Lecture : crépuscule sur le royaume très catholique
Alatriste… Entre 1993 et 2006, Arturo Pérez-Reverte publie les 6 tomes des Aventures du Capitaine Alatriste. Roman d’aventure, de cape et d’épée dans l’Espagne décadente de Philippe IV où plane l’ombre de l’Inquisition et la mainmise du tout-puissant ministre Gaspar de Guzmán, comte d’Olivares.
Entre tradition assumée et modernité triomphante
Dans la lignée des publications du Centre de Musique baroque de Versailles et de l’éditeur belge Mardaga, c’est un ouvrage fort didactique que nous livre Benoît Dratwicki sur Antoine Dauvergne, à la fois instrumentiste (il débuta comme violoniste à la Chambre du Roy), compositeur, responsable à trois reprises des destinées de l’Académie Royale de Musique, sans oublier son passage à la tête du Concert Spirituel où il succéda à Mondonville…
D’une grandiose volupté
Juillet-Août 2011. Maître de Chapelle de la Cathédrale de Ségovie puis du renommé Monastère royal de La Encarnaciòn à Madrid, Josep Mir i Llusà fut un compositeur prolifique, sous la plume duquel fusionnent harmonieusement l’esprit galant du baroque tardif, son expressivité lorgnant vers l’opéra dotée d’une aisance mélodique attrayante, avec un substrat polyphonique et un choix des timbres instrumentaux plus traditionnels.
Lettres de Grignan
Tandis que notre rédaction, assoupie, se disperse par monts et par vaux en vue d’endurer les affres d’un repos bien mérité, que certains pratiquent une cure de silence cembalistique, que d’autres se livrent derrière des portes closes et dans de lointaines contrées à l’écoute de compositeurs maudits post-1759, que certains, enfin, dédaignent majestueusement l’invitations de festivals pour l’appel d’une chaise-longue ou d’un hamac (et nous serions le premier à ne point leur jeter la pierre), la Muse, frappée d’une pilosité palmaire que nos lecteurs vilipenderont à juste titre, prend ses quartiers d’été. Aussi, pour cet éditorial qui sent bon la lavande et le soleil, plutôt que de dresser comme à l’accoutumée une litanie suggestive de friandises festivalières baroques, nous exhumerons quelques écrits inédits et à l’attribution controversée, qui feront le lien avec notre Tribune vous invitant à découvrir les charmes de Grignan, en vantant la sévère antiquité de sa collégiale et la théâtralité des façades Renaissance de son castel.
Entretien avec Max Emanuel Cencic, contre-ténor
Entretien avec Max Emanuel Cencic, contre-ténor. Quelques moments avant son entrée sur la scène néo-classique de l’opéra de Nancy – qui bien qu’inauguré en 1919 n’en respecte pas moins le style baroque de la Place Stanislas – Max Emanuel Cencic – que nos lecteurs ont l’habitude de trouver sur nos pages au gré de nos recensions – Max Emanuel Cencic, donc, a accepté avec naturel de répondre à quelques questions, lors d’un face à face aussi agréable que frustrant, tant nous aurions aimé approfondir la discussion. Partie remise ?
Manifeste Baroqueux
Baroque, (musique) : Une musique baroque est celle dont l’harmonie est confuse, chargée de modulations & dissonances, le chant dur & peu naturel, l’intonation difficile, & le mouvement contraint. Il y a bien de l’apparence que ce terme vient du baroco des logiciens.
La Pépinière des Voix, formation pour jeunes chanteurs
La Pépinière des Voix ou des arts florissants. Tout commence en 2008, quand Agnès Mellon décide de se lancer dans un projet de formation pédagogique avec Les Folies Françoises et Patrick Cohen-Akenine, qui géraient déjà une Académie. En tant qu’enseignante, j’avais beaucoup de demandes de la part de jeunes chanteurs de vingt à vingt-cinq ans, sortis des conservatoires mais pas encore vraiment professionnels, aussi bien sur le plan technique que pour des aspects stylistiques.
Kreuzige, kreuzige !
