Étiquette : musique religieuse

CDs & DVDs, Critiques

Redécouverte (Montigny, Grands motets, Ensemble Antiphona, Muleika – Paraty)

Joseph Valette de Montigny (1665 – 1738) Grands motets Surge propera Salvum me fac Deus Eva Tamisier, Coline Bouton (dessus) David...

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Concerts, Critiques

Extatiques vibrations (Scarlatti, San Filippo Neri, Les Accents, Noally – Festival de la Chaise-Dieu, 21 août 2021)

Alessandro Scarlatti (1660-1725) San Filippo Neri, oratorio en deux parties composé sur un livret du cardinal Pietro Ottoboni, créé à...

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CDs & DVDs, Critiques

Entre ciel et terre (Hollandse Fragmenten – Diskantores, Berentsen – Muso)

Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais) Musique polyphonique néerlandaise du Moyen-Age Martinus Fabri – Eer ende lof Anonyme –...

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Littérature & Beaux-arts, Regards

La chant des anges : du motet flamand chez le Caravage

Dans le magnifique Palais Doria Pamphili, à Rome, parmi les corridors de merveilles (accompagnées d’un commentaire...

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CDs & DVDs, Critiques

Ecoutez donc, ô peuples (Bach, Soli Deo Gloria, Collegium Vocale Gent, Pierlot – Mirare)

Dieu seul la Gloire, à la gloire de Dieu, pour la seule gloire de Dieu… Soli Deo Gloria est une expression tirée de la Vulgate (1 Tim. 1, 17 et Jude 1, 25) et qui servit de signature ou d’apostille à Bach ou encore Haendel en fin de leurs partitions. On trouve ainsi des “SDG” sur de multiples partitions autographes de cantates de Bach, si bien que John Eliot Gardiner baptisa ainsi son label. Sous ce beau titre, Philippe Pierlot nous offre sa lecture de 2 cantates de Bach : la fameuse BWV21 “Ich hatte viel Bekümmernis”, et la BWV76 “Die Himmel erzählen die Ehre Gottes”.

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CDs & DVDs, Critiques

Pétulances obsolètes (Polyphonies chorales à Venise, Tölzer Knabenchor, H-M. Linde – EMI)

On goûte l’incroyable kaléidoscope de couleurs, de textures, l’exotisme général des atmosphères : le cornet à bouquin pincé et acide d’Edward H. Tarr himself (le fondateur du rutilant Edward Tarr Brass Ensemble) s’essoufflent avec panache, les flûtes à bec médiévalisent à qui mieux mieux, de la bombarde, du trombone bedonnant, du dulcian rigolo, la battue, saccadée et peu subtile, ultra convaincue et jouissive, et les chœurs spatialisés du Tolzer qui s’époumonent parfois à la limite du cri.

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CDs & DVDs, Critiques

Douceurs (Charpentier, Messe de Mr Mauroy, Le Concert Spirituel, Niquet – Glossa)

La réalisation est absolument splendide, et l’on y retrouve le Concert Spirituel et Hervé Niquet des grands jours. Inspiré, souple, intense et fluide, le chef sait imprimer grandeur et naturel aux masses chorales, sculpte les textures, joue sur les couleurs des timbres instrumentaux, fait jaillir les échappées solistes ça et là.

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Qui ne serait attristé ? (Pergolesi, Stabat Mater, Röschmann, Daniels, Biondi – Erato)

qui aime bien châtie bien. Et nous espérons que le grand Maestro ne va pas jouer aux fléchettes sur notre portrait. Eh bien, c’est un beau jour pour mourir, alors lançons-nous. Voici un enregistrement qu’il vaut mieux discrètement radier de la discographie du Maestro.

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Sublimement daté (Monteverdi, Selva Morale & Spirituale – Corboz, Erato)

Parfois, en faisant son ménage de printemps, l’on tombe sur de vieilles galettes, de grosses galettes, des LP édités entre 1967 et 1969 chez Erato, énormes coffrets reprenant la quasi intégrale – sans les messes – du recueil de la Selva Morale et Spirituale de Monteverdi (imposant recueil de 40 œuvres édité par Monteverdi en 1641). Y sont aussi adjoints des œuvres du recueil ultérieur de 1650.

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Ecce homo (Reinhardt Keiser, Markus Passion, Gli Incogniti, Jacques Moderne, Beyer, Sububiette – Mirare)

Bien que le nom de Reinhardt Keiser orne ce disque, cette Markus Passion est sans doute plus ancienne, et pourrait être attribué à Nicolaus Bruhns ou Gottfried Keiser, père de Reinhardt… Quoiqu’il en soit, la version proposée, donnée à Weimar dans les années 1710-1713, eut sans doute pour auguste Kapellmeister Bach lui-même,

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La foi catholique prônée… (Byrd, Infelix ego, Herreweghe, Collegium Vocal Gent – Phi)

Cet enregistrement célèbre passionnément les fêtes pascales. Ce CD est un éloquent et vibrant hommage de la force de la foi. La foi Catholique y est prônée, telle était certainement la volonté de William Byrd, Alfonso Ferrabosco et Philippus de Monte.

