Étiquette : Mozart

Concerts, Critiques

Clémence ou manipulation ? (Mozart, La Clémence de Titus, Opéra comédie de Montpellier, 3 avril 2015)

En politique la grandeur d’âme et la générosité n’existent pas : leur invocation ne cache que d’habiles comportements destinés à flatter l’image de leur auteur, repris et magnifiés à l’envi par leurs thuriféraires. Voici à peu près le sens de la mise en scène que nous propose Jorinde Keesmat pour cette Clémence un peu décalée, tant au plan de la lecture que de la scénographie (des empilements de structures de hauteur variable, évocation des niveaux de lecture de l’oeuvre originale ?).

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Les Vents dans le vent …(Mozart, Ensemble Philidor, Daniele Latini – La Dolce Volta)

Grâce à ce magnifique coffret de trois disques, l’Ensemble Philidor sous la direction de Daniele Latini, met au premier plan les instruments à vent tant affectionnés par Mozart. Le génial compositeur appréciait fortement ces instruments non seulement pour leurs timbres bien identifiables mais également pour leurs caractères particuliers.

En savoir plus

Concerts, Critiques

L’âme humaine, prisonnière de ses passions… (Mozart, Die Entführung aus dem Serail, Zehnder, Orchestre national de Lorraine – Metz, 22 février 2015)

Même si la Turquie peut s’avérer lointaine… A l’époque où Mozart compose l’Enlèvement au Sérail, Die Entführung aus dem Serail, les empires ottoman et autrichien sont limitrophes. Ce sublime pays se trouve donc à quelques encablures du monde occidental. La puissance turque s’exerce de la Méditerranée orientale jusqu’à une grande partie de l’Afrique du Nord.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Plaisirs d’une malédiction (Mozart, Idomeneo – Montpellier, 08/01/2015)

En novembre 1780 Mozart, âgé de vingt-quatre ans, quitte à nouveau Salzbourg. Rentré en 1779 de son long voyage en Europe, il n’a cessé d’y subir les reproches de son père, qui a attribué à sa négligence la mort de sa mère à Paris. Il échappe ainsi momentanément à ce dernier…

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Les couleurs du drame (Mozart, Desperate Heroïnes, Sandrine Piau – Naïve)

On ne présente plus à nos fidèles internautes Sandrine Piau et son remarquable talent dans les rôles de la tragédie lyrique française – dont elle témoignait admirablement il y a encore quelques semaines à Versailles, dans le rôle de Zélidie pour le Zaïs de Rameau.

En savoir plus

Concerts, Critiques

“Deh, se piacer mi vuoi” (Mozart, La Clémence de Titus – Le Cercle de l’Harmonie, Rhorer – TCE, 12/12/2014)

Le Théâtre des Champs-Elysées nous proposait en cette fin d’année une lecture très attendue, mise en scène par Denis Podalydès, avec des décors d’Eric Ruf et des costumes de Christian Lacroix. Celle-ci est plutôt convaincante au plan esthétique : les grandes cloisons d’acajou qui divisent la scène forment un bel écrin, qui évoque immanquablement un palace des années 30, et Christian Lacroix jongle habilement…

En savoir plus

Concerts, Critiques

Mozart a-t-il des ailes ? (Mozart Requiem, Notre-Dame-de-Paris, 23/09/2014)

C’est une bien paisible lutte qui s’engage, pour le ciel, à Notre-Dame-de-Paris. Humilié par la hauteur des voutes, écrasé par le poids du sens qu’on a patiemment construit à leurs pieds, l’Homme se débat en sifflotant. Il a pris aujourd’hui les traits de Mozart. Derrière ce masque il n’a pas fini son ouvrage, comme sa légende aime à le répéter.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Coup de foudre (Mozart, Finta Giardiniera, Concert d’Astrée – Lille, 27/03/2014)

La Finta Giardiniera, oeuvre de jeunesse de Mozart (il avait alors dix-huit ans) créée à Münich en 1775, est peu fréquemment représentée sur les scènes françaises. C’est donc avec une gourmandise emprunte de curiosité que votre serviteur se préparait à assister à cette représentation, fruit des efforts conjoints des opéras de Lille et de Dijon.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Sublime Clémence (Mozart, Clemenza di Tito – Kazem Abdullah, John Fulljames – Nancy, 06/05/2014)

La Clémence de Titus, K.621 est un opera seria avec récitatifs et airs, en deux actes composé par Wolfgang Amadeus Mozart en 1791, sur un livret en italien de Caterino Mazzolà d’après Metastasio inspiré du Cinna de Corneille. Cet opéra a été créé le 6 septembre 1791 au Théâtre des Etats (en tchèque : Stavovské divaldo) à Prague, à l’occasion du couronnement de Léopold II comme Roi de Bohème…