Avril – mai 2011. Passion entière et passionnée, empreinte dès le départ d’un sentiment de malaise et d’instabilité, d’une soif de sang malsaine et d’une volonté destructrice. Telle est la vision, très noire et extrêmement tendue que propose Philippe Pierlot de cette œuvre déjà plus ramassée et descriptive que la Saint-Matthieu et que le chef parcourt avec un souffle puissant et démonstratif avec une théâtralité vigoureuse qui aurait sans doute effrayé les prudes autorités de Leipzig…
Architecture : Coup de cœur pour… le Château de Courances
Halte-là, va s’écrier immédiatement le lecteur soucieux de minutie historique, car si la bâtisse d’origine avait été construite au milieu du XVI° siècle, les remaniements opérés au XIX° siècle la rendent suspecte en terme d’authenticité. Mais laissez là votre méfiance, qui pourrait être justifiée dans bien des cas, mais pas à Courances…
Mobilier : “Louis XIV ? Pas encore, mon fils…”
Cette série de notes n’aura pas vocation à présenter tableau exhaustif des différentes formes stylistiques du mobilier domestique au XVII°siècle, mais plutôt de présenter un aperçu du décor dans lequel évoluaient les compositeurs que nous étudions, ainsi que leurs interprètes et auditeurs contemporains…
Cinéma : la tiare et le pinceau
1508, entre deux batailles, le Pape Jules II – qui a perdu sa barbe mais non sa superbe sous les traits césariens de Rex Harrisson qui retrouve une caractérisation impérieuse proche de l’ironie mordante de son conquérant antique de chez Mankiewicz – commissionne Michel-Ange afin de repeindre le plafond de la Sixtine.
Travaux en cours
Chers Amis et lecteurs, Vous êtes de plus en plus nombreux sur ces pages, et nous dépassons désormais les 45 000 visiteurs mensuels. Cette volumétrie, largement supérieure à la force de projection actuelle de notre glorieuse armée au Moyen-Orient, de même que les vœux formulés par les lecteurs fidèles nous conduisent à mettre en œuvre des réformes structurantes, tournées vers l’avenir sans renier le passé dont il est l’héritier. Car en effet, pourquoi une revue devrait-elle se limiter à la musique et aux arts baroques ? N’est-ce pas faire preuve de sectarisme austère, d’œillères d’acier, de confinement transi voire d’une malsaine nostalgie ?
“Mille et une nuits” d’après Antoine Galland (1704)
Lors de la création du Bourgeois gentilhomme mis en scène par Benjamin Lazar, j’ai voulu savoir comment les Turcs étaient perçus en France au XVIIe siècle, et j’ai beaucoup rêvé devant les récits de voyage de cette époque …. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressée à la première édition des Mille et une nuits. Voilà ce qu’écrit Louise Moaty dans la note d’intention insérée dans le programme de cette soirée aux allures de veillée contée..
Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales
Entretien avec Jérôme de la Gorce, directeur de recherche au CNRS, et Pierre Jugie, conservateur en chef à la section ancienne des Archives Nationales, commissaires de l’exposition Dans l’Atelier des Menus-Plaisirs du Roi…
Les Menus Plaisirs du Roi…et le nôtre !
Les Archives Nationales nous gratifient jusqu’au 24 avril d’une magnifique exposition intitulée “Dans l’atelier des Menus Plaisirs du Roi – Spectacles, fêtes et cérémonies aux XVIIème et XVIIIème siècles”. Il s’agit d’un magnifique témoignage couvrant la période baroque, et particulièrement l’opéra et le ballet baroques, même si le dernier volet, consacré aux pompes funèbres, est un peu plus éloigné de nos préoccupations musicales…
Exposition : Coup de cœur pour… le cardinal
Les musées des Beaux-Arts d’Orléans et de Tours, et le musée municipal de Richelieu se sont associés pour présenter une exposition consacrée principalement aux décors et collections du cardinal de Richelieu (1585-1642), acquis et commandés pour l’ornement de son château familial à Richelieu en Touraine…
Lecture : Coup de cœur pour… la Veuve Scarron
Certes, il ne s’agit pas d’une biographie ou d’un ouvrage d’historien sur la vie Madame de Maintenon. Mais c’est plus que ce que l’on pourrait appeler une biographie romancée. En effet, le travail de Françoise Chandernagor est sous-tendu par une érudition vaste et détaillée…
Lecture : Coup de cœur pour… le peintre assassin
En juillet dernier, le grand public a vu surgir de l’ombre le nom de Rosella Vodret, de la Direction des Musées italiens (plus précisément, l’experte est Surintendante spéciale pour la Patrimoine historique, artistique et ethno-anthropologique et pour le Pôle muséal de la Ville de Rome), lors de l’Affaire du Martyre de Saint-Laurent exposé à l’église du Gesu et que certains espéraient de la main du Caravage…
Vertiges du sublime
Voici un enregistrement qui fleure bon son Empfindsamkeit avec son lyrisme exacerbé, ses sentiments intenses, sa mélodie naturelle et humaine, et l’on se laisse prendre aisément à la joliesse nacrée de l’Allegro du concerto Wq 172 d’autant plus que Truls Mørk sait à merveille faire chanter son violoncelle avec chaleur et conviction aux côtés des Violons du Roy
