N’attendons plus le Messie
Edward Higginbottom justifie ce nouvel enregistrement par son choix de la version londonienne de 1751, où Haendel fit appel à des sopranos garçons à la fois dans le chœur et pour des parties solistes. Il n’avait pourtant guère besoin de ce prétexte musicologique, puisque cette interprétation se révèle l’une des plus satisfaisantes de toute l’abondante discographie…
Auf wiedersehen, Herr Goebel !
30 ans déjà. 30 ans que cet ensemble né en 1973 a sillonné le globe, les plaines et les ravins de la musique baroque. 30 ans qu’avec cette brusquerie poétique et cette violence parfois tendre Reinhardt Goebel a dirigé son violon entre les parallèles 1640 et 1760…
Plongeons dans le bain de Cléopâtre…
Voici une captation vidéo de l’opéra le plus fameux de Haendel injustement oubliée. Certes, si elle évite heureusement les laideurs actualisées de Peter Sellars (DVD Decca, enr. 1990), cette ancienne lecture de Francisco Negrin ne peut prétendre à la quasi-perfection de la récente version de William Christie (DVD Opus Arte, enr. 2005) qui s’en inspire clairement sur certains points.
Un impardonnable manque de Gould
Jean-Sébastien BACH (1685-1750) Variations Goldberg BWV 988 Glenn Gould (???), PianoVersion de 1955 retravaillée par les Studios...
Un bon coup de Ballet
Dès les premières secondes, l’on sent que l’on a affaire à un grand disque. Happé, entraîné, submergé par le violon plein et déchirant de Monica Huggett, l’auditeur frémit, troublé par la poésie et la douleur du paysage qui s’offre à lui. Deux autres violons font leurs entrées, en imitation, en dialogue, sans jamais s’imposer tandis que Paul Beier égrène son théorbe avec grâce, effeuillant les notes…
Le MP3 ne passera pas !
Avec le développement des téléchargements de musique par Internet (légaux ou non), la mode des baladeurs et des fameux Ipod, le MP3 gagne du terrain. Exit les piles de CDs qui s’amoncellent et que l’on doit trier. Exit le soin qu’on doit prendre à ne pas en rayer le vernis, en particulier du côté de la sérigraphie. Moins coûteux, plus pratique, véhicule d’un plaisir immédiat qui évite la queue chez le disquaire, le MP3 gagne du terrain…
Comparaison des intégrales des Quatre Livres de Clavecin de François Couperin
Les pièces de clavecin de Couperin représentent le sommet de la musique française de clavecin. Mis à part les préludes de l’Art de toucher le Clavecin, l’œuvre de Couperin se compose de 233, groupées par tonalités en 27 ordres publiés en quatre livres (1713, 1717, 1722 et 1730).
Sacrée musique !
Certainement méconnu du plus grand nombre, mentionnons que Rupert Ignaz Mayr fut un violoniste et un compositeur de musique sacrée et de musique de chambre, Maître de Chapelle à Freising. Endroit qu’il ne quitta qu’une vingtaine d’années pour rejoindre la cour bavaroise.
"Marais jouait comme un ange” — Hubert le Blanc
Pourquoi donc l’Ange Marais? En effet, ce titre que d’abjects parisiens snobs pourraient arrogamment qualifier de kitsch (votre serviteur le premier) — titre souligné par la photo des ailes d’un ange, détail d’une statue de marbre, sur la couverture du disque — pourrait en détourner quelques-uns.
Simple et naturel (Morales, Messe et motets, Ensemble Jachet de Mantoue – Calliope)
Avant de commencer, une leçon de morales s’impose. Cristobal de Morales fut en effet l’un des premiers compositeurs espagnol à acquérir une renommée européenne, et ses œuvres furent interprétées lors du service commémoratif de Charles Quint en 1559.
Que serait un Roi sans divertissements ?
Après l’album de Virginio Fadda, Luth et guitare baroque dans les cours européennes, en 2004, voici un album compilatoire et jubilatoire du même acabit.
Pas une ride !
Musique à la Cour de Leopold Ier Oeuvres de Johann Joseph Fux, Heinrich Ignaz Franz von Biber, Johann Heinrich Schmelzer et Giovanni...
“Una notte, sognai che avevo fatto un patto con il diavolo…”
Il règne autour de la Sonate du Diable un souffle de mystère sulfureux. Tartini écrivit : J’ai rêvé une nuit que j’avais scellé un pacte avec le Diable pour le prix de mon âme. Alors me vint l’idée de lui confier mon violon et d’attendre ce qu’il en tirerait. (…) La pièce que j’ai alors écrite est certainement une des plus belles que j’aie jamais composée.
Que le Ricercar Consort continue Sances
Muse d’Or, c’est trop peu pour la Muse de l’Année ! Hélas, bien qu’il ait partagé notre enthousiasme forcené à l’écoute de ce petit chef-d’œuvre, le rédacteur en chef n’a pas cru bon de modifier la maquette (et l’infographiste non plus). Nous protestons donc contre l’inique réalité qui oblige à ne pas pouvoir louer plus que de coutume un enregistrement exceptionnel, et comme on en rencontre peu.
Promesses tenues
Ce que nous sentions au concert est ici encore meilleur : il n’en reste que les bonnes choses ! Ce disque est exclusivement consacré à François Francœur, et comporte des sonates pour violon – le compositeur était violoniste – des airs d’opéras, quelques airs isolés, le tout mélangé soigneusement…
“Chantons, célébrons à jamais / De notre Dieu, la gloire et les bienfaits” (La Destruction de Jéricho, scène dernière)
Originaire de Wertheim, en Baden-Württenberg où il naquit en 1741, Henri-Joseph Rigel s’installe à Paris une vingtaine d’années plus tard et y jouit rapidement d’une grande notoriété. Outre la foisonnante composition de musique de chambre et d’œuvres lyriques très prisée des salons parisiens, il dirige en 1783 le Concert spirituel et enseigne le pianoforte au Conservatoire.
Un Sapin à Versailles
J’avais songé pour l’éditorial de Noël à une prose leste accompagnée d’illustrations appétissantes. Le bandeau de Noël et cette pin-up censée remplacer le frontispice habituel reflètent ce choix. Pourtant, lors du dernier déjeuner de rédaction, des voix se sont faites entendre (vive la démocratie baroque !), selon lesquelles la Muse Baroque ne devait pas se transformer en un lieu de débauche et de stupre où, alanguis sur de confortables sofas, les jeunes rédacteurs et rédactrices échangeraient des sourires entendus…
Avoir un quatre à sec
Les œuvres sont belles, on y sent l’Italie et sa lumière, ses charmes et ses sourires. Hélas, Reinhardt Goebel arrive avec son habituelle précision, et sa légendaire sécheresse. Les aqueducs se bouchent, les fleurs se fanent, le soleil disparaît.
Liens
Le florilège de nos liens reflète le concept d’un petit panier percé : une sélection frustrantes. Il n’a bien entendu...
Franchissons le Pont d’Ercole
Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz…
