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1515, voilà the Sixteen !

Composée par Clément Janequin au lendemain de la bataille de Marignan (1515), La Guerre est une des plus fameuses chansons de la Renaissance parvenues jusqu’à nous. Déjà à l’époque, elle suscita un grand engouement, si bien qu’elle fut reprise et arrangée pour divers usages et par divers compositeurs.

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Grandeur et magnificence

C’est à la tête de deux grands ensembles baroques saxons que Hans-Christophe Rademann nous propose de découvrir deux chefs-d’œuvre dont les auteurs participèrent grandement à l’édification du rayonnement culturel qu’avait Dresde sous le règne d’Auguste II (1733-1763) et qui reste aujourd’hui encore une référence de grandeur et de magnificence.

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“Entends-tu déjà le son des plectres et des cithares qui chantent les louanges du vainqueur”

D’accord, le livret consiste en une propagande indigeste dédiée à Charles VI, saint empereur romain totalement oublié. D’accord, l’Ensemble baroque de Nice est plus célèbre pour sa maniaque fidélité à la partition et son application attentive que pour sa fougue dramatique.

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La passion dévastatrice

La jeune et éplorée poétesse vénitienne Gaspara Stampa (1523 – 1554), chantée par Rainer Maria Rilke semble à la mythique Elissa ou Didon, reine de Carthage mille et mille fois abandonnée dans les livrets baroques. Tant Didon que Gaspara Stampa partagent le regret du départ, de l’indifférence et de l’abandon de leur amant, appelées par la guerre pour l’une et par son destin pour l’autre.

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Quelques galanteries

Johann Georg Neruda arriva à Dresde en 1741 et débuta sa carrière de violoniste au service du comte Rutowski, gouverneur de Dresde et descendant d’Auguste le Fort. Soumis à l’influence italienne de compositeurs tels que Corelli, Albinoni ou encore Caldara, il fit publié dans son premier Opus (1764) des Sonates en trio aux accents chaleureux et méditerranéens. Ses œuvres s’adressaient avant tout à un public d’amateur d’où une structure claire, une mélodie simple à mémoriser et un caractère plaisant…

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Le miel de l’Abbaye…

Jamais autant une époque n’aura célébré l’art choral avec autant de flamboyance que le XVIIIe siècle. Il devient l’aboutissement ultime, d’un baroque cherchant toujours à s’élever en un mouvement perpétuel, là où la courbe se fait couleurs, nuances, pourpres et or. Les deux œuvres retenues dans cet enregistrement par Arsys Bourgogne en sont la démonstration.

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Des messes trop brèves

Le musicologue et grand biographe de Bach Philippe Spita n’avait que dédain pour les Quatre messes luthériennes du Cantor de Leipzig : Des fleurs merveilleusement écloses sont ici privées de leurs tiges et réunies en un bouquet fané a t-il écrit à leur sujet. Albert Schweitzer, quant à lui, les considéraient superficielles et dénuées de sens.

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Venise en héritage

Il me faut passionner les gens pour la musique, tel est le credo d’Albrecht Mayer, qui a pris la direction du nouvel l’orchestre baroque New Seasons Ensemble (sur instruments d’époque), afin de livrer un récital de pièces choisies, écrites spécialement pour le hautbois ou le hautbois d’amour.

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Un parfum d’épopée et de chevalerie

En 1727, Vivaldi, rentré à Venise un an auparavant, est à la tête du Teatro Sant’Angelo au poste de directeur d’opéra. Galvanisé par plus d’une décennie pendant laquelle le succès ne lui a presque jamais fault, le compositeur se plonge avec frénésie dans le travail, rêvant de conquérir enfin l’admiration, l’estime – et les salons – du cercle très fermé des grandes familles de la Serenissima.

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Tartinons…

Il y a certaines occasions où l’on voudrait se laisser convaincre et céder aux promesses de ce programme assez original que Chiara Banchini nous propose. Confortablement calée dans un fauteuil, l’opulent coffret entre les mains, on se prend à feuilleter les pages de l’épais livret, qui contient les œuvres poétiques desquelles Tartini s’est inspiré, ainsi qu’une belle iconographie picturale.

