Incandescente (Passion, Véronique Gens, Les Surprises – Alpha)
“Il est bon quand même d’avoir eu un grand amour, une passion malheureuse dans sa vie.” (Albert Camus) Passion : Lully,...
On les compte (Haydn, Les heures du jour, Il Giardino Armonico – Alpha)
Franz Joseph Haydn (1732- 1809) Symphonie n°6 en ré majeur “Le Matin” Symphonie n°7 en do majeur “Le Midi”...
Faux et usage de faux (Romberg, Concertos pour violon, Siranossian, Capriccio Barockorchester – Alpha)
Andreas ROMBERG (1767 -1821) Concerto n°4 en do majeur (1786) Concerto n°12 en sol mineur (1795) Concerto n°9 en la majeur Chouchane...
A Consort’s Monument (L’Achéron, Joubert-Caillet – Ricercar)
A Consort’s Monument Fantaisies, airs et dances d’Alfonso Ferrabosco, John Ward, William White, Thomas Lupo, Richard Dering,...
Stradella, Il Trespolo tutore, Mare Nostrum, De Carlo – Arcana)
Antonio Alessandro Boncompagno Stradella (dit Alessandro Stradella)Il trespolo Tutorecomédie en 3 actes sur un livret de Giovanni...
AirB&B (“Fürchtet euch nicht”, Bassons & Bombardes, Syntagma Amici, Vox Luminis – Ricercar)
Musicalement, le voyage est enchanteur : fluidité de la ligne, couleurs chatoyantes, explosion de timbres entre grain boisé, cancanages, rusticité spontanée, éloquence chaleureuse, les bassons et bombardes justifient leur aura. Ampleur du son, générosité du propos : le geste est affirmé mais souple, la rondeur permanente avec un son en cloche très texturé. L’équipe complice de Syntagma Amici, à la cohésion familiale au sens propre comme figuré, déroule son discours avec naturel, et se joue gracieusement des ornements et diminutions.
Venez, venez, Haine implacable (Lully/Francoeur, Armide 1778, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet – Alpha)
Il faut savoir être fidèle à soi-même. En dépit du livre-disque soigné et des excellents textes de présentation, cette version reliftée 1778 de Louis-Joseph Francœur, qui ne nous avait guère convaincu en concert au TCE ne nous a pas davantage touché au disque.
Une douceur rare (Laudarium : chants de dévotion populaire en Italie au XIVe siècle – Arcana)
Ce coffret regroupe deux disques consacrés à laudes : le premier concerne des chants de dévotion mariale, pratiqués en Italie au XIVème siècle par des membres de confréries laïques, indépendamment de la liturgie ecclésiastique, et le second, laudes directement tirées ou non de la Legenda Sanctorium appelée également la Legenda Aurea…
“C’est l’âme qui doit jouer.” (C.P.E. Bach, Trios Sonatas, Les Ambassadeurs, Kossenko – Alpha)
L’année 2014 aurait pu être consacrée à Carl Philipp Emmanuel Bach qui, dans l’ignorance quasi-générale, a soufflé sa trois-centième bougie. Le label Alpha lui rend cependant un bel hommage en publiant plusieurs de ses Sonates en trio pour violon, flûte et clavecin, accompagnées de concertos pour flûte enregistrés antérieurement.
Harke, harke! Lyra Violls Humors and Delights (Captain Tobias Hume, Les Basses Réunies – Alpha)
On ne sait rien, certes, de Tobias Hume, ou presque, prétendre donc le cerner est vain. Mais la série d’indices qu’il nous glisse dans sa prose tant verbale que musicale, son orthographe intéressante (même pour l’époque), sa bravacherie, sa mélancolie, son humour, sa sauvagerie, son élan, son invention ainsi sa palette d’humeurs changeantes, nous en dit beaucoup plus que tous les biographies que l’on pourrait lui inventer.
