Un an presque
“Mais une question lui vint ensuite à l’esprit : et si tout était une erreur ?” (Dino Buzzati, Le Désert des...
La Jeune Fille et la Mère (Tiziano Scarpa, Stabat Mater)
Tiziano SCARPA (né en 1963) Stabat Mater, 2008. Prix Strega 2009. Parution française : Christian Bourgois Editeur, 2011. 130 pages....
Tragique disparition de François Grenier, claveciniste
“Tristes apprêts, pâles flambeaux Jour plus affreux que les ténèbres Astres lugubres des tombeaux” C’est avec une...
Du bout des doigts (Weiss, Pièces de luth, Diego Salamanca – Seuletoile)
Voici la première incursion discographique en solo pour le luthiste Diego Salamanca, dont le nom est familier aux mélomanes fans de l’Ensemble Pygmalion ou Correspondance. Et l’artiste, également passionné de photographie, a décidé d’enregistrer entre les vieilles pierres du donjon de Vez (Oise), entre froidure médiévale et art résolument moderne…
Daphnis & Alcimadure de Mondonville : Les Passions ressuscitent bientôt un opéra en occitan
Le chef et flûtiste Jean-Marc Andrieu, directeur musical des Passions, travaille depuis de longues années à la résurrection du seul opéra baroque… en occitan, l’unique Daphnis & Alcimadure de Joseph Cassanéa de Mondonville (1711-1772). Cette “pastorale languedocienne en un Prologue et 3 actes” (la structure similaire à Titon et l’Aurore d’un an sa devancière et qui vient d’être donnée à l’Opéra Comique), fut à la fois écrite et composée par le compositeur, en s’inspirant de la fable de La Fontaine.
Entre ciel et terre (Hollandse Fragmenten – Diskantores, Berentsen – Muso)
Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais) Musique polyphonique néerlandaise du Moyen-Age Martinus Fabri – Eer ende lof Anonyme –...
Version redux (Gretry, L’Amant Jaloux, Notturna, Palametta – ATMA)
Ce qui frappe d’emblée, c’est le changement de climat et de caractère que la transcription confère à l’œuvre. D’une part, la réduction en effectifs s’accompagne d’une réduction en longueur, puisque les scènes parlées sont escamotées, et que les airs sont plus ramassés, afin d’éviter les redites entre orchestre et voix.
Des meubles et des bateaux (Réouverture prochaine de l’Hôtel de la Marine)
Nous en parlerons plus en détail quand nous l’aurons visité, bien entendu, mais réjouissons-nous de la réouverture prochaine de...
“J’avais un maître, les ombres l’ont emporté” (Etienne Richard, Professeur du Roy Soleil, Armangaud – L’Encelade)
Le pari de Fabien Armangaud a été de rassembler un ensemble de pièces de cet entre-deux du clavecin Grand Siècle, entre l’écrasante présence de Louis Couperin, et les effusions de son neveu François Couperin le Grand qu’une pièce tendre et affectueuse de Chabanceau de la Barre évoque irrésistiblement. Pléthore d’inconnus, et plaisir de la découverte, regroupée en suites en fonction des tonalités.
Puissamment ancré dans son impuissance
Mars. Et ça repart ? Et bien non, le Dieu de la Guerre ne foudroie guère, et l’on ne voit que le chemin qui poudroie et...
Rameau courtise et Dardanus iphise (Ensemble Pygmalion, Pichon – Phi)
A 56 ans, après avoir mûri longuement son versant de compositeur de tragédie lyrique (il a attendu ses cinquante ans pour composer Hyppolyte et Aricie en 1733), sait mettre en œuvre ses préceptes sur l’harmonie, mettant en valeur ses solistes dans des dialogues emprunts de tensions dramatiques auxquels viennent faire écho des chœurs puissants et quelques emballements orchestraux trop brefs, encore rehaussés de roulements de tambours promptes à faire vaciller les cœurs les plus accrochés.
La chant des anges : du motet flamand chez le Caravage
Dans le magnifique Palais Doria Pamphili, à Rome, parmi les corridors de merveilles (accompagnées d’un commentaire...
Le saviez-vous ? Un petit bout de Versailles caché dans l’arc du Carrousel du Louvre
Alors que le Louvre fait appel au mécénat pour restaurer l’Arc de Triomphe de Carrousel qui fait bien piètre figure et crie la misère des ans et de l’incurie, et ouvre ses trois baies sur un palais disparu, une épopée impériale tragique et le souvenir d’une Antiquité virant au bas-Empire (l’arc de Constantin). Un petit détail intéressera nos lecteurs : il y a du Versailles dans cet art de triomphe là.
A Madame… (Divertissement pour Adélaïde, Baumont, Chauvin – Aparté)
« Adélaïde vous êtes belle, mes yeux sont fixés sur la mouche, Adélaïde qui m’ensorcelle, mouche si près de la bouche ». Mélomane lecteur, ôtez-vous l’herculéenne mission de retrouver cette citation dans l’intégrale des œuvres de Saint-Simon, elle n’y figure pas ! J’entends d’ici les déçus trouvant qu’une telle abstraction poétique et une si riche versification auraient encore rehaussées la gloire des écrits du Duc et Pair de France.
Stradella, Il Trespolo tutore, Mare Nostrum, De Carlo – Arcana)
Antonio Alessandro Boncompagno Stradella (dit Alessandro Stradella)Il trespolo Tutorecomédie en 3 actes sur un livret de Giovanni...
L’attente.
En attendant de refaire surface. Nous voici toujours à l’heure immobile, cloîtrés dans la nuit culturelle, privés de sortie comme de dessert tels des bambins coupables. Dehors, les rideaux de fer s’abattent à sexte, et le monde merveilleux du spectacle n’est plus l’image flageolante des ors et des baignoires tapissées de velours vénitien.
Une Coupole XVIIIème
Election de Chantal Thomas au douzième fauteuil de l’Académie Française Saluons en ces pages l’élection le 28 janvier...
Pénombres (Apoteosis, viola bastarda, Divina Mysteria, Jorgen – Vanitas)
“Bâtard est souvent meilleur fils que l’enfant légitime.” (Euripide) Apoteosis – viola bastarda Girolamo Diruta :...
Un tramway nommé désir : recréation du grand bassin de Le Nôtre (Saint-Germain-en-Laye)
Le projet de Tram 13 permettra de recréer le bassin central du Grand Parterre des jardins de Le Nôtre au Château de Saint Germain en Laye. On espère bien que les travaux ne vont pas conduire à des vibrations sous le jardin du Château, et l’on se réjouit que le couloir de correspondance avec le RER A ait contraint à l’ouverture d’une large tranchée sous le jardin, dans l’axe de l’ancien grand bassin disparu de Le Nôtre. Un tramway a parfois du bon.
L’appel de la forêt (Il Transilvano, Codex Caioni, Prisma – Ambronay)
Le jeune Ensemble Prisma, constitué d’un quatuor de musiciens des conservatoires de Brême et Hanovre, a conçu son second voyage comme un regard en miroir : puisant parmi les pièces compilées dans le Codex Caioni rassemblé par le moine humaniste Johannes Caioni (connu également sous son nom roumain, Ioan Caianu ou János Kájoni) où l’on trouve un assortiment de pièces instrumentales italiennes et allemandes (du Monteverdi, Marini, Schütz), mais aussi des danses et chants populaires.