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Douceur italienne dans les brumes londoniennes

Un choix de six concertos, composés par un Italien installé à Londres dès 1714, interprété par un ensemble britannique, et enregistré… sur des instruments d’époque, voilà qui allume une étincelle gourmande, intéressée et un peu nostalgique dans l’œil du mélomane baroqueux averti !

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Des châteaux en Espagne

Voici un enregistrement assurément rare et curieux, du moins pour nos oreilles francophones, issu de la dynamique créativité du petit label Verso, particulièrement investi dans la redécouverte du baroque espagnol et portugais.

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“Tandis que des soldats, de moments en moments, Vont arracher pour lui les applaudissements”(Racine, Britannicus, IV, 4)

Le marketing a parfois du bon. Car qui s’intéresserait réellement à un disque intitulé Regna Triumphalem à 12 voix et Missa super Dominis Regnavit à 16 voix ? Pourtant, il s’agit bien-là des deux compositions principales sur lesquelles se fonde cette reconstitution fastueuse du Couronnement de l’Archiduc Mathias, frère de Rodolphe II, en 1612.

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“Que j’ay le jugement peu sain / De m’abîmer dans le dessein / D’élever au Ciel ta loüange: […] L’accident seroit trop étrange, / D’entendre qu’un Hibou loüat un Rossignol.” — L.-G. Brosse, Ode à Gantez.

Annibal Gantez. Voilà un nom qui a bien de quoi nous intriguer, soulevant sous notre crâne une tourbillon d’interrogations : d’abord, d’où vient-il ? D’Espagne, de Gascogne, de quelqu’autre endroit à peine exploré ? Mais surtout, qui est donc ce brave monsieur, auteur d’une messe pourtant imprimée chez Ballard, d’une autre chez Sanlecque, au nom si tonitruant et exotique?

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L’Alchimie élisabétaine

Recueil manuscrit pour brocken consort, la formation musicale sans doute la plus répandue et populaire dans l’Angleterre élisabéthaine, les pages du Walsingham consort book présentent exceptionnellement les différentes parties instrumentales des morceaux…

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Gouttes d’eau sur pierre glacée

Il y a d’abord la mirifique prise de son. Un son large, évocateur, fenêtre sur la lagune laissant s’engouffrer l’air frais d’un matin blême. Même en étant habitué aux excellentes captations de chez Alpha ou Alia Vox, on reste ébahi et admiratif par le savoir faire de Franck Jaffres et Alban Moraud qui concilie une vision globale naturelle et l’impression de se tenir à quelques mètres des musiciens.

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“Jerusalem, Jerusalem convertere ad Dominum deum tuum”

Datant de 586 avant Jésus Christ, les Lamentations du Prophète Jérémie témoignent du désespoir d’Israël et de la désolation de la Ville Sainte après sa première destruction ; intégrées à l’Ancien Testament, elles constituent un élément essentiel de l’Office des Ténèbres célébré au cours du triduum sacrum de la Semaine Sainte.

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Tous les visages de l’amour

Patricia Petibon a choisi les airs chez trois compositeurs phares de l’ère classique– Haydn, Mozart et Gluck- esquissant douze personnages dont le fil commun, l’amour, s’exprime en une palette de sentiments et d’émotions, qui appellent un traitement vocal fin et nuancé.

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L’oratorio sepolchro, ou la liturgie luthérienne à l’heure de l’opéra baroque

Ayant épousé en 1719 le dauphin du Prince électeur (futur Frédéric-Auguste II de Saxe), l’archiduchesse Marie-Josèphe de Habsbourg apporta avec elle la tradition musicale italienne à Dresde. Or, si la famille des Princes électeurs s’était convertie au catholicisme depuis peu, la Saxe demeurait un bastion luthérien.

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Les Passions brillent avec Eclats

Eclairé par le chœur de François Terrieux, l’orchestre Les Passions dirigé Jean-Marc Andrieu présente pour son premier enregistrement un programme riche et intéressant, mêlant concertos du Prêtre Roux et motets d’un grand compositeur injustement méconnu. Nicola Porpora ne s’est en effet pas limité à enseigner aux grands castrats tels que Farinelli et Caffarelli, ou encore – ce que l’on sait moins – à Haydn…

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