autour de la Sonate du Diable un souffle de mystère sulfureux. Tartini écrivit : J’ai rêvé une nuit que j’avais scellé un pacte avec le Diable pour le prix de mon âme. Alors me vint l’idée de lui confier mon violon et d’attendre ce qu’il en tirerait. (…) La pièce que j’ai alors écrite est certainement une des plus belles que j’aie jamais composée.
Que le Ricercar Consort continue Sances
Muse d’Or, c’est trop peu pour la Muse de l’Année ! Hélas, bien qu’il ait partagé notre enthousiasme forcené à l’écoute de ce petit chef-d’œuvre, le rédacteur en chef n’a pas cru bon de modifier la maquette (et l’infographiste non plus). Nous protestons donc contre l’inique réalité qui oblige à ne pas pouvoir louer plus que de coutume un enregistrement exceptionnel, et comme on en rencontre peu.
Promesses tenues
Ce que nous sentions au concert est ici encore meilleur : il n’en reste que les bonnes choses ! Ce disque est exclusivement consacré à François Francœur, et comporte des sonates pour violon – le compositeur était violoniste – des airs d’opéras, quelques airs isolés, le tout mélangé soigneusement…
“Chantons, célébrons à jamais / De notre Dieu, la gloire et les bienfaits” (La Destruction de Jéricho, scène dernière)
Originaire de Wertheim, en Baden-Württenberg où il naquit en 1741, Henri-Joseph Rigel s’installe à Paris une vingtaine d’années plus tard et y jouit rapidement d’une grande notoriété. Outre la foisonnante composition de musique de chambre et d’œuvres lyriques très prisée des salons parisiens, il dirige en 1783 le Concert spirituel et enseigne le pianoforte au Conservatoire.
Un Sapin à Versailles
J’avais songé pour l’éditorial de Noël à une prose leste accompagnée d’illustrations appétissantes. Le bandeau de Noël et cette pin-up censée remplacer le frontispice habituel reflètent ce choix. Pourtant, lors du dernier déjeuner de rédaction, des voix se sont faites entendre (vive la démocratie baroque !), selon lesquelles la Muse Baroque ne devait pas se transformer en un lieu de débauche et de stupre où, alanguis sur de confortables sofas, les jeunes rédacteurs et rédactrices échangeraient des sourires entendus…
Avoir un quatre à sec
Les œuvres sont belles, on y sent l’Italie et sa lumière, ses charmes et ses sourires. Hélas, Reinhardt Goebel arrive avec son habituelle précision, et sa légendaire sécheresse. Les aqueducs se bouchent, les fleurs se fanent, le soleil disparaît.
Liens
Le florilège de nos liens reflète le concept d’un petit panier percé : une sélection frustrantes. Il n’a bien entendu...
Franchissons le Pont d’Ercole
Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz…
Rembrandt fecit 1669
Pour le 400ème anniversaire de la naissance de Rembrandt, le film de Jos Stelling, sorti en 1977, re-apparaît fugitivement sur les écrans en copie neuve, et a fait l’objet d’une parution DVD en novembre 2006. Il était temps.
Le Rembrandt de Jos Stelling est assurément un film étrange. Un film pratiquement muet, puisque les dialogues, paroles laconiques arrachées de temps à autres, doivent constituer environ 30 % de la durée totale du film…
Malgoire revisite l’opéra comique selon Händel
Le voici donc, ce Serse que tout le monde connaît grâce à son arioso Ombra Mai Fu, magnifique déclaration d’amour d’un monarque persan à un platane (!). Le livret est plus que brouillon, grouillant de situations plus invraisemblables les unes que les autres, de rebondissements en tout genre, de quiproquos complexes.
Jaquette affreuse, enregistrement sublime
A première vue, ce digipack où Maïté Beaumont sourit béatement alors que s’inscrivent en lettres dorées un énorme Maïté Beaumont et un petit Dolce Mio Ben ressemble à s’y méprendre à une publicité pour cosmétiques, ou un disque de variété. En outre, le livret, d’une grande indigence, n’offre la traduction des textes italiens chantés qu’en allemand.
Joyeux anniversaire, Monsieur René Jacobs !
L’ascenseur s’arrête. Cling ! La porte s’ouvre. Un couloir, une porte. Une petite carte blanche avec un nom dessus. Le battant s’entrouvre, il est là, souriant. Vêtu de sa traditionnelle chemise noire. Je lui serre la main avec effusion. Nous échangeons quelques mots sur l’excellent concert (Don Giovanni de Mozart dans la version de Vienne). Il a une pointe d’accent chantant. Le maître accepte de me signer un autographe et, avant de nous quitter, précise que son anniversaire est le lendemain, c’est-à-dire le lundi 30 octobre…
Nul besoin de Rameau pour faire un bel olivier
Voici du baroque d’Europe centrale comme on l’aime. Composé en 1723 pour le couronnement de Charles VI à Prague, cet oratorio de circonstance, en latin, était à l’origine plus long. Hélas, les parties de musique dansée en ont été perdues. Subsiste un monument grandiose et plein de pompe, où solennité et enthousiasme se mêlent harmonieusement au sein d’une partition terriblement inventive, quoique sans audaces harmoniques.
Moi, j’ai dit “bizarre” ? Comme c’est bizarre…
D’abord, une exécution du Stabat Mater de Pergolèse avec un contre-ténor et un enfant soprano n’a aucune réalité historique. Ensuite, pourquoi diantre accumuler les difficultés de tessitures pour les deux chanteurs ? Pour le panache ? Pour la musique ? Pour l’aventure ?