En savoir plus

Concerts, Critiques

Fraîcheur (Mozart, Apollon et Hyacinthe – Les Folies Françoises, van Parys – 08/03/2014)

Ceux d’entre nous qui ont ânonné la lecture de la Guerre des Gaules en vue d’interminables versions peuvent mesurer la gageure qui consiste à chanter un opéra en latin ! Certes me direz-vous, les cantates témoignent que le latin peut être enveloppé avec panache, mais comment libérer l’expressivité indispensable à l’opéra dans cette langue dont on ne connait au mieux que des prononciations restituées ou fantaisistes…

En savoir plus

Concerts, Critiques

Mozart Transfiguré

Après les Messes et les drames, Danaüs prévu et le Vésuve bientôt débordant ses laves vers Herculanum, le Palazetto Bru-Zane, dans son parcours passionnant de redécouverte et partage de la musique Française poursuit les incantations symboliques, cette fois-ci avec un coup d’éclat.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Les derniers feux des castrats

Le contre-ténor américain Bejun Mehta se produit assez rarement sur les scènes françaises, ce qui est bien dommage. De passage à Versailles pour nous offrir quelques airs extraits de son dernier CD “Che puro ciel”, il nous a livré un panorama instructif des airs pour catrats dans la seconde moitié du XVIIIème siècle,…

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Jubilate (Julia Lezhneva, Il Giardino Armonico – Decca)

Mea culpa Julia. Nous avons laissé de côté cette parution, sur un coin d’étagère, après une première écoute très partielle qui ne nous avait pas convaincus, en particulier l’ouverture du disque, avec les rodomontades nerveuses et excitantes mais bien vaines du “In Furore”, dévalant les doubles croches avec boulimie. Ca remue, ça secoue, mais une certaine fatuité superficielle nous a rebutés.

En savoir plus

Concerts, Critiques

“Les maîtres de musique”

Après l’édition de l’an passé, nous revoici à Lanvellec pour la fin de cette édition consacrée cette fois-ci consacrée aux maîtres de musique, mais qui ne délaissera pas la “folie” qui nous avait précédemment gagné. On y retrouve cette ambiance si particulière et terriblement difficile à transcrire, la magie des lieux que transcende la musique…

En savoir plus

Concerts, Critiques

La dynamique des tubes

Lyon est une ville charmante, une sorte de petite Italie entre deux fleuves, et parmi les grandes attractions de cette métropole se trouve l’imposante masse de l’opéra. Avant elle aurait pu être une belle maison aux allures bourgeoises, tendue de soie et de velours, mais désormais elle ressemble à ces dames des villes qui s’habillent d’extravagances modernes…

En savoir plus

Concerts, Critiques

Une Furie d’un royal épanouissement

Curieuse destinée que celle de Rossini, qui nacquit dans un XVIIIème siècle finissant où le baroque musical jetait ses derniers feux, désuets aux yeux de la plupart des contemporains. Il fut pourtant l’un des rares compositeurs du XIXème siècle (avec Berlioz, qui arrangea l’Orfée et Eurydice de Glück) à tenter de faire revivre la tradition baroque, à travers ses opéras seria (en particulier son Tancrède, et son Sémiramis).

En savoir plus

Concerts, Critiques

Cosi… non fan tutti !

L’hiver s’acharne et insiste encore à s’accrocher aux branches nues des arbres de Versailles. Dans le vent qui pousse le train de Montparnasse aux contrées des Yvelines. Si Saint-Quentin-en-Yvelines en week-end prolongé ne ressemble pas aux destinations rêvées des vacanciers en goguette, son théâtre fait de cette cité de ferraille et de verre un point original dans la cartographie francilienne.

En savoir plus

Concerts, Critiques

De l’Eros baroque au drame romantique

Deuxième pièce de la trilogie née de la collaboration avec le librettiste Lorenzo da Ponte, après Les Noces de Figaro (créées en 1786 à Vienne), Don Giovanni est assurément l’opéra de Mozart au message le plus ambivalent, puisqu’il autorise (au moins) deux lectures assez radicalement opposées.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Un sérail bien enlevé

Les circonstances de la création de l’Enlèvement au Sérail coïncident avec deux étapes importantes de la vie du jeune Mozart, qui va en quelques mois à la fois rompre avec l’archevêque de Salzbourg, et prendre la décision d’épouser Konstanze Weber. Ayant rejoint sur ordre son protecteur qui séjournait à la cour de Vienne au printemps 1781, Mozart devient rapidement la vedette musicale du moment de la capitale autrichienne.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Le sentier lumineux

Étrange paradoxe que celui de nos goûts et inclinations ! Car, étrangement, les baroqueux que nous sommes, avons souvent défendu une approche classicisante et traditionnaliste de Mozart, allant pour les opéras puiser jusque dans les mythiques archives des Fürtwangler, Krips, puis des Colin Davis ou des Solti.

En savoir plus
Close