Étiquette : Loïc Chahine

CDs & DVDs, Critiques

“L’homme désire l’éternité mais il ne peut avoir que son ersatz : l’instant de l’extase.” (Milan Kundera)

Après un parcours dans l’œuvre de l’espagnol Joseph Ruiz de Samaniego, Los Músicos de Su Alteza ont traversé la Méditerranée pour nous transporter dans la Rome des années 1640, la Rome des papes mécènes Urbain VIII et Innocent X, la Rome baroque de la Contre-Réforme. Deux compositeurs y sont à l’honneur : le napolitain Luigi Rossi, auteur soupçonné de la cantate à cinq Un peccator pentito (Un pécheur repenti), restée anonyme, et Giacomo Carissimi, avec son oratorio peut-être le plus célèbre, Jephte — l’une des partitions qui nous sont parvenues a été copié par rien moins que Marc-Antoine Charpentier !

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CDs & DVDs, Critiques

Galant, virtuose mais peu inspiré

Jean-Pierre Duport fut un grand violoncelliste. Frère aîné de Jean-Louis Duport, l’auteur de l’Essai sur le doigté du violoncelle et la conduite de l’archet, il s’en fut à Berlin où, comme son frère, il fut musicien de Frédéric Guillaume II, lui-même violoncelliste. Il fut signalé dès ses débuts au Concert spirituel comme un virtuose exceptionnel…

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CDs & DVDs, Critiques

“Gott erhalte Franz den Kaiser”

Il y a des disques qu’on attend avec peu de patience. Après un très bel enregistrement de clavicorde consacré à Carl Philipp Emmanuel Bach (Hérisson), nous avions hâte d’entendre ce que nous réserverait Mathieu Dupouy avec ce Haydn au pianoforte. Une fois de plus, c’est dans un univers poétique très imagé qu’il nous convie.

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CDs & DVDs, Critiques

Les angles et les courbes

L’art de la prise de son est un art difficile et un peu ingrat : quand elle est réussie, on n’y prête guère attention — à moins qu’elle ne soit franchement exceptionnelle — mais quand elle est ratée, toutes les fautes lui reviennent. C’est que, l’on peut gâcher un disque avec une prise de son peu convaincante…

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CDs & DVDs, Critiques

Tristes apprêts

Enregistrer en concert une œuvre telle que Naïs est un pari bien risqué. La partition est hérissé de difficultés pour toutes les parties — aussi bien pour les solistes que pour l’orchestre et le chœur — et le livret est, disons-le, aussi inintéressant que possible. Non seulement la situation est quelconque et l’issue prévisible — Neptune aime Naïs qui ne sait pas que c’est à Neptune qu’elle a affaire —, mais de plus la façon même dont l’opéra se terminera est connue d’avance…

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec François Grin, violoncelliste

Entretien avec François Grin, violoncelliste du Quatuor Terpsycordes.
Muse Baroque : Comment en êtes-vous venu à former ce quatuor ? François Grin : Cela vient tout simplement d’une rencontre. Les autres membres étudiaient ensemble au conservatoire de Genève, et je suis arrivé un peu après. De là est née cette envie de monter un quatuor…

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec Jérémie Rhorer, chef d’orchestre

Entretien avec Jérémie Rhorer, Chef d’orchestre et directeur musical du Cercle de l’Harmonie

Muse Baroque : Pouvez-vous nous rappeler l’histoire et le projet du Cercle de l’Harmonie ? Jérémie Rhorer : La formation du Cercle de l’Harmonie a été le fruit d’une relation musicale privilégiée que j’entretenais avec Julien Chauvin depuis une dizaine d’années. J’avais eu l’occasion, de manière fortuite, de lui donner des cours de musique de chambre dans le cadre d’un stage où il était élève et vraiment demandeur de conseils.

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec Hélène Schmitt, violoniste baroque

Entretien avec Hélène Schmitt, violoniste baroque. L’entretien n’était pas vraiement prévu… ou presque. Et voici que par la magie festivalière, ce concentré d’humanité musicale en un lieu si restreint, nous voici avec Hélène Schmitt pour rester ensemble dans les cordes. Bien entendu.

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Concerts, Critiques

La Symphonie inachevée

Certes, la musique de Zelenka est assez rarement donnée en France, malgré une relative abondance discographique. L’initiative de construire un programme autour de sa musique était donc sans doute louable, quoique Rezé ait déjà accueilli il y a peu les Lunaisiens avec les Responsoria pro hebdomada sancta du même Zelenka.

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Concerts, Critiques

“Cara e amabile beltà”

Ce concert était l’évènement-phare du 29e Printemps des Arts de Nantes. C’est lui qui était annoncé le premier, et c’est aussi lui qui figurait sur la plupart des affiches. Par ailleurs, les organisateurs l’ont programmé dans le grand auditorium de la Cité des Congrès, lequel compte près de 2000 places. Sont-ce là des anecdotes ? Sans doute pas.