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“Rien d’impossible à un homme qui veut travailler” (Brossard, Charpentiers – Les Voyageurs, Alexis Knaus)

Revendiquant son extraction normande, l’ensemble Les Voyageurs a voulu honorer sa terre d’attache en consacrant son premier enregistrement à Sébastien de Brossard, originaire de Dompierre. L’ambition de faire entendre les compositions de cet homme avant tout connu pour son Grand Dictionnaire de Musique est louable, autant que celle de mettre au jour un Miserere peu connu de Marc-Antoine Charpentier.

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Le tunnel du temps (Le service funèbre de Jean-Philippe Rameau – Capriccio Stravagante, Sempé – Paradizo)

La date est inscrite sur la pochette du disque : 27 septembre 1764. Skip Sempé nous transporte littéralement vers ce jour sombre pour rendre hommage à Jean-Philippe Rameau. Quinze jours auparavant, le Dijonnais s’éteignait d’une fièvre putride à Paris.

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« O mon âme… » (Certon, Requiem – Vox Cantoris, Candeau – Psalmus)

Pour la seconde fois, les chantres de Jean-Christophe Candeau s’intéressent au compositeur Pierre Certon qui fut maître de chœur puis chapelain perpétuel à la Sainte Chapelle, sous le règne de Louis XII. Probablement élève de Clément Janequin, on lui doit de nombreuses et fameuses chansons polyphoniques, publiées à partir de 1533, ainsi qu’une vaste production d’œuvres sacrées.

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15 mois ! (Bach, Intégrale des Cantates sacrées – Holland Boys’ Choir, Leusink – Brilliant Classics)

Muse Baroque, ce ne sont pas seulement que des nouveautés, et nous ne céderons pas au caprice du last newcomer en permanence, tweetant et retweetant en avant-première la critique de l’inédit non encore parvenu chez votre disquaire. Et pour illustrer notre discophilie rampante, quoi de mieux que de chroniquer cet achèvement – car c’en est un – à l’époque copieusement villipendé, d’un Bach de supermarché.

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Monteverdi aux anges ! (Monteverdi, Vespro della Beata Vergine, Cappella Mediterranea, Ambronay ed.)

Il est des œuvres qui demeurent des monuments, hiératiques, sublimes et dont le mystère ne se transperce qu’à travers le génie ou la ruse. Mais il est aussi des interprètes, des équipes d’exception qui peuvent aborder ces monuments par la délicatesse et l’humilité.

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Beauté des repons (Gesualdo, Responsoria 1611, Herreweghe – Phi)

Certes la musique de Gesualdo bénéficie de l’admiration singulière de Stravinsky, mais reste assez mal connue et sa discographie n’est pas pléthorique, loin de là. Cet enregistrement est à marquer d’une pierre blanche tant cette intégrale des repons des ténèbres pour la semaine Sainte rend hommage au compositeur.

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Jubilate (Julia Lezhneva, Il Giardino Armonico – Decca)

Mea culpa Julia. Nous avons laissé de côté cette parution, sur un coin d’étagère, après une première écoute très partielle qui ne nous avait pas convaincus, en particulier l’ouverture du disque, avec les rodomontades nerveuses et excitantes mais bien vaines du “In Furore”, dévalant les doubles croches avec boulimie. Ca remue, ça secoue, mais une certaine fatuité superficielle nous a rebutés.

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CDs & DVDs, Critiques

Inflammatus (Pergolesi, Stabat Mater, Lezhneva, Jarousky, Fasolis – Erato)

Sans faire de la mauvaise paraphrase biblico-freudienne, chacun trouveras en cet enregistrement ce qu’il est venu y chercher… L’œuvre, intense, magnifique, condensé et trait d’union entre l’Ancien et le Moderne, d’un équilibre qui attira l’attention de Bach lui-même qui l’adaptera (Psaume 51), ne se présente plus.

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CDs & DVDs, Critiques

De Profundis

L’Histoire bégaie très souvent, notamment en matière musicale. Le nom de Johann Josef Fux est à peine un souvenir dans l’esprit des mélomanes et une rare référence des musicologues. Son nom parfois évoque la vielle école académique qui domina Vienne entre la fin du règne de Léopold Ier et le règne de Charles VI.

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