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« J’y ay observé perpendiculairement la juste valeur des tems et des notes; et à proportion du sçavoir et de l’âge des personnes, on trouvera des piéces plus ou moins difficiles, à la portée des mains excélentes, des médiocres et des foibles. L’usage m’a fait connoître que les main vigoureuses et capables d’exécuter ce qu’il y a de plus rapide et de plus léger ne sont pas toûjours celles qui reüssissent le mieux dans les piéces tendres et de sentiment, et j’avoueray de bonne foy que j’ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend. » (François Couperin, Préface du Premier Livre des Pièces de Clavecin, 1713)

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Domine salvum fac regem ! (Dieu sauve le Roi !)

On a trop souvent considéré le Grand Motet versaillais comme un genre lourd et pompeux, où les trompettes le disputaient aux timbales pour la plus grande joie des courtisans blasés. Rien ne saurait être plus réducteur, comme Hervé Niquet le démontre dans cette quasi-intégrale des Grands Motets du Florentin (il y manque malheureusement le Jubilate Deo).

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« Toi aussi, Minkowski ? »

Après la révolution Ariodante et l’excellent Hercules (Archiv), on attendait beaucoup de le sortie de Giulio Cesare par le maître grenoblois. Ce long opéra possède un livret peu conventionnel puisqu’il relate sous forme d’épopée héroïque les aventures égyptiennes de César chez le fourbe Ptolémée XIV et la douce Cléopâtre.

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Un oratorio politique

Pour un oratorio, Sedecia a tout de l’opéra. L’absence de choeur, les innombrables airs de bravoure, l’ambiance martiale puis pathétique de l’oeuvre confirment ce que laissait pressentir une partition aux timbales et trompettes rutilantes. Gérard Lesne est au mieux de sa forme et se taille la part du lion avec son incarnation magnifique du rôle-titre. A ses côtés, les autres solistes se surpassent. On remarque notamment les débuts prometteurs du très jeune Philippe Jaroussky, sans citer les belles performances de Peter Harvey et Mark Padmore, habitués de ce répertoire et toujours aussi excellents.

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Hautes terres, morne plaine

Suffit-il d’une poignée de très excellents solistes, d’instruments on ne peut plus authentiques (la plupart des originaux dont le pedigree est soigneusement noté dans le livret) et d’un célèbre compositeur pour faire un bon disque ?

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Sublime !

Enfin, aurait-on eu envie de dire, car l’Orfeo n’est pas une œuvre facile d’accès au public non italianisant : comme pour tout opéra inscrit dans le drame et dans la parole, il faut en comprendre le texte ; or comprendre le texte dit avoir les yeux rivés sur le livret pendant l’écoute, ce qui est loin d’être idéal. Le DVD est souvent un moyen adéquat d’avoir la musique et le livret sous les yeux sans effort, avec en prime, quand tout va bien, le drame qui se déroule réellement sous nos yeux, comme si on y était.

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Réservé aux passionnés de flûte à bec.

Elève de Lully, compositeur renommé pour ses tragédies lyriques (surtout Alcyone) et ses pièces de violes de gambe, Marais fit également paraître un recueil de Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole avec la basse continue en 1692. Très proches du modèle des Concerts Royaux de Couperin, ces courts morceaux , regroupés sous forme de suites de danse, furent sans doute composés pour les mêmes occasions…

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God save the King’s Consort !!!

Amateur de grosses fanfares, de foule en liesse s’époumonant à crier God save the King ! Long live the King ! May He lives forever !, passionnés de cloches, possesseurs de grosses enceintes, cet enregistrement unique est fait pour vous !

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Pas de marée sur la Tamise

Les instrumentistes sont remarquables de justesse, cuivres y compris. Les tempi fluides et bien choisis. Mais que manque t-il donc à ces deux enregistrements pour véritablement emporter l’adhésion ? De la spontanéité, de la rugosité, quelques couacs de la part des cornistes (pas autant que chez Harnoncourt, Malgoire ou Niquet mais un peu quand même), plus de mouvement ?

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Corelli est devenu galant

A l’écoute de cet enregistrement peu connu, l’auditeur pense immédiatement au modèle corellien des sonates d’églises : alternance lent-vif-lent-vif, polyphonie simple et mélancolique, passages en imitation, structure en trio. Pourtant, ce n’est certainement pas du Corelli.

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Une flûte de champagne pétillante à souhait

Les sonates pour flûtes de Händel sont parmi les œuvres instrumentales les plus populaires du compositeur, aux côtés de sa Water Music ou de ses concertos pour orgue. On ne reviendra donc pas sur l’originalité des morceaux, l’habileté mélodique digne des grands tubes opératiques genre cara sposa ou lascia la spina.

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Dear pretty youth…

Pour changer un peu des contre-ténors (incontournables Alfred Deller ou Paul Esswood, par exemple), voici un double coffret qui nous propose la réédition économique de nombreuses Chansons de Purcell, et d’extraits de ses musiques de Scène, notamment le lamento de Didon. Hélas, comme c’est le cas dans cette collection, le livret est absent, mais cela n’empêche pas d’admirer le timbre diaphane et cristallin de Nancy Argenta dans l’un de ses enregistrements les plus aboutis.

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Un vrai canon

Avant même la révolution baroque et l’engouement pour ce répertoire, avant l’arrivée des instruments d’époque et le triomphe du clavecin, qu’étaient nos amis devenus ? Eh bien pas grand chose, mais dans cette Bérézina surnageaient Bach, Vivaldi, Haendel, le soi-disant Adagio d’Albinoni (bidouillage d’un musicologue qui n’a que peu à voir avec le style de ce compositeur) et… le Canon de Pachelbel…

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Le premier opéra londonien de Händel

En 1710, Händel prend congé de l’Electeur de Hanovre et part à Londres où des propositions lui avaient été offertes. Pour son premier opéra londonien, Händel prépare une œuvre à grand spectacle : la riche orchestration, les airs enlevés et le recours à de nombreuses machineries doivent éblouir le public anglais.

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Divinement timbrée !

Certains de nos collègues n’aiment pas Margaret Price, dénonçant un timbre d’une platitude dramatique absolument confondante, une émission aux reflets légèrement métalliques, qui a l’air de se gargariser de sa supposée beauté.

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« Alceste ne vient point et nous devons l’attendre » (Acte II scène 1)

Alceste fut représentée pour la première fois à Versailles en 1674. La belle gravure de Jean le Pautre permet d’avoir une assez bonne idée des effectifs engagés pour sa représentation dans la Cour de Marbre deux ans plus tard. On y voit notamment l’agencement stéréophonique avec les tribunes de musiciens placées à la droite et à la gauche du Roi…

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Intense

Si les concertos de Vivaldi se suivent et se ressemblent – disent les mauvaises langues – ce n’est pas le cas de ses sonates où il fait montre d’une plus grande originalité. En 1974, Michael Talbot exhume un manuscrit autographe qui dormait à la Central Library de Manchester, sans doute copié de la main du père même de Vivaldi pour être offert au Cardinal Ottoboni, malgré l’absence de dédicace.

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Le dernier oratorio de Händel…

C’est un compositeur âgé et malade qui entreprend l’écriture de Jephta au début de l’année 1751. La partition autographe comprend d’ailleurs des annotations peu équivoques telles Biss hier herkommen, den 13. Febr. 1751 verhindert worden wegen relaxation des Gesichts meines linken Auges…

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