Étiquette : Pedro-Octavio Diaz

CDs & DVDs, Critiques

Ambition et débauche (Graun, Haendel, Perti, Porpora, Agrippina, Ann Hallenberg – DHM)

bien plus abouti que les récitals d’autres starlettes idolâtrées, ce disque nous révèle qu’un programme pensé et conçu intelligemment par des artistes qui se sont surpassés avec splendeur, et qui recèle douze airs rares démontrant avec variété et éclat que tout l’opera seria ne se réduit pas à un Haendel et un Porpora.

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Concerts, Critiques

Le compas et l’équerre (La Lyre maçonnique, la Péniche Opéra, 14 avril 2015)

Même en 2015, en plein XXIème siècle, dès que le mot maçonnique ou Franc-Maçonnerie est prononcé, tout est polémique, mystère et préjugés. Si, effectivement, cette société dite à secret a porté pendant des années une réputation de réseau d’influence, toutes les publications hebdomadaires ou mensuelles qui s’acharnent à dévoiler ses secrets ont oublié le cœur de son activité.

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CDs & DVDs, Critiques

Hibernatus (Keiser, Pomona, Capella Orlandi Bremen, Ihlenfeld – CPO, 2014)

On parle et surtout on entend de plus en plus d’opéras de Keiser pour notre plus grand bonheur, notamment depuis l’extraordinaire resurection du Croesus sous la baguette de René Jacobs en 2000 (Harmonia Mundi). En effet cet immense compositeur a toujours pâti de l’ombre de Haendel (son premier violon et parfois assistant à Hambourg) et de Telemann, son successeur au poste d’ « intendant » au Gänsmarktoper de la grande ville Hanséatique.

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Entretiens, Rencontres

“Une forte tête” : entretien avec Jérôme Correas et Sandrine Piau autour de Rameau

Quel est leur Rameau ? Sandrine Piau et Jérôme Correas nous reçoivent pour un entretien ensoleillé pour leur deuxième récital consacré au compositeur. Comme le dit le chef des Paladins : “c’est une forte tête, c’est un mauvais caractère très affirmé. C’est quelqu’un qui sait ce qu’il veut. C’est quelqu’un qui a beaucoup de fantaisie et de facétie derrière un masque un peu austère ou autoritaire…”

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Concerts, Critiques

Les enfants terribles (Hasse, Siroe, Armonia Atenea – Versailles, 26/11/14)

Une soirée de première à l’Opéra Royal de Versailles ressemble aux rêves des monarques qui élevèrent naguère leur demeure marmoréenne. Au cœur de la nuit de novembre, les pas frôlent les pavés humides où se reflète le mirage splendide du palais aux éclats pyrotechniques. Comme les ambassades grandioses d’antan, Versailles se paraît des atours de merveille pour accueillir le plus italien des Saxons : Johann Adolf Hasse.

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CDs & DVDs, Critiques

Wiener Blut ! (Caldara, La Concordia dei’Pianeti, La Cetra, Andrea Marcon – Archiv)

Capté en live à Dortmund, cette Azione Teatrale en un acte de Pietro Pariati, mise en musique par Antonio Caldara, sanctionne l’entrée du grand Vénitien dans l’immortalité. En effet avec cette recréation et première mondiale au disque, Archiv/Deutsche Grammophon prend un risque splendide et fait par la même occasion un joli pied de nez à l’innommable lieu commun de la crise du disque classique.

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CDs & DVDs, Critiques

La nuit blanche (Cecilia Bartoli, St Petersburg – Decca)

On imagine mal dans notre imaginaire actuel, que la Russie des Tsars eut une splendeur opératique avant Tchaikovsky. C’est encore Cecilia Bartoli qui nous étonne, après Gluck, Scarlatti, Caldara, Vinci, Porpora, Garcia, Pacini, Bellini, Rossini et Steffani, Dame Bartoli s’attaque pour notre plus grand bonheur aux compositeurs de la Grande Russie.

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CDs & DVDs, Critiques

Viva el Maestro ! (El Maestro Farinelli, Concerto Köln, Archiv)

La surprise a son lot de mystère. Surtout maintenant où on a l’habitude d’entendre pléthore d’enregistrements à l’ère médiatique. Les stars et les novices s’accrochent à l’aura magnifique d’un nom ou d’un concept qui fait rêver. On peut penser que la musique classique est passée, désormais, dans les mains habiles des experts des relations publiques. Un projet est habillé comme un mannequin et exposé comme une voiture de luxe, quand il est soutenu par les bons accessoires et déféré devant les bons agents de diffusion.

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Concerts, Critiques

La belle étoile (Porpora il maestro, Fagioli, Ambronay, 14/09/2014)

Ambronay a ces moments magiques ou des rencontres se font, ou des relations se tissent et des retrouvailles s’accomplissent en un week-end. Depuis près de 4 ans, Franco Fagioli fait parler de lui et c’est la première fois que le Festival d’Ambronay l’invite pour un récital solo. En effet ce sont des premières comme celle-ci qui ont caractérisées Ambronay depuis sa création.

