L’imagination et l’âme (Imaginarium, Enrico Onofri – Ambronay, 20/09/2014)
Quel contraste ! Entre cet homme si mince, d’apparence fragile, au sourire jeune mais un peu timide, et le violoniste virtuose débordant de verve et d’énergie, dont le regard de glace vive reflète, lorsqu’il joue, l’animation de son âme ! Enrico Onofri a prouvé ce soir sa maestria absolue du violon baroque, particulièrement manifeste dans l’Opus VIII d’Antonio Vivaldi.
« Mon métier est chanteur » (Atelier de chant baroque, Bruno Le Levreur, Ambronay, 20/09/2014)
Pour sa 35ème édition, le Festival d’Ambronay s’affirme comme un événement résolument jeune. Jeunesse qui lui vient aussi bien des musiciens qui s’y produisent que du public qu’il souhaite toucher. « L’atelier de chant baroque » présenté pour la première fois par le contre-ténor Bruno Le Levreur s’intègre dans cette démarche pédagogique d’ouverture et de sensibilisation.
« Quand tous voient le Créateur expirer, Que feras-tu pour ta part ? » (Bach, Passion selon Saint Jean – Itay Jedlin – Ambronay, 19/09/2014)
Cet appel lancé par Bach dans l’ultime air de ténor de sa Passion selon St Jean, Itay Jedlin et son Concert étranger le firent résonner d’une manière bouleversante hier, en l’abbaye d’Ambronay. Ayant fait le choix d’un effectif orchestral assez restreint, le chef fit la part belle au texte même, suivant la volonté de Bach, et permit ainsi à cette œuvre magistrale d’atteindre toute sa force expressive.
La belle étoile (Porpora il maestro, Fagioli, Ambronay, 14/09/2014)
Ambronay a ces moments magiques ou des rencontres se font, ou des relations se tissent et des retrouvailles s’accomplissent en un week-end. Depuis près de 4 ans, Franco Fagioli fait parler de lui et c’est la première fois que le Festival d’Ambronay l’invite pour un récital solo. En effet ce sont des premières comme celle-ci qui ont caractérisées Ambronay depuis sa création.
Regrets éternels (Charpentier, La Victoire de Milan – Ensemble Correspondances – Ambronay, 13/09/2014)
Ce soir à Ambronay, Charpentier reposait sur l’autel. Nous le songions vivant et prêt à nous séduire à nouveau, hélas, la tragédie le vit crouler sous le poids d’une pile de partitions sacrées. Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances ont essayé en vain de le sauver des débris, le mal était fait.
Des nouveaux quatuors (Rameau-Telemann, Les Ombres, Ambronay, 13/09/2014)
Quand on s’imagine Telemann ou Rameau, on pense à des hommes immortalisés à leur âge avancé mais avec un génie éternellement jeune et innovant. Mettre en parallèle ces deux monuments de la musique ne manque pas de logique. Rameau et Telemann n’eurent que deux ans de différence d’âge et composèrent sensiblement jusqu’à la fin de leur vie.
Amour et Foi (Pulcinella, David DQ Lee, Froville, 21/06/2014)
Encore ce soir, le Festival de musique ancienne et baroque de Froville n’a rien à envier aux plus grandes scènes nationales ou internationales. La saison 2014 se révèle être un excellent cru face à la qualité des ensembles et artistes invités à se produire dans cette magnifique église baroque datant du XIIe siècle.
Sixties are beautiful (Festival de Potsdam 2014)
Au mois de juin que pensez vous d’un peu de vert, de bleu, de lacs et de forêts ? Certains peuvent se dire : L’Alsace ! La Bretagne ! Les Vosges ! La Savoie ! Et pourquoi pas l’Allemagne, au cœur du Brandebourg ? Pour ceux qui aiment bien barouder, Potsdam n’est pas une banlieue de Berlin.
Provenzale, La Stellidaura Vendicante – Academia Montis Regalis, de Marchi, de Carpentries – Postdam, 16/06/2014)
Il est des œuvres qui enflamment le cœur sans raison apparente et qui brisent toute notion avec le temps pour quelques heures. Proposition originellement du Festival d’Innsbruck, la redécouverte scénique de La Stellidaura Vendicante de Francesco Provenzale est un cadeau de magma enflammé de Naples pour le public de Potsdam.
