“La Raison vous dit : Trois c’est trois et la Foi déclare que : Trois c’est un” (Flaubert)
Mars 2009. Bruno Cocset possède l’archet agile, assuré, infiniment conteur. Après des sonates de Barrière, Geminiani ou Vivaldi, après les 6 Suites pour violoncelle tous parus chez Alpha, revoilà l’artiste pour un enregistrement programmatique très personnel, cheminement intellectuel que Bruno Cocset décrit avec naturel et candeur dans le livret, autour de la Guerre de Trois.
Cheers !
Janvier 2009. Pour son CD catalogue 2009, Alpha a choisi cet enregistrement très typé des Witches qui en surprendra plus d’un. En effet, dès les premières mesures, l’on comprend clairement pourquoi Nobody’s Jig relève de la collection les Chants de la Terre (jaquette blanche) et non de Ut Pictura Musica (jaquette noire).
Quelques galanteries
Johann Georg Neruda arriva à Dresde en 1741 et débuta sa carrière de violoniste au service du comte Rutowski, gouverneur de Dresde et descendant d’Auguste le Fort. Soumis à l’influence italienne de compositeurs tels que Corelli, Albinoni ou encore Caldara, il fit publié dans son premier Opus (1764) des Sonates en trio aux accents chaleureux et méditerranéens. Ses œuvres s’adressaient avant tout à un public d’amateur d’où une structure claire, une mélodie simple à mémoriser et un caractère plaisant…
Tartinons…
Il y a certaines occasions où l’on voudrait se laisser convaincre et céder aux promesses de ce programme assez original que Chiara Banchini nous propose. Confortablement calée dans un fauteuil, l’opulent coffret entre les mains, on se prend à feuilleter les pages de l’épais livret, qui contient les œuvres poétiques desquelles Tartini s’est inspiré, ainsi qu’une belle iconographie picturale.
Lorsque j’entends ce prélude de Bach…
De cette nouvelle parution de la maison de disques Calliope, d’aucuns penseront qu’il s’agit d’un énième enregistrement des Suites pour luth de Bach. Certes, mais celui-ci mérite qu’on fasse plus que d’y prêter l’oreille, pour en apprécier tous les contours et les raffinements.
Le non divin Mozart
Les disques de pianoforte font rarement beaucoup de bruit, peut-être à l’instar de l’instrument qu’on y entend. Peut-être aussi parce que beaucoup d’interprètes n’ont pas choisi le pianoforte, mais ont seulement choisi l’instrument d’époque en une démarche louable, mais qui ne s’avère pas toujours musicalement intéressante.
Plaisante conversation
Après la superbe intégrale de Monsieur de Sainte-Colombe précédemment chroniquées sur ces pages, les Voix humaines se sont alliées à d’autres artistes pour nous permettre en cette fin d’année 2008 de découvrir et d’apprécier un instrument trop méconnu dans un répertoire particulièrement valorisant.
Concerts à deux violes inégalables
Voici une critique bien tardive et que nous avions prévu pour l’été. Mais l’écoute de ce monument discographique de près de huit heures méritait bien qu’on prenne le temps nécessaire, et il eut été malhonnête de chroniquer cette intégrale unique des Concerts à deux violes esgales de Sainte-Colombe (sans doute le Parisien Jean de Sainte-Colombe comme les recherches de Jonathan Dunford tendent à le prouver) sans en avoir admirer toutes les facettes.
Ah, la délicieuse saveur des compotes maison…
On avait découvert il y a quelques mois de cela le confort tendre de l’interprétation au virginal des pièces extraites du Manuscrit Susanne van Soldt. Pour mémoire, ce recueil comporte 33 arrangements de chansons profanes, de danses et de psaumes qui constituent l’une des sources les plus précieuses de la musique quotidienne néerlandaise de cette époque.
De l’art de la sanguine et du pastel…
Peut-on mieux dire que Marianne Muller qui nous invite à nous perdre dans les méandre d’une galerie de compositeurs ? Galerie au sens de musée, de collection particulière, de cabinet des curiosités dont l’heureux maître des lieux vous entrouvre la porte, et vous guide avec passion parmi les merveilles qu’il a rassemblées.
Un archet olympien et olympique
Avec ce nouvel enregistrement de Geminiani, Bruno Cocset confirme si besoin était son titre de Meilleur Archet catégorie Violoncelle aux Championnats du Monde de Musique Baroque. Dès le coup de départ, l’artiste, qui avait déjà remporté des trophées bien mérités avec ses interprétations de sonates de Vivaldi ou Barrière, prend à contre-pied le jury qui s’attendait à un déferlement de difficultés techniques et de virtuosité assumée
Morne plaine
Cet enregistrement inédit des Suites pour violoncelle de Bach a été publié à l’occasion des 250 ans de la mort de Bach, dans la collection Bach 2000 de Teldec. Exhumant une version d’Harnoncourt qui n’avait jamais été destinée à la commercialisation, la maison de disque mettait en avant une interprétation entre les visions classique et baroque.
Quintessence de la guitare baroque
Avec l’Italien Francesco Corbetta nous avons véritablement affaire avec un Maître de musique tel qu’en produisit le XVIIème siècle. Musicien virtuose, il parcourut l’Europe se produisant dans toutes les cours importantes. Compositeur prolixe, il légua à la postérité cinq livres de musique (1639, 1643, 1648, 1671, 1674) traçant la voie d’un répertoire destiné à la guitare baroque…
Janine ou l’archet qui brille
Il y a quelque chose de lumineux et de gai dans l’archet (moderne) et le violon de Janine Jensen. Une clarté et une précision paradoxalement mêlées de laisser-aller, comme si l’artiste s’apercevait avec surprise que sa lecture était conforme à ses pensées. Le timbre est transparent sans être totalement lisse, les articulations bien choisies.
Miam, on en reprendrait bien un cornet
Bon, les notes de programme sont peu flatteuses pour Monteverdi : Avec de tels musiciens Marini et Castello, Monteverdi pouvait être assuré d’avoir à sa disposition les meilleurs spécialistes du genre, ce qui explique peut-être pourquoi il a si peu composé pour les instruments.
De l’art et du cochon
Ah, la mandoline ! On imagine trop vite Venise, les brunes et piquantes Italiennes derrières leurs persiennes, cloîtrées là-haut dans leur chambre à balcon… La mandoline, c’est un peu Don Giovanni et Leporello sous les fenêtres d’Elvire, c’est le Comte Almaviva sous celles de Rosine.
Le raffinement des mélodies selon Jean-Marie Leclair
A une époque où la musique vocale dominait, sous l’impulsion de cercles favorables à l’émancipation de la musique instrumentale qui entreprirent des concerts publics, et sous l’influence des genres italiens tels le concerto et la sonate, le violon – jusqu’alors instrument de baladin ! –, put convenir de façon nouvelle au goût français.
Belle marquise, vos yeux me font mourir d’amour…
Cet enregistrement figure ici avant tout pour sa valeur historique : il s’agit en effet du premier disque du Concentus Musicus Wien, enregistré en 1963. Pourtant, les qualités musicales n’y font pas défaut.
