Les Cœurs Anachroniques (Haendel, Mas, London Haendel Orchestra, Cummings – Muso)
Anachronistic Hearts Les cœurs anachroniques Georg Frederic Haendel (1685-1750) Airs d’opéra et cantate “Bel piacere”...
Le duel des versions : Francesca Caccini, La liberazione di Ruggiero dall’isola d’Alcina (Van Nevel ǀ Sartori ǀ Tozzi)
Etonnante vitalité discographique, et difficulté, en cette ère raffolant des intégrales et raretés, de réellement parler d’inédits. Pourtant l’œuvre est à la fois importante sur le plan musicologique, complexe à restituer en raison du matériau lacunaire, et tout simplement vocalement et dramatiquement belle. L’œuvre ? Un de ces proto-opéras : 1625, quelques années après l’Orfeo montéverdien, à Rome, la fille de Giulio Caccini, soprano virtuose et compositrice, commet cette Libération de Roger, inspirée du Tasse. Une œuvre foisonnante, encore expérimentale, entre les intermezzi de la Renaissance, et la forme opératique en devenir
Le voyage fantastique (Buxtehude, Sonates, Les Timbres – Flora)
Dietrich BUXTEHUDE (c. 1637 – 1707)Sonate a doi, violine & viola da gamba con cembalo opus 1 et 2 Ensemble Les Timbres :Yoko...
Un an presque
“Mais une question lui vint ensuite à l’esprit : et si tout était une erreur ?” (Dino Buzzati, Le Désert des...
Tragique disparition de François Grenier, claveciniste
“Tristes apprêts, pâles flambeaux Jour plus affreux que les ténèbres Astres lugubres des tombeaux” C’est avec une...
Du bout des doigts (Weiss, Pièces de luth, Diego Salamanca – Seuletoile)
Voici la première incursion discographique en solo pour le luthiste Diego Salamanca, dont le nom est familier aux mélomanes fans de l’Ensemble Pygmalion ou Correspondance. Et l’artiste, également passionné de photographie, a décidé d’enregistrer entre les vieilles pierres du donjon de Vez (Oise), entre froidure médiévale et art résolument moderne…
Entre ciel et terre (Hollandse Fragmenten – Diskantores, Berentsen – Muso)
Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais) Musique polyphonique néerlandaise du Moyen-Age Martinus Fabri – Eer ende lof Anonyme –...
Version redux (Gretry, L’Amant Jaloux, Notturna, Palametta – ATMA)
Ce qui frappe d’emblée, c’est le changement de climat et de caractère que la transcription confère à l’œuvre. D’une part, la réduction en effectifs s’accompagne d’une réduction en longueur, puisque les scènes parlées sont escamotées, et que les airs sont plus ramassés, afin d’éviter les redites entre orchestre et voix.
Des meubles et des bateaux (Réouverture prochaine de l’Hôtel de la Marine)
Nous en parlerons plus en détail quand nous l’aurons visité, bien entendu, mais réjouissons-nous de la réouverture prochaine de...
“J’avais un maître, les ombres l’ont emporté” (Etienne Richard, Professeur du Roy Soleil, Armangaud – L’Encelade)
Le pari de Fabien Armangaud a été de rassembler un ensemble de pièces de cet entre-deux du clavecin Grand Siècle, entre l’écrasante présence de Louis Couperin, et les effusions de son neveu François Couperin le Grand qu’une pièce tendre et affectueuse de Chabanceau de la Barre évoque irrésistiblement. Pléthore d’inconnus, et plaisir de la découverte, regroupée en suites en fonction des tonalités.
Puissamment ancré dans son impuissance
Mars. Et ça repart ? Et bien non, le Dieu de la Guerre ne foudroie guère, et l’on ne voit que le chemin qui poudroie et...
Le saviez-vous ? Un petit bout de Versailles caché dans l’arc du Carrousel du Louvre
Alors que le Louvre fait appel au mécénat pour restaurer l’Arc de Triomphe de Carrousel qui fait bien piètre figure et crie la misère des ans et de l’incurie, et ouvre ses trois baies sur un palais disparu, une épopée impériale tragique et le souvenir d’une Antiquité virant au bas-Empire (l’arc de Constantin). Un petit détail intéressera nos lecteurs : il y a du Versailles dans cet art de triomphe là.
Stradella, Il Trespolo tutore, Mare Nostrum, De Carlo – Arcana)
Antonio Alessandro Boncompagno Stradella (dit Alessandro Stradella)Il trespolo Tutorecomédie en 3 actes sur un livret de Giovanni...
L’attente.
En attendant de refaire surface. Nous voici toujours à l’heure immobile, cloîtrés dans la nuit culturelle, privés de sortie comme de dessert tels des bambins coupables. Dehors, les rideaux de fer s’abattent à sexte, et le monde merveilleux du spectacle n’est plus l’image flageolante des ors et des baignoires tapissées de velours vénitien.
Pénombres (Apoteosis, viola bastarda, Divina Mysteria, Jorgen – Vanitas)
“Bâtard est souvent meilleur fils que l’enfant légitime.” (Euripide) Apoteosis – viola bastarda Girolamo Diruta :...
Un tramway nommé désir : recréation du grand bassin de Le Nôtre (Saint-Germain-en-Laye)
Le projet de Tram 13 permettra de recréer le bassin central du Grand Parterre des jardins de Le Nôtre au Château de Saint Germain en Laye. On espère bien que les travaux ne vont pas conduire à des vibrations sous le jardin du Château, et l’on se réjouit que le couloir de correspondance avec le RER A ait contraint à l’ouverture d’une large tranchée sous le jardin, dans l’axe de l’ancien grand bassin disparu de Le Nôtre. Un tramway a parfois du bon.
L’appel de la forêt (Il Transilvano, Codex Caioni, Prisma – Ambronay)
Le jeune Ensemble Prisma, constitué d’un quatuor de musiciens des conservatoires de Brême et Hanovre, a conçu son second voyage comme un regard en miroir : puisant parmi les pièces compilées dans le Codex Caioni rassemblé par le moine humaniste Johannes Caioni (connu également sous son nom roumain, Ioan Caianu ou János Kájoni) où l’on trouve un assortiment de pièces instrumentales italiennes et allemandes (du Monteverdi, Marini, Schütz), mais aussi des danses et chants populaires.
Ecoutez donc, ô peuples (Bach, Soli Deo Gloria, Collegium Vocale Gent, Pierlot – Mirare)
Dieu seul la Gloire, à la gloire de Dieu, pour la seule gloire de Dieu… Soli Deo Gloria est une expression tirée de la Vulgate (1 Tim. 1, 17 et Jude 1, 25) et qui servit de signature ou d’apostille à Bach ou encore Haendel en fin de leurs partitions. On trouve ainsi des “SDG” sur de multiples partitions autographes de cantates de Bach, si bien que John Eliot Gardiner baptisa ainsi son label. Sous ce beau titre, Philippe Pierlot nous offre sa lecture de 2 cantates de Bach : la fameuse BWV21 “Ich hatte viel Bekümmernis”, et la BWV76 “Die Himmel erzählen die Ehre Gottes”.
Titon & l’Aurore sur Medici TV sur Medici TV le 19 janvier à 20h
Cela devient hélas une bien mauvaise habitude, et nous voici privé de la lumière puisque nous n’assisterons pas à l’Aurore…
Lully dans la boîte : La Naissance de Vénus captée au disque chez Aparté
Hier, hélas, trois fois hélas, le concert consacré à la Naissance de Vénus à la Cité de la Musique avec les Talens Lyriques dirigés...
