Étiquette : Muse : argent

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"Extase des regards, scintillement des nimbes !" (Stéphane Mallarmé)

Brillant hautboïste (dont nous avons pu apprécier la virtuosité il y a quelques semaines à Froville aux côtés de Damien Guillon), Marcel Ponseele nous livre ici trois cantates de Bach faisant appel à cet instrument, ainsi que le beau lamento Ach, dass ich Wassers gnüg hätte de Jean-Christophe Bach (composé pour une voix d’alto).

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A fond…

Les catalogues sont souvent des mets de choix, reflets choisi du savoir-faire du chef invitant à parcourir les autres plats de la carte. Cette compilation Aus der Tiefe ne déroge heureusement pas à la règle et vient nous replonger dans les heureux méandres de la nostalgie musicale.

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A quand le passage sur instruments baroques ?

Voici le retour de Pasticcio Barocco pour ce cinquième opus du label Hérissons, dédié à l’un des sommet de la musique pour hautbois et basson, avec ces sonates en trio de Zelenka d’une virtuosité et d’une inventivité admirables. L’ensemble signe ici assez clairement l’un de ses meilleurs enregistrements…

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Canzona, canzona

Trabaci, un nom qui sonne comme l’appellation sucrée d’une ville d’Italie, alors que les premières notes d’une Gagliarda énergique et souriante font songer irrésistiblement à du Frescobaldi sous le toucher coloré et ductile de Lydia Maria Blank. Trabaci, auteur prolifique célèbre à l’époque pour sa musique pour clavier, et dont la jeunesse reste nimbée de mystère, Trabaci enfin organiste de l’Oratorio dei Filippini, puis de la Chapelle des Vice-Rois de Naples.

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Cantica Sacra

Des Cantica Sacra, l’auditeur se souvient peut-être qu’un enregistrement en avait été donné par le Ricercar Consort en 1992, avec entre autres Greta de Reyghere, Hervé Lamy, et Max Van Egmond, Philippe Pierlot et Sophie Watillon… Enregistrement d’ailleurs publié chez Ricercar, comme le présent : que l’on ne s’y trompe pas, celui-ci n’est pas une réédition de l’ancienne version.

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Ecce quod natura

Pour les mélomanes du XXIe siècle, le nom de Gilles Binchois se rattache avant tout à des chansons d’amour courtois, dont une quarantaine a traversé les siècles jusqu’au nôtre. Issu d’un milieu bourgeois, Gilles de Binche aurait dans sa jeunesse porté les armes avant de se consacrer à la vie religieuse.

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“Mais ce qui reste est l’œuvre des poètes” (F. Hölderlin, Souvenir)

Une parenthèse pour commencer, celle qui nous pousse à louer ces jaquettes traditionnelles ornées de toiles de maîtres, où de caractères typographiques avec d’élégants empattements énoncent le programme. Certes, le docte et élitiste concerti, quadro, sonate con basso di viola solista cède la place au plus resserré Viola di gamba qui claque comme une promesse exotique…

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“Personne, me semble-t-il, / N’accorde de valeur à aucun don de Nature, / Pour valable qu’il soit, / S’il ne se trouve coloré / Par l’obscure et ténébreuse clarté de Fortune”

La première messe écrite par un seul homme ! Pensez-donc si c’est une date. Dans l’histoire des productions humaines, les moments où l’artisanat succède victorieusement à l’industrie ne sont pas si courants… Alors redisons-le : bien avant la Messe en si, de qui vous savez, et le Requiem, de qui vous voulez, il y eut cette Messe de Notre-Dame, de Guillaume de Machaut.

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“Le déguster comme un bon vin”

Après sa dernière escapade mystique en terre orientale (Laudes, Zig Zag Territoires), Doulce Mémoire renoue par cet enregistrement avec la musique à danser du XVIème siècle qui a marqué ses débuts. Période florissante et généreuse, la Renaissance a permis aux différents divertissements de prendre un essor considérable.

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MDCLXX

Rome, en 1670, sort d’une longue période pendant laquelle, sous l’impulsion de papes tels qu’Urbain VIII, Innocent X ou Alexandre VII, a émergé un florissant décor baroque. Eglises et basiliques, places monumentales et fontaines, palais et villas, oratoires et colonnes votives, tout n’est plus que mouvements et chantournements, baldaquins torses et encorbellements, frontons festonnés et tympans ornés de mille fioritures.

