Regards

“Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie?” (Proust, A la recherche du temps perdu)

Musicologie, Regards

Pas que des anges… (deux biographies de castrats)

Il semble que la fascination exercée par les castrats, mode sur laquelle surfent des contre-ténors tels que Philippe Jaroussky, ait largement dépassé les frontières de l’hexagone. Deux récents ouvrages en anglais se penchent en effet sur la vie d’Atto Melani (1626-1714) et de Gaetano Guadagni (1728-1792), castrats italiens ayant participé pour l’un à l’âge d’or, pour l’autre au renouvellement de l’opéra baroque.

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Musicologie, Regards

La Haute-contre

Il existe quelques hautes-contre en voix de femme qui n’ont pas la rondeur des bas-dessus (mezzo), mais une force bien supérieure, avec un timbre qui est celui de la vraie haute-contre (sic). J’ai connu une dame religieuse qui, avec une telle voix, en couvrait facilement trente autres, et se faisait entendre à une distance extraordinaire. Voilà qui laisse rêveur…

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Histoire, Regards

Jules César en Egypte

Le livret de l’opéra Giulio Cesare de Händel s’inspire de l’épopée égyptienne de Jules César. Si son auteur Nicola Francesco Haym a pris de nombreuses libertés vis-à-vis de la réalité historique, il n’en reste pas moins que la trame du récit se base sur des faits réels : En – 48, la guerre civile fait rage entre César et le dernier défenseur du système républicain : Pompée.

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Documents d'époque

Etats de la Musique de la Chambre du Roi sous le règne de Louis XIV

Qui étaient les titulaires des charges très prisées de la Chambre du Roi ? Si tout le monde se souvient de l’omniprésent Surintendant Lully, combien d’entre vous sont encore capables de nommer – disons – le claveciniste de Louis XIV en 1687 ? Ce tableau dressé par Thomas Lecomte permettra d’apporter un début de réponse à ses interrogations.

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Documents d'époque

Définitions musicales tirées du Dictionnaire Dramatique de La Porte & Chamfort Lacombe, Paris, 1776

L’œuvre de La Porte et Chamfort se veut à la fois un ouvrage de référence et une véhémente défense du théâtre français, incluant la tragédie lyrique. Aussi, à côté d’articles relativement neutres tels récitatif, on trouve des développements remarquablement polémiques à opéra, par exemple où l’auteur déprécie Lully et l’opéra italien.

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Documents d'époque

Expression des Intervalles d’après Kirnberger (1776-79)

Ce tableau, établi d’après le traité de Johann Philipp Kirnberger (1721-1783), Die Kunst des reinen Satzes, II ème partie, Berlin, 1776-9, pp.103-104, reprint, Olms, 1988 figure dans les annexes de Pierre Alain Clerc, Discours sur la Rhétorique Musicale, et plus particulièrement sur la Rhétorique Allemande entre 1600 et 1750.

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Musicologie, Regards

Les Institutions Musicales Versaillaises de Louis XIV à Louis XVI

La musique fait partie intégrante de la vie de la Cour de France. Elle est omniprésente, que ce soit aux divertissements de cour comme Les Playsirs de l’Ilsle Enchantée (1664) offerts par le Roi à sa maîtresse Louise de la Vallière, lors des carrousels, des soirées d’appartements, des concerts du dimanche de Sa Majesté, de ses dîners et soupers (nos déjeuners et dîners respectivement), des représentations de comédies-ballets puis de tragédies lyriques…

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Documents d'époque

Utmiutsol contre Uremifasolasiututut

En 1748 paraissent Les Bijoux indiscrets, œuvre romanesque anonyme. Elle consiste en une succession de petites saynètes d’une Afrique imaginaire, traitées sur le mode ironico-comique, un peu à la manière des Lettres Persanes de Montesquieu, la légèreté en plus. En effet, première œuvre romanesque de Diderot (genre alors peu considéré), les Bijoux indiscrets sont également une œuvre de divertissement, avec des passages licencieux.

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Documents d'époque, Regards

Brevet de Musicien de la Chambre du Roi (1679)

Dès 1675, Marais est remarqué par Lully qui l’engage dans l’orchestre de l’Opéra. Toutefois, les finances du couple Marais demeurent médiocres et ne lui permettent pas d’acheter de charge dans la Musique de la Chambre (cf. Les institutions musicales versaillaises). Louis XIV, fin mélomane vint à son secours en 1679, après le décès du gambiste Gabriel Caignet et offrit la charge au jeune musicien qui devenait ainsi Officier ordinaire de la Musique de la Chambre du Roi, avec un salaire de 600 livres par an, s’additionnant à celui qu’il recevait de l’Opéra.

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Musicologie, Regards

Le Grand Motet

Ceci n’est pas à proprement parler un exposé mais une large présentation dont le but est de familiariser l’auditoire avec le corpus d’expressivité de la musique sacrée et religieuse de l’époque. Notre propos s’apparente plus à une découverte et à une recontextualisation qu’à une analyse.