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Concerts, Critiques

“La suave melodia”

Nous avons évoqué, à propos du concert Le tourbillon des passions, l’adéquation entre la musique et le lieu qui la reçoit ; chanter les psaumes de Salomone Rossi en hébreu dans une synagogue, voilà qui est approprié ! Et plus qu’on ne pense, car une synagogue ne peut pas recevoir n’importe quels musiciens ni n’importe quel répertoire. Fondée en 1870, c’est la première fois que celle de Nantes accueille un concert ouvert ainsi au grand public.

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Concerts, Critiques

“La suave melodia”

La naissance du baroque en Italie, c’est assez vague et un peu cliché. Le programme proposé, lui, ne l’est pas, couvrant environ un siècle de musique italienne — de la fin du XVIe à la fin du XVIIe — vocale et instrumentale, avec un choix qui va de pièces connues, comme le Laudate dominum pour voix et basse continue de la Selva morale e spirituale de Monteverdi ou Amarilli, mia bella de Caccini, à des pièces qui le sont moins, comme le très beau — et virtuose — motet Non plangete de Rosa Giacinta Badalla.

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec Anatoly Gridenko, gambiste

Entretien avec Anatoly Gridenko, gambiste, chef du Chœur du Patriarcat russe. Sitôt le concert terminé, nous profitons d’un moment privilégié en compagnie d’Anatoly Gridenko, dans sa logette. Bienveillant et détendu, le chef du Choeur du Patriarcat russe, qui a notamment enregistré une série d’œuvres liturgiques russe du Moyen-âge au XVIIe siècle chez Opus 111, nous livre quelques pensées sur ce répertoire hélas encore trop méconnu de nos occidentales oreilles…

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CDs & DVDs, Critiques

"Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ?"

Qu’a laissé le savant Charpentier pour assurer sa mémoire ? Medée, Saul et Jonathas. Il aurait mieux valu qu’il n’eût rien laissé. Le sévère jugement porté par Le Cerf de La Viéville (Comparaison de la musique italienne et de la musique française, 1704, Deuxième partie) sur la production dramatique de Charpentier reste-t-il d’actualité ?

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La surprise et l’amour des violes

Rameau pour deux violes ? L’idée vient d’un Allemand, Ludwig Christian Hesse, dont le père, Ernst Christian (1676–1762) avait étudié avec Marais et Forqueray. Quand les deux gambistes rivaux s’en aperçurent, Hesse père fut renvoyé à Darmstadt. La viole connut une heure de gloire en Prusse dans les années 1760 : le prince Frédéric Guillaume II en jouait, entretint une correspondance avec Forqueray fils, et eut Ludwig Christian Hesse pour professeur.

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CDs & DVDs, Critiques

Intus et in cute (Perse, Satire III, v. 30)

Sous la reproduction d’un petit tableau assez fade de Ludolf de Jongh, et le titre un peu mystérieux de Mr Tomkins his Lessons of Worthe (Leçons de Valeur de monsieur Tomkins), se cache en réalité un petit trésor anthologique du répertoire anglais pour clavecin de la première moitié du XVIIe siècle.

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CDs & DVDs, Critiques

La juxtaposition n’empêche pas la beauté

Lors du premier contact avec un disque nouveau, dont le programme avait été chroniqué avec enthousiasme par que notre rédacteur en chef à Ambronay, l’on peut s’attendre à en connaître le contenu. Ainsi, celui-ci n’échappa pas à la règle, et l’auteur de ces lignes, informé par la couverture (de face comme de dos) qu’il y aurait de la musique italienne du XVIIe siècle interprétée par Stéphanie d’Oustrac et l’Ensemble Amarillis, voulut en savoir davantage.

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Entretiens, Rencontres

La Pépinière des Voix, formation pour jeunes chanteurs

La Pépinière des Voix ou des arts florissants. Tout commence en 2008, quand Agnès Mellon décide de se lancer dans un projet de formation pédagogique avec Les Folies Françoises et Patrick Cohen-Akenine, qui géraient déjà une Académie. En tant qu’enseignante, j’avais beaucoup de demandes de la part de jeunes chanteurs de vingt à vingt-cinq ans, sortis des conservatoires mais pas encore vraiment professionnels, aussi bien sur le plan technique que pour des aspects stylistiques.

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Concerts, Critiques

“Mille et une nuits” d’après Antoine Galland (1704)

Lors de la création du Bourgeois gentilhomme mis en scène par Benjamin Lazar, j’ai voulu savoir comment les Turcs étaient perçus en France au XVIIe siècle, et j’ai beaucoup rêvé devant les récits de voyage de cette époque …. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressée à la première édition des Mille et une nuits. Voilà ce qu’écrit Louise Moaty dans la note d’intention insérée dans le programme de cette soirée aux allures de veillée contée..

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CDs & DVDs, Critiques

L’excellence discrète

Il est des compositeurs si discrets que leur œuvre complet tient sur un CD pour deux. De ceux-ci sont Martin Peerson et John Milton. Encore faut-il noter que le partage de l’espace disponible sur la petite galette n’est pas égal : sur les vingt-cinq pistes du disque, seules six sont dévolues à Milton, les dix-neuf autres revenant donc à Peerson.

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