Feu (Chants sefardis, Me la amargates tu – Potsdam, 18/06/2014)
Méditerranée aux couleurs changeantes, du Levant au Ponant, du rocheux Gibraltar aux douces plages de la Palestine. Parsemée d’îles aux histoires marmoréennes. Dans les soupirs de ses coquillages et le souffle des vents, les chants du passé demeurent au cœur des traditions.
Le Grand Tour (Rossi – Profeti della Quinta, Rotem – Potsdam, 19/06/2014)
Voyage extraordinaire. Etrange sensation dans la déambulation entre S-bahn et Friedrichstrasse, de l’Alexander Platz futuriste et grise aux marches de l’Autel ouranien de Pergame à la Porte d’Ishtar qui vit passer, impassible, le grand Alexandre vers la gloire et la mort. Et se retrouver dans ce morceau d’Italie au cœur du Brandebourg.
Baroque multivitaminé (Die Goldene Apfel – Private Musicke, Pitzl, von Bernuth – Potsdam, 20/06/2014)
Pour ces chaudes journées d’été au bords de la Spree ou du Havel, un juste rafraîchissement est impératif. Pour certains un peu de Römerquelle ou une bonne bière Rex & Pils, et si on se rabattait sur un bon jus d’orange ? En effet le somptueux Palais de l’Orangerie ce soir nous réservait une surprise inattendue.
Fantastique Fagioli… (Il Pomo d’or, Minasi, Fagioli, Froville, 13/06/14)
Fondé en 2012, Il Pomo d’Oro s’est très vite imposé sur la scène baroque internationale notamment à Paris, Munich, Londres, Barcelone, Genève. L’ensemble tire son nom d’un opéra d’Antonio Cesti composé en l’honneur du mariage de l’empereur d’Autriche Léopold Ier avec Margarita Teresa d’Espagne à Vienne en 1666. Si l’opéra attire beaucoup cet ensemble, il raffole aussi de musique instrumentale comme l’atteste le programme de ce soir.
Une lente mise en abîme (Mamamouchi, festival du Périgord noir – 9 août 2014)
Les ambitions étaient grandes pour cette édition de l’Académie du Festival du Périgord noir : dix jours, une trentaine de stagiaires, deux danseurs, des comédiens, un conteur, des costumes et Michel Laplénie pour monter le Bourgeois gentilhomme de Molière/Lully, ou plutôt la musique de ce dernier, enrobée d’extraits de la pièce.
Le Printemps des Arts, c’est fini…
C’est avec tristesse que nous venons d’apprendre la liquidation judiciaire de l’Association le Printemps des Arts, dont l’équilibre financier était devenu impossible dans un contexte économique difficile et suite à une gestion quotidienne hasardeuse.
L’élégance et la grâce incarnée… (Rokoko, Max Emanuel Cencic, Froville, 17/05/2014 – parution tardive)
Depuis sa création en 1998, le Festival de musique sacrée et baroque de Froville se révèle être un véritable découvreur de talents tels que Philippe Jaroussky, Franco Fagioli, David Hansen, Iestyn Davies…, et bien sûr Max-Emanuel Cencic. Froville, notamment grâce au soutien du Conseil général de Meurthe et Moselle et de la Région Lorraine ainsi que d’autres partenaires, apparaît comme un des moteurs de promotion de la musique baroque.
L’éclat et la pureté du diamant (La Risonanza, Bonizzoni – Festival de Froville – 01/06/2014)
Pour son quatrième concert, le festival de Froville (54) accueille La Risonanza qui se produit pour la première fois dans cette magnifique église baroque. Cet ensemble vocal et instrumental créé en 1995 par le claveciniste et organiste Fabio Bonizzoni, est spécialisé dans l’interprétation de la musique italienne, particulièrement celle de la fin du XVIIème et du début du XVIIIème siècle.
La jeunesse comme maître mot… (Le Palais Royal, Sarcos – Festival de Froville – 30/05/2014)
La jeunesse sera bel et bien le fil conducteur de cette soirée comme vous pourrez vous en rendre compte tout au long de ce concert. Festif, chaleureux, exigeant : c’est ainsi que le chef d’orchestre Jean-Philippe Sarcos définit son ensemble Le Palais royal, qui réunit en son sein des instruments anciens et un chœur, ce soir, en l’occurrence un duo soprano/contre-alto.