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Documents d'époque

Charles Burney analyse Orlando de Haendel (1789)

De 1776 à 1789, Charles Burney, musicologue et musicien, fit paraître sa monumentale Histoire générale de la Musique (A General History of Music) sur laquelle il travaillait depuis 1769 et pour laquelle il effectua un voyage d’étude de 6 mois en France et en Italie. Fidèle à l’esprit encyclopédiste des Lumières, l’auteur tente de retracer en une vaste fresque analytique l’histoire de la musique européenne depuis l’Antiquité grecque.

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Documents d'époque

Acte de soumission de Lully

En septembre 1681, Joseph Clausel, l’un des conseillers secrétaires du Roi trépasse, ce qui laisse la charge vacante. Lully obtient l’autorisation du Roi de l’acheter à la veuve du défunt, moyennant la somme considérable de 63 000 livres, ce qui est fait le 23 décembre. Lully ne perd alors pas une demi-croche, et s’adresse au Chancelier Le Tellier pour initier la procédure de nomination.

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Histoire, Regards

La technique théâtrale en 1778

A la suite du Cadmus & Hermione de Lully ressuscité en automne 2007 par Vincent Dumestre avec ses changements de décors à vue et son éclairage à la bougie, vous avez été nombreux à vous interroger sur les coulisses du théâtre baroque. Comment faisait-on à l’époque pour faire pivoter ces panneaux ?

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Musicologie, Regards

Le Te Deum, ou l’exaltation de la gloire du monarque

La société du XVIIème siècle est une société en guerre permanente, une société de guerre. La paix, exceptionnelle, n’est qu’une trêve où l’on renforce les forteresses et où l’on rééquipe les troupes. Durant la quarantaine d’années qui séparent l’invasion de la Hollande en 1672 à la mort de Louis XIV en 1715, l’Europe occidentale n’a été en paix qu’entre 1797 et 1701.

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Documents d'époque

Emprisonnement à Weimar et congé de Cöthen

En 1717, après la mort du vieux maître de chapelle Drese, le duc de Weimar nomme son fils sans proposer la charge à Bach. Le compositeur en est profondément vexé. En même temps, les relations entre le jeune duc Ernst August dont Bach est plus proche se détériorent avec son oncle le duc régnant Wilhelm Ernst.

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Documents d'époque

L’incendie de la Bibliothèque d’Alexandrie

Qu’en est-il du fameux incendie de la fameuse bibliothèque, tel qu’il est suggéré dans l’acte III du Giulio Cesare de Haendel ? L’Encyclopédie répond à cette question.

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Documents d'époque

La Traduction du Te Deum par le poète Agrippa d’Aubigné (1552-1630)

Le Dieu, nous te louons est l’un des rare exemple de Te Deum en français mesuré. Le poète protestant lui-même jugeait pourtant le français trez commode aux choses gaillardes, et si vous n’y aportez un grand labeur, trez impropre aux choses pesantes et majestueuses …. Mis en musique par Claude Lejeune, ce Te Deum a fait l’objet d’un bel enregistrement chez Alpha, dirigé par Olivier Schneebeli (Alpha 032, Claude Lejeune, Motets pour le culte catholique & Psaumes protestants).

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Musicologie, Regards

Les Philidor : une dynastie de musiciens

François-André Danican Philidor (1726 Dreux – 1795 Londres), connu sous le nom du grand Philidor, aujourd’hui estimé comme le créateur de l’Opéra Comique et célèbre en tant que meilleur joueur d’échecs de son temps, grandit dans la musique. Sa famille, d’origine écossaise et connue depuis le XVIIème siècle, compte quatorze instrumentistes dont neuf compositeurs. Le plus ancien d’entre eux, Michel Danican, hautboïste virtuose, avait enthousiasmé Louis XIII, lui rappelant le talent de l’Italien Filidori.

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Musicologie, Regards

Que reste t-il du nom de Philidor aujourd’hui ?

La Collection Philidor
Fonds ancien à la Bibliothèque Nationale de France, tient son nom d’André Danican Philidor l’aîné, musicien de la Grande Ecurie de Louis XIV et garde de sa Bibliothèque de musique à partir de 1684. Les documents attestent de : Philidor l’aisné Ordinaire de la Musique du Roy et l’un des deux gardiens de la Musique de sa Majesté.

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Musicologie, Regards

Retour sur la dynastie des Philidor : instrumentistes du Roi et compositeurs

Michel I Danican, surnommé Filidor (ca. 1580 – ca. 1651). Hautboïste, il sert probablement dans les armées du roi qui avaient séjourné en Dauphiné lors des guerres contre la Savoie, sous le maréchal de Lesdiguières. De retour à Paris, il est entendu par Louis XIIIxe Louis XIII, qu’il charme et qui, si l’on en croit la tradition rapportée par Laborde, le surnomme aussitôt Filidor, en souvenir d’un virtuose italien de ce nom qu’il avait entendu auparavant. Le monarque l’aurait alors nommé ordinaire de la Musique de sa Chambre.

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