La magie de la technique …(Cantate Deo, Marco Beasley, Guido Morini, Accordone – Alpha)
Marco Beasley et Guido Morini marquent ici un événement « atypique », particulier sur le plan musical. Grâce à la technique dite du réenregistrement, le ténor Marco Beasley interprète seul les parties vocales, en principe chantées à deux voix distinctes. Cette technique a été notamment utilisée en musique classique par Aldo Ciccolini dans sa première intégrale des œuvres pour piano à 4 mains d’Erik Satie.
Une nation de musiciens (Cabezon, Doulce Mémoire – Ricercar)
On oublie trop souvent que l’Espagne est une nation de musiciens au même titre que l’Italie, la France ou l’Allemagne. De nombreux compositeurs essentiels se sont succédés et ont contribué aux grandes mutations de la musique européenne : Diego Ortiz, Tomas Luis de Victoria, Juan Bautista Cabanilles, Antonio Soler, Isaac Albeniz, Manuel de Falla…
Dear pretty youth…
Voici une Muse du Mois qui pourra paraître controversée. D’ailleurs, sa désignation, qui ne participe aucunement d’un processus collégial, n’a pas manqué de soulevé quelques sourcils étonnés au sein de la rédaction. Pourquoi cela ? En premier lieu parce que si la pratique de la transposition est relativement commune à l’époque, on s’étonne tout de même…
De derrière les fagotto
En 2009, l’ensemble Zefiro nous avait gratifié d’un superbe enregistrement, coloré et précieux, des concertos vivaldiens pour hautbois (Naïve) doté d’un casting de rêve parmi lequel on retrouvait Manfredo Kraemer, Pablo Valetti, Lorenz Duftschmid, Rolf Lislevand ou Pierre Hantaï.
Etre ou ne pas être harmonique
L’Estro armonico… Une énigme et un mythe. Pourquoi le bien établi éditeur Estienne Roger d’Amsterdam accepta t-il d’éditer à sa charge des concertos pour violon d’un jeune compositeur italien inconnu, 200 pages de superbe musique gravée, en 1711, répartie en 12 concertos, au nombre de solistes décroissant de 4 à un seul…
L’art de faire briller les cuivres
Le Prete Rosso est à l’honneur pour ce premier volume consacré à l’orchestre de Dresde, formation fameuse à l’époque, l’ensemble le plus parfait selon Rousseau dans son Dictionnaire de Musique, célèbre notamment pour la rutilance de ses cuivres et la présence de ses bois, doté d’une personnalité fortement affirmée, à la fois de par son instrumentarium et ses effectifs.
“L’arrogance d’Adonis trouva la vengeance de Vénus”, Don Pedro Calderon de la Barca, La Purpura de la Rosa, 1680.
Le mystère d’Adonis, qui est au sources même de la régénération de la nature dans toutes les nuances de son printemps. Si l’amour poursuit jusqu’à la fleur l’indifférent et le cruel, c’est dans ces amours infidèles que la plus sensuelle des Déesses épanche toute sa volupté.
Un plaisir calme et apaisé
Charpentier a écrit plusieurs cycles de leçons de ténèbres, à différentes périodes de sa carrière. Les premières étaient très ornementées, dans la plus pure tradition française, cette tradition même qui sera ensuite rejetée par une partie de l’Église, scandalisée de voir que les églises se muaient quasiment en maisons d’opéra pour l’occasion.
La puissance du “son”
Voici un enregistrement, qui, à la manière de l’Arpeggiata, transgresse les lisières entre musique populaire et musique savante, musique du monde et musique baroque. Et s’il paraît dans la fameuse collection du Chant de la Terre et non Ut pictura Musica de chez Alpha, c’est bien parce que Mare Nostrum, bien qu’offrant une interprétation historiquement informée …
“Parmi les morts, il y en a toujours quelques-uns qui désolent les vivants.”
C’est en ces termes ambigus que Diderot fait parler Jean-François Rameau dans sa Satire Seconde, plus connue aujourd’hui sous le titre de Neveu de Rameau.