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Sauce piquante : “Convidando está la noche aquí de musicas varias.” (Sor Juana Ines de la Cruz)

La découverte de la musique baroque des Amériques n’est plus à faire, des ensembles tels que Elyma de Gabriel Garrido, Le Concert des Nations de Jordi Savall ou L’Arpeggiata de Christina Pluhar se sont chargés de débusquer et de ramener des lointaines jungles, missions et villes ensoleillés ces petits bijoux ciselés dans les forges syncrétiques du Nouveau Monde.

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“La langue noble est moins favorable à la musique”

Nombreuses sont les critiques qui ont fusé contre Alexandre Pitra, le librettiste adaptateur de cette Andromaque, tout comme autant de reproches d’inexactitude et d’imprécations contre ce que qualifiera le sulfureux comte Grimm d’ hérésie du goût.

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“Pour vos beaux yeux, Iris, mon amour est extrême”

L’onde est sombre et frémissante, sensible à chaque souffle, chaque vaguelette, chaque inflexion, déroulant La Pompe funèbre avec une ampleur douloureuse qui contraste avec la vive Fuguette innocente et souriante qui la précède. Et derrière cette description les lecteurs avertis auront d’ors et déjà reconnu les mouvements de la 2nde suite de violes de Couperin…

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Jerusalem, convertere ad Dominum Dem tuum

Second volet du triptyque que les Passions consacrent à Jean Gilles, avant le futur Te Deum et après le Requiem que nous avions pu goûter chez le même éditeur, les Trois Lamentations pour le Mercredi, Jeudi et Vendredi saint du compositeur datent vraisemblablement de sa période aixoise, et l’on ne reviendra pas sur l’écriture dans le style du grand motet que Jean-Marc Andrieu a décrit mieux que nous ne ferions…

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Jeg elsker Danmark

A y bien penser, comme celle de nombreux pays, la musique baroque danoise n’est pas des plus connues, et l’évocation de Mongs Pedersøn (une fois passées notre difficulté d’inscrire dans ces pages vertes la graphie du nom, et la votre à la prononcer) ne nous chamboule pas.

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Gracieuses mais froides comme un printemps anglais…

… voilà l’impression que laissent, au bout de plus de deux heures d’écoute, ces Douze Sonates dites de Manchester redécouvertes relativement récemment dans les collections de la Bibliothèque Centrale de Manchester.

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Musiques de la Ville Rouge

On connait assez mal les musiques de la brumeuse Europe du Nord, passées les Îles Frisonnes, la venteuse Héligoland et les côtes voisines du Danemark il est d’usage de croire à un désert primitif et obscur. Mais, au lendemain de la terrible et sanglante Guerre de Trente Ans (1618-1648), l’Allemagne et le monde baltique ont développé un style musical propre.

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Munificence de la musique mais prise de son fautive

Leonardo Garcia Alarcon signe ici un bien joli projet qu’il a lui-même concocté avec art. Puisant dans la munificente production sacrée de Vivaldi il a agencé divers motets pour créer des Vêpres en l’honneur de Saint-Marc, patron de la Sérénissime. En cette fin de XVII° et début du XVIII° siècle les églises, salons, théâtres et palais de Venise bruissaient de musiques aussi riches que variées. Vivaldi n’était pas en reste.

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Diabolus in claritudo

Sous-titré Chansons et polyphonies des Dames trouvères, c’est à la découverte des chansons de trouvères (la version d’oïl des troubadours, il va sans dire) féminines que nous sommes conviés à travers ce petit bijou des Diabolus in Musica.

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“Le neuvième travail consista à rapporter la ceinture d’Hippolyté…” Apollodore, II, 5, 9.

Rome est pour nous actuellement le siège immuable de l’antiquité impériale et de la pourpre pontificale si ce n’est aussi les bacchanales nocturnes et aquatiques d’Anita Eckberg sous la lunette immortelle de Federico Fellini. Outre les sursauts du feuilleton Berlusconien ou bien la magnificence des fontaines et des palazzi, Rome porte en elle l’héritage de sa couronne de capitale du Baroque.

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