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Concerts, Critiques

Regrets éternels (Charpentier, La Victoire de Milan – Ensemble Correspondances – Ambronay, 13/09/2014)

Ce soir à Ambronay, Charpentier reposait sur l’autel. Nous le songions vivant et prêt à nous séduire à nouveau, hélas, la tragédie le vit crouler sous le poids d’une pile de partitions sacrées. Sébastien Daucé et son ensemble Correspondances ont essayé en vain de le sauver des débris, le mal était fait.

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Concerts, Critiques

Des nouveaux quatuors (Rameau-Telemann, Les Ombres, Ambronay, 13/09/2014)

Quand on s’imagine Telemann ou Rameau, on pense à des hommes immortalisés à leur âge avancé mais avec un génie éternellement jeune et innovant. Mettre en parallèle ces deux monuments de la musique ne manque pas de logique. Rameau et Telemann n’eurent que deux ans de différence d’âge et composèrent sensiblement jusqu’à la fin de leur vie.

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Concerts, Critiques

Sixties are beautiful (Festival de Potsdam 2014)

Au mois de juin que pensez vous d’un peu de vert, de bleu, de lacs et de forêts ? Certains peuvent se dire : L’Alsace ! La Bretagne ! Les Vosges ! La Savoie ! Et pourquoi pas l’Allemagne, au cœur du Brandebourg ? Pour ceux qui aiment bien barouder, Potsdam n’est pas une banlieue de Berlin.

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Concerts, Critiques

Provenzale, La Stellidaura Vendicante – Academia Montis Regalis, de Marchi, de Carpentries – Postdam, 16/06/2014)

Il est des œuvres qui enflamment le cœur sans raison apparente et qui brisent toute notion avec le temps pour quelques heures. Proposition originellement du Festival d’Innsbruck, la redécouverte scénique de La Stellidaura Vendicante de Francesco Provenzale est un cadeau de magma enflammé de Naples pour le public de Potsdam.

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Concerts, Critiques

Feu (Chants sefardis, Me la amargates tu – Potsdam, 18/06/2014)

Méditerranée aux couleurs changeantes, du Levant au Ponant, du rocheux Gibraltar aux douces plages de la Palestine. Parsemée d’îles aux histoires marmoréennes. Dans les soupirs de ses coquillages et le souffle des vents, les chants du passé demeurent au cœur des traditions.

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Concerts, Critiques

Le Grand Tour (Rossi – Profeti della Quinta, Rotem – Potsdam, 19/06/2014)

Voyage extraordinaire. Etrange sensation dans la déambulation entre S-bahn et Friedrichstrasse, de l’Alexander Platz futuriste et grise aux marches de l’Autel ouranien de Pergame à la Porte d’Ishtar qui vit passer, impassible, le grand Alexandre vers la gloire et la mort. Et se retrouver dans ce morceau d’Italie au cœur du Brandebourg.

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Concerts, Critiques

Baroque multivitaminé (Die Goldene Apfel – Private Musicke, Pitzl, von Bernuth – Potsdam, 20/06/2014)

Pour ces chaudes journées d’été au bords de la Spree ou du Havel, un juste rafraîchissement est impératif. Pour certains un peu de Römerquelle ou une bonne bière Rex & Pils, et si on se rabattait sur un bon jus d’orange ? En effet le somptueux Palais de l’Orangerie ce soir nous réservait une surprise inattendue.

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CDs & DVDs, Critiques

Monteverdi aux anges ! (Monteverdi, Vespro della Beata Vergine, Cappella Mediterranea, Ambronay ed.)

Il est des œuvres qui demeurent des monuments, hiératiques, sublimes et dont le mystère ne se transperce qu’à travers le génie ou la ruse. Mais il est aussi des interprètes, des équipes d’exception qui peuvent aborder ces monuments par la délicatesse et l’humilité.

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CDs & DVDs, Critiques

Les Preuses (Judith & Esther – Fioretti, Fuoco E Cenere, Bernfeld – Cordes & Ames)

Qui de mieux que l’insigne Christine de Pisan pour introduire ce récital. Cet extrait du « Ditié de Jehanne d’Arc » (1429) est le dernier opus de la femme de lettres, puisqu’elle mourut en 1430. Christine de Pisan fut une femme d’exception dans un temps de troubles et de peurs.

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Concerts, Critiques

Mal infusée (Bach, Passion selon Saint Jean – Suzuki – Pleyel, 19/04/2014)

La semaine sainte est l’occasion de renouer avec le sacré, avec la quintessence du spirituel notamment musical. Quasiment par tradition, la Salle Pleyel nous présente un programme avec les Passions de Bach et la participation des grands noms de la scène baroque.

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Concerts, Critiques

En Filigrane

Pour certains le clavecin est un instrument étrange, pour d’autres il est assimilé à l’agacement du son grêlé qu’il génère. Mais les cordes pincées qui nous invitent à réinventer nos approches de Bach et nos préjugés sur l’art intimiste du clavier sont le clair reflet non seulement d’une esthétique mais aussi d’une idiosyncrasie.

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