Le Printemps des Arts 2012
La fraise de l’affiche de l’an passé nous revient, sur fond bleuté cette fois-ci pour annoncer non le temps des cerises mais celui de l’Ouest baroque, avec un programme resserré dévolu en grande partie aux charmes des opéras et oratorios de l’Italie où l’on notera outre la pyrotechnie toujours spectaculaire et revigorante de nos divas ci-dessous des incursions dans le baroque hébraïque ou de rares pièces du XVIe siècle romain…
La Symphonie inachevée
Certes, la musique de Zelenka est assez rarement donnée en France, malgré une relative abondance discographique. L’initiative de construire un programme autour de sa musique était donc sans doute louable, quoique Rezé ait déjà accueilli il y a peu les Lunaisiens avec les Responsoria pro hebdomada sancta du même Zelenka.
“Cara e amabile beltà”
Ce concert était l’évènement-phare du 29e Printemps des Arts de Nantes. C’est lui qui était annoncé le premier, et c’est aussi lui qui figurait sur la plupart des affiches. Par ailleurs, les organisateurs l’ont programmé dans le grand auditorium de la Cité des Congrès, lequel compte près de 2000 places. Sont-ce là des anecdotes ? Sans doute pas.
“La suave melodia”
Nous avons évoqué, à propos du concert Le tourbillon des passions, l’adéquation entre la musique et le lieu qui la reçoit ; chanter les psaumes de Salomone Rossi en hébreu dans une synagogue, voilà qui est approprié ! Et plus qu’on ne pense, car une synagogue ne peut pas recevoir n’importe quels musiciens ni n’importe quel répertoire. Fondée en 1870, c’est la première fois que celle de Nantes accueille un concert ouvert ainsi au grand public.
“La suave melodia”
La naissance du baroque en Italie, c’est assez vague et un peu cliché. Le programme proposé, lui, ne l’est pas, couvrant environ un siècle de musique italienne — de la fin du XVIe à la fin du XVIIe — vocale et instrumentale, avec un choix qui va de pièces connues, comme le Laudate dominum pour voix et basse continue de la Selva morale e spirituale de Monteverdi ou Amarilli, mia bella de Caccini, à des pièces qui le sont moins, comme le très beau — et virtuose — motet Non plangete de Rosa Giacinta Badalla.
Accourez-tous ! (Lully, Atys Les Arts Florissants, Christie, Villégier – Opéra Comique, 13/05/2011)
Allons, allons accourez tous ! Jean-Baptiste LULLY Atys Tragédie en musique en un prologue et cinq actes sur un livret de Philippe...
“Mille et une nuits” d’après Antoine Galland (1704)
Lors de la création du Bourgeois gentilhomme mis en scène par Benjamin Lazar, j’ai voulu savoir comment les Turcs étaient perçus en France au XVIIe siècle, et j’ai beaucoup rêvé devant les récits de voyage de cette époque …. C’est donc tout naturellement que je me suis intéressée à la première édition des Mille et une nuits. Voilà ce qu’écrit Louise Moaty dans la note d’intention insérée dans le programme de cette soirée aux allures de veillée contée..
Fluctuat nec mergitur
Pour la douzième édition d’Eclats de voix, Patrick de Chirée convie encore une fois les mélomanes en terre gasconne. La promenade musicale d’un éclectisme assumé labourera la carte gersoise, traçant ses sillons d’Auch à l’abbaye cistercienne de Flaran en passant par le minuscule village de Lagraulet-du-Gers paisiblement égaré dans sa campagne verdoyante…
