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Une jeune fillette…

Ce Concert des violes a pour objectif de nous dévoiler une “anthologie du répertoire destiné aux ensembles de violes en France” de la fin du XVIème siècle à l’ultime opus qui leur est explicitement dédié, le Concert pour quatre parties de violes de Charpentier. Loin de l’idée reçue du consort de violes typiquement élisabethain, et de la musique pour viole française réduite à François Couperin, Monsieur de Sainte-Colombe, Marin Marais et Antoine Forqueray, Andrea De Carlo a cherché à puiser dans le répertoire instrumental du Grand Siècle, dans les danses et fantaisies…

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Rendez-moi Ledroit

Avec ce CD s’achève la réédition des enregistrements d’Henri Ledroit chez Ricercar, et cette critique est presque inutile, car elle ne sera pas lue. En effet, les admirateurs du regretté contre-ténor se jetteront sur cette nouvelle parution – à moins qu’ils ne possèdent déjà ces pièces dans d’autres anciennes éditions – sans se poser plus d’interrogations.

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Une bonne pêche pour le Dauphin !

L’Ensemble Pierre Robert – dont on connaît les affinités avec la musique religieuse du Grand Siècle, notamment depuis l’excellent Caeleste Convivium de Danielis (Alpha) – a rassemblé dans ce programme des pièces que Charpentier composa pour le fils du Soleil. Musicien de Madame de Guise, le compositeur n’avait pas à proprement parler de poste auprès du Dauphin…

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La flûte de Céladon

Après un premier volume consacré aux brunettes et contredanses du XVIIIe siècle (À l’ombre d’un ormeau, Alpha 115), Les Musiciens de Saint-Julien s’attaquent dans ce nouvel opus à la musique gravitant autour de l’univers pastorale : flûte et musette jouées par François Lazarevitch sont à l’honneur avec les grands noms du répertoire baroque instrumental français

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Nunc gaudere licet

Les Humeurs d’Orlande, qui est le sous-titre que propose Jean Tubéry à ce programme composé de motets de trois à six voix, pour la plupart inédits au disque, en révèle peut-être un peu plus sur cet enregistrement dont le titre premier peut frapper par son austérité.

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Amour me paict d’une telle Ambroisie.

L’originalité, la fantasquerie et l’espièglerie de Roland de Lassus ne sont plus à démontrer — chaque nouvelle écoute du compositeur nous le prouve et révèle une fois de plus. Sa reconnaissance en son temps comme le plus que divin Orlande (dixit Monsieur de Ronsard in person), ainsi que son influence, sont également indéniables.

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Ma, dove sta la stravaganza ?

A la première écoute, deux réflexions viennent à l’esprit : Tiens, un Vivaldi où le soliste n’est pas le violon, mais en général la flûte à bec et C’est curieux, j’avais cru lire Stravaganza sur la pochette ; or, en fait d’extravagances, le rendu semble plutôt timide et adouci.

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Que l’encens et les jeux rendent hommage à la déesse !

Derrière le titre de Dom Quichotte (orthographié à la française) donné à cet enregistrement se cache un programme hétéroclite et unifié par deux caractéristiques : le français et le comique…

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“Qual alto concento d’angelico accento consiglia a gioir?”

Parmi ses nombreuses cantates, Alessandro Stradella semble n’en avoir signé que deux pour la Nativité, qui sont réunis sur ce disque d’une rare délicatesse : non pas une délicatesse morbide et superficielle, mais une délicatesse tendre et suave, qui enveloppe tout l’enregistrement.

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“…ainsi éviteras-tu qu’à la disgrâce s’ajoute le sarcasme” (attribué au Cardinal Mazarin)

Le Moyen-âge reste pour la plupart le reflet distant d’une époque obscure et lointaine, peuplée de dragons cracheurs de feu, de châteaux forts balayés de courants d’air et de moines tonsurés. Vêtus d’une grosse bure, on se les imagine penchés durant toute la journée sur de vieux manuscrits qu’ils recopient pieusement afin d’en assurer la perpétuation.

