Le trou de serrure
La musique pour consort de violes comme celle des lute songs ne relevaient pas, dans l’Angleterre du XVIe et du début du XVIIe siècle, du concert mais plutôt de la pratique musicale privée. C’est ce que rappelle Richard L. Smith au début du texte qui accompagne ce disque…
La puissance du “son”
Voici un enregistrement, qui, à la manière de l’Arpeggiata, transgresse les lisières entre musique populaire et musique savante, musique du monde et musique baroque. Et s’il paraît dans la fameuse collection du Chant de la Terre et non Ut pictura Musica de chez Alpha, c’est bien parce que Mare Nostrum, bien qu’offrant une interprétation historiquement informée …
Un beau jeune homme que ce CMBV !
Son plus bel atour est certainement ce chœur unique en couleurs, textures et moelleuse volupté que sont les Pages et Chantres de Versailles. Fêtant ses 20 ans avec faste un beau coffret de trois CD vient prolonger l’éclat d’une naissance sous les meilleurs auspices. Olivier Schneebeli dirige avec passion cet ensemble vocal d’excellence depuis 20 ans.
“Parmi les morts, il y en a toujours quelques-uns qui désolent les vivants.”
C’est en ces termes ambigus que Diderot fait parler Jean-François Rameau dans sa Satire Seconde, plus connue aujourd’hui sous le titre de Neveu de Rameau.
La Guirlande de mai (Le Triomphe de l’Amour, Piau, Corréas, Les Paladins – Naïve)
Depuis la redécouverte du baroque français, les projets et les orchestres se sont multipliés, poursuivant les incessantes découvertes. Parmi les voix de la troupe pionnière des Arts Florissants se distinguèrent l’aérienne Sandrine Piau et la basse élégante de Jérôme Correas.
Missa 1733 : le making-off de la Messe en Si
C’est à une Messe en Si véritablement surprenante que nous avons à faire ici. Cette Messe clôt une trilogie consacrée aux Messes Brèves de Bach. Les deux premiers enregistrements toujours chez Alpha ayant suscité en nous une grande ferveur et une belle admiration pour cet ensemble si jeune, c’est avec d’autant plus d’excitation que nous attendions ce dernier opus.
“L’amour le plus parfait n’est pas le mariage.” Pierre Corneille, La galerie du palais
Le mariage est une célébration religieuse, cela est entendu. Mais les réjouissances ne se font pas qu’à l’église, et le présent programme mêle des œuvres destinées à l’office — la cantate de Böhm et celle de Johann Sebastian Bach — à d’autres qui évoquent davantage les festivités familiales qui le suivait.
“La bière et les violes de gambe sont arrivées toutes deux en Angleterre la même année”
Le champ de la musique pour consort est vaste et varié ; il recouvre un peu plus d’un siècle de musique dans toute l’Europe — l’Angleterre surtout, mais aussi la France, l’Allemagne et l’Italie. Henry Peacham écrit en 1636 que la bière et les violes de gambe sont arrivées toutes deux en Angleterre la même année, sous le règne du roi Henry VII.
Aix vaut bien une messe !
Voici le dernier volet du voyage entrepris par les Passions après le Requiem puis les Lamentations (Ligia) à travers l’œuvre de Jean Gilles qu’hélas peu d’interprètes explorent avec autant de curiosité et de constance que Jean-Marc Andrieu depuis les incursions d’Hervé Niquet.
A l’école du Caravage
Jusqu’au IVe siècle, les solennités pascales orientaient toute la vie du chrétien, tant la mort et la résurrection du Christ s’inscrivent au cœur même de sa foi. La célébration de l’office des Ténèbres est attestée dès le Ve siècle, et son développement est dès lors resté immuable.
"On peut et on doit dire que voyla de la bonne et de l’excellentissime musique rien n’y manque qu’une bonne execution"
La musique de chambre de Couperin est à l’honneur : deux versions des sonates en trio du claveciniste paraissent en quelques semaines : ce fut d’abord l’intégrale des Nations par le jeune ensemble Les Ombres (Ambronay éditions), et voici maintenant les versions premières des sonades, seules (sans les danses qui les suivent dans les Nations), par les Dominos.
“Couperin crée un style unique, léger quoique mesuré ; noble mais sans lenteur” (Margaux Blanchard & Sylvain Sartre)
Défenseur d’une Europe musicale avant l’heure, François Couperin compte parmi les grands compositeurs du XVIIIème siècle, à l’esprit brillant et au cœur sensible. Auteur de nombreuses œuvres pour orgue et clavecin seul, on lui doit également des Leçons de Ténèbres rendues célèbres par Alfred Deller, et plusieurs pièces instrumentales, dont Les Nations sont peut-être l’exemple le plus achevé.
Une exploration magistrale des opéras du Prêtre Roux
Après un récital fort réussi d’airs d’opéras du Prêtre Roux des mezzos Magdalena Kožená (Archiv) ou Vivica Genaux (Virgin), sans compter la controversée Sonia Prina (Naïve) il y a quelques temps, voici un nouveau pendant dans le registre de soprano par Roberta Invernizzi.
Les habsbourgeois…
Pour son premier disque, l’ensemble Stravaganza n’a pas choisi la facilité, avec cette sélection d’œuvres autrichiennes des cours de Vienne et Kremsier dont la liberté formelle et la virtuosité font les délices des mélomanes.
L’éclat et la franchise
Avec Joseph Haydn, nous quittons notre chère esthétique baroque pour entrer en plein dans l’ère de la musique classique. Cette incursion en terre étrangère sera pour la Muse l’occasion de s’intéresser à un compositeur brillant, poly-instrumentiste et fécond en œuvres de tous genres.
Pleins feux
Le maestro Marcello Di Lisa nous propose ici un panorama ramassé mais assez complet de l’œuvre de Pergolèse, compositeur emporté par la tuberculose à l’aube de sa carrière musicale. L’enregistrement est structuré autour de quatre opéras sérias, avec leur ouverture, suivie d’extraits chantés par la mezzo Daniela Barcellona. Les ouvertures offrent le champ libre à l’orchestre Concerto de’ Cavalieri pour donner la pleine mesure de son talent.
Le Maître de Musique
Ceux qui ont regardé consciencieusement un générique de la série Kaamelott le savent déjà : le talent d’Alexandre Astier ne se limite pas à jouer la comédie. En plus d’être l’auteur de la série, il est également, entre autres, le compositeur de sa musique, tout comme de celle de son film David et Madame Hansen.
A la claire fontaine
En 2010 paraissait la première partie de ce qui constitue désormais l’intégrale du recueil des Fontana d’Israël de Schein (1623), passionnants motets à l’écriture incroyablement riche, entre écriture polyphonique verticale encore issue du leg de Lassus, langage madrigalesque et modernité concertante.
