Dédicace de Lully au Roi
Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Sublime chant du cygne auquel le Roi ne daigna pas assister, las des scandales de la vie tumultueuse du Florentin et de ses mœurs dites italiennes.
Armide de Lully ou le sublime crépuscule du Florentin
Crépuscule peut-être, mais flamboyant automne, brillant déclin, sublime chant du cygne. Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Il y aura bien la pastorale héroïque Achille & Polyxène sur les médiocres vers de Jean Galbert de Campistron en 1687…
Exposition : Coup de cœur pour… les Menus-Plaisirs
Saviez-vous… que sous l’Ancien régime la Maison du Roi possédait un département entièrement dévolu à l’organisation des fêtes de la Cour, appelé département des Menus Plaisirs”?
“Je suis perdu des songes qui me viennent” (Jacques Amyot)
Janvier-Février 2011. Certains – et cela inclut d’éminents membres de notre rédaction -, certains trouveront que cette Muse du Mois se révèle trop convenue et trop prévisible, tout comme le dernier récital de Philippe Jaroussky. Que la formule du récital est trop fragmentée, sorte de best-of ou de mise en bouche à laquelle manque la rigueur d’une belle intégrale d’un opéra de Caldara qu’on attend encore…
L’Opéra au cinoche ?
Tout comme le Palais alexandrin assiégé par les troupes de Ptolémée, les guichets de l’Opéra Garnier n’ont pas résisté au déferlement du public. Il ne reste plus rien des légions triomphantes balayées par le souffle du vent alors que s’élève une âcre odeur d’incendie au-dessus de l’Opéra Garnier. Et, afin de n’être pas reconnu, nous abandonnons notre manteau écarlate de général dans les flots, en conservant précieusement notre sésame vers l’ovale doré.
Architecture : Coup de cœur pour… le Château d’Ambleville
Un petit bijou situé dans le Vexin français, non loin de Gisors : une extraordinaire bâtisse mi-Renaissance, mi-classique, accolée à une haute église, un exquis ensemble de jardins disposés sur trois terrasses…
Lecture : Coup de cœur pour… les frères ennemis
La Bible sur ces deux notions, deux courants artistiques et littéraires, deux entité bien distinctes et cependant pas non plus tout à fait antithétiques !
Lecture : Coup de cœur pour… l’Art baroque
Tout, tout, tout sur l’art baroque, de la peinture à la sculpture, et passant par l’architecture, à laquelle est d’ailleurs accordée la plus grande place.
"Extase des regards, scintillement des nimbes !" (Stéphane Mallarmé)
Brillant hautboïste (dont nous avons pu apprécier la virtuosité il y a quelques semaines à Froville aux côtés de Damien Guillon), Marcel Ponseele nous livre ici trois cantates de Bach faisant appel à cet instrument, ainsi que le beau lamento Ach, dass ich Wassers gnüg hätte de Jean-Christophe Bach (composé pour une voix d’alto).
Le langage des papillons
En 1708 le armées du déclinant Louis XIV sont battues à Oudenaarde; depuis le début de ce que l’histoire moderne appelle la Guerre de Succession d’Espagne, les prétentions royales de l’archiduc Charles de Habsbourg recueillit les suffrages d’une Catalogne avide d’autonomie. Ce prince est un personnage incontournable pour la vie musicale de son époque et surtout pour l’engouement de sa ville natale, Vienne, pour la musique.
A fond…
Les catalogues sont souvent des mets de choix, reflets choisi du savoir-faire du chef invitant à parcourir les autres plats de la carte. Cette compilation Aus der Tiefe ne déroge heureusement pas à la règle et vient nous replonger dans les heureux méandres de la nostalgie musicale.
Des tuyaux sur l’opéra ramiste
UGAB. Eh non, il ne s’agit pas du DVD de l’Union Générale Arménienne de Bienfaisance mais bien du nom biblique de ce drôle d’instrument, magnifique, tonitruant, haut perché et mal aimé qu’est l’orgue d’église.
L’excellence discrète
Il est des compositeurs si discrets que leur œuvre complet tient sur un CD pour deux. De ceux-ci sont Martin Peerson et John Milton. Encore faut-il noter que le partage de l’espace disponible sur la petite galette n’est pas égal : sur les vingt-cinq pistes du disque, seules six sont dévolues à Milton, les dix-neuf autres revenant donc à Peerson.
“L’ayant fait passer dans plusieurs cours, il a passé icy en revenant de Londres, & il a eu l’honneur de jouer du violon devant le Roy, & devant toute la Cour…” (Le Mercure Galant, décembre 1682)
Gunar Letzbor est l’un de ces musiciens à l’exigence musicale et intellectuelle intransigeante, Chevalier de l’archet, Défenseur du violon seul et orphelin, le Paladin errant poursuit sa quête sinueuse des Sonates et Partitas de Bach, épreuve ultime selon lui, après avoir passé par les rudes et mystiques des Sonates du Rosaire et l’Artificiosus Concentus pro Camera de Vilsmayrs (tous deux chez Arcana).
A quand le passage sur instruments baroques ?
Voici le retour de Pasticcio Barocco pour ce cinquième opus du label Hérissons, dédié à l’un des sommet de la musique pour hautbois et basson, avec ces sonates en trio de Zelenka d’une virtuosité et d’une inventivité admirables. L’ensemble signe ici assez clairement l’un de ses meilleurs enregistrements…
“Les Voix humaines”
Que de chemin parcouru tout au long de cette intégrale d’abord parue chez Pierre Verany puis chez Ligia Digital depuis 1992. Voilà une œuvre colossale que celle d’enregistrer les 584 pièces de violes de Marin Marais, éditées entre 1686 et 1725 dans ses 5 Livres dont on retient trop souvent uniquement le Second (1701) pour ses fameuses Folies d’Espagne.
“Sa musique est considérée comme le pain quotidien du soliste haute-contre” (A. Scholl)
Voici un enregistrement qui dérange. Pourtant, à première vue, quoi de plus traditionnel, attendu et sécurisant que de retrouver le contre-ténor d’Andreas Scholl dans des airs anglais ? On se souvient avec délice de ses sensibles Crystal Tears de Dowland (Harmonia Mundi)…
Une caresse énergique
Etre co-titulaire des orgues de Saint-Louis-en-l’île, ça se mérite, comme nous l’avions déjà démontré dans nos pages vertes à l’occasion du précédent disque de Benjamin Alard, consacré aux Sonates en trio pour orgue von das große Kantor von Leipzig (Alpha).
Les ors vivaldiens de Vicence
Ottone in villa, créé le 17 mai 1713 à Vicence, est le premier opéra officiellement composé par le Prete Rosso, à l’âge de 35 ans. En réalité, Vivaldi avait approché l’univers de l’opéra en tant que retoucheur de partition, et probablement déjà composé pour le compte d’autres compositeurs lyriques…