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Contemplatif et ciselé

Voici réunis dans un même coffret deux enregistrements sans doute conçus séparément (ce que semblent indiquer les deux dates de réalisation). Pourtant, le rapprochement de cet obscur Sebastiani et de Schütz est sans doute justifié : le sujet est le même – le cycle christique –, la période, commune, et le style proche.

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“…Y los sueños, sueños son”

Enfermé dans sa tour, le prince Segismundo rêve-t-il qu’il vit ? La pièce de Don Pedro Calderón de la Barca, créée en 1635 constitue un monument de la littérature. Cela s’explique parce que Calderón semble poser la question existentielle absolue de son temps, que René Descartes développera dans ses Méditations Métaphysiques

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Un bal démasqué

Voilà encore un compositeur bien énigmatique qui pourrait aisément prétendre au Panthéon des illustres inconnus peuplant la sphère musicale du XVIIe siècle. Bartolomé de Selma y Salaverde naquit en Espagne à la fin du XVIe siècle, d’un père musicien à la Chapelle royale ; l’on ne possède en vérité que bien peu d’informations au sujet de sa formation et savons seulement qu’il voyageait entre les chapelles autrichiennes (Cour de Habsbourg) et Venise où il côtoya probablement Monteverdi, Dario Castello ou encore Biagio Marini.

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Un caprice des dieux

Carlo nous a roulé dans la farine. Nous ne connaissons pas même sa date de naissance, qu’on imagine formé à Mantoue où il aurait passé sa jeunesse musicale aux côtés de Monteverdi, Rossi ou Buonamente, assisté à la création de l’Orfeo, voire accompagné le grand Claudio dans son périple vénitien.

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“On désire savoir ce qu’est devenu Monsieur du Phly, ancien maître de clavecin à Paris, où il était en 1767.”

Il y a d’abord un lieu magique, le Château d’Assas et son instrument hanté par le regretté Scott Ross… Il y a ensuite un compositeur, souvent un peu méprisé car classé dans la catégorie des petits maîtres post-couperiniens, relégué avec les Balbastre, Boismortier et autres Pancrace Royer

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Pantaleon et tangentenflügel (Guides des instruments anciens – Ricercar, 2009)

C’est une idée que nous caressions depuis quelques temps. Un sorte de CD-Rom ou de livre-disque qui permettrait aux curieux d’enfin connaître les détails des instruments anciens et baroques, et d’en apprécier en même temps les sonorités à travers des exemples musicaux. Eh bien, Ricercar l’a fait.

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Se perdre dans un Dédale

Crénom ! s’écrie le critique à l’écoute de cet enregistrement protéiforme, d’une vitalité multicolore qui dégage le parfum d’un ailleurs troublant. A partir de la trame de la célébration d’un passé antique mythique et glorieux par les artistes de la Renaissance, Roberto Festa a assemblé un périple dont le maître-mot est la surprise du dépaysement…

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“La Raison vous dit : Trois c’est trois et la Foi déclare que : Trois c’est un” (Flaubert)

Mars 2009. Bruno Cocset possède l’archet agile, assuré, infiniment conteur. Après des sonates de Barrière, Geminiani ou Vivaldi, après les 6 Suites pour violoncelle tous parus chez Alpha, revoilà l’artiste pour un enregistrement programmatique très personnel, cheminement intellectuel que Bruno Cocset décrit avec naturel et candeur dans le livret, autour de la Guerre de Trois.

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Cheers !

Janvier 2009. Pour son CD catalogue 2009, Alpha a choisi cet enregistrement très typé des Witches qui en surprendra plus d’un. En effet, dès les premières mesures, l’on comprend clairement pourquoi Nobody’s Jig relève de la collection les Chants de la Terre (jaquette blanche) et non de Ut Pictura Musica (jaquette noire).

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"Une œuvre dont la facilité ou la légèreté apparentes nous peuvent émerveiller comme nous émerveille la grâce" (Frédérick Haas)

Frédérick Haas aime le clavecin, et aime Couperin. Comme Gustav Leonhardt aime Bach. Comme il peut se faire des rencontres miraculeuses entre un instrument, un compositeur et un musicien. Car on peut presque parler de miracle en écoutant sans peine ces plus de deux heures de musique pour clavecin, instrument trop souvent jugé aride, sec, inexpressif et d’écoute douloureuse.

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