La Bataille de Steinkerque (3 août 1692)
En 1692, la guerre de la ligue d’Augsbourg fait rage. Cette même année, la redoutable forteresse de Namur, point stratégique, est prise par Vauban, sous les yeux ravis de Sa Majesté Très Chrétienne.
Le Te Deum de Charpentier
A l’occasion des prochains concerts du Palais royal où sera interprété le célèbre Te Deum de Charpentier, Jean-Philippe Sarcos, directeur musical de cet ensemble sur instruments d’époque, a accepté de partager avec nous sa vision originale de ce grand motet
L’oratorio sepolchro, ou la liturgie luthérienne à l’heure de l’opéra baroque
Ayant épousé en 1719 le dauphin du Prince électeur (futur Frédéric-Auguste II de Saxe), l’archiduchesse Marie-Josèphe de Habsbourg apporta avec elle la tradition musicale italienne à Dresde. Or, si la famille des Princes électeurs s’était convertie au catholicisme depuis peu, la Saxe demeurait un bastion luthérien.
Le jeu n’en vaut pas la chandelle…
Une distribution honorable, me direz-vous. Certes, néanmoins… on est toujours condamné, avec ce DVD, à rester sur sa faim. Si Stéphanie d’Oustrac est une excellente Didon, que Sophie Daneman est agaçante ! De même, si les deux Sorcières sont géniales de ridicule, l’Enchanteresse est à peine supportable !
L’Apothéose de Lully
Voici une édition un peu particulière de Muse Baroque puisque le numéro de ce mois-ci fait la part belle à Lully (le titre de l’éditorial fait référence à l’œuvre que Couperin dédia à sa mémoire). Il faut dire que l’occasion était trop belle pour qu’on la laisse s’échapper. Songez donc, ô lecteurs, à l’étrange conjonction des astres qui décida de la coïncidence de trois évènements consacrés à des tragédies lyriques de celui qu’on surnomma Baptiste et dont l’ombre imposante plana longtemps après sa disparition sur l’Académie Royale de Musique…
Ah, la délicieuse saveur des compotes maison…
On avait découvert il y a quelques mois de cela le confort tendre de l’interprétation au virginal des pièces extraites du Manuscrit Susanne van Soldt. Pour mémoire, ce recueil comporte 33 arrangements de chansons profanes, de danses et de psaumes qui constituent l’une des sources les plus précieuses de la musique quotidienne néerlandaise de cette époque.
Entretien avec Daniel Hope, violoniste
Entretien avec Daniel Hope à l’occasion de la sortie de son premier enregistrement de Vivaldi. Daniel Hope chez Vivaldi ? La surprise est de taille pour ceux qui connaissaient l’élève de Menuhin uniquement à travers ses belles interprétations de Mendelssohn, Beethoven ou encore Chostakovitch. Le violoniste a aimablement accepté de répondre à nos questions, et d’expliquer sa présence inattendue en ces terres baroques.
En Septembre, écoute ce que bon te semble…
Voilà venir la fin inexorable des vacances, et la perspective souvent peu réjouissante de la rentrée. Peu réjouissante ? Rien n’est moins sûr. Glissons ensemble un œil las et cursif sur les programmes des salles de concert afin de nous convaincre du contraire, un verre de cognac à la main…
La folle journée avant Figaro
Alors que la canicule laissait planer ses ailes dorées sur le désert discographique de la saison des plages, le chroniqueur assoiffé descendit dans les souterrains frais des disquaires. Passée presque sous silence, la dernière production de l’estivale Cappella de’Turchini continue de nous étonner par la surprise de la résurrection des maîtres napolitains…
Levens se lève
25 octobre 1722. Le jeune arrière-petit-fils de Louis XIV, qui n’a pas encore 13 ans, est couronné à Reims. L’événement est naturellement célébré à travers le royaume. C’est donc à grand coup de volées de cloches et de Te Deum que le peuple de France fête son nouveau Roi.
Sous la dure saison…
Voici le dur été vivaldien. Un été lourd et pesant, où les corps exsangues, bousculés par un soleil ardent, ne trouvent le repos que dans l’effondrement et l’affliction. La nature se réjouit, heureuse de poursuivre ce cycle des saisons et de laisser les oiseaux renouer avec leurs chants, des innocents moineaux au redoutables mouches. Mais pas l’homme. Car, à la relecture de ce sonnet soi-disant attribué à Vivaldi, il semblerait que l’été ne soit pas la saison favorite du Prêtre roux…
De l’art de la sanguine et du pastel…
Peut-on mieux dire que Marianne Muller qui nous invite à nous perdre dans les méandre d’une galerie de compositeurs ? Galerie au sens de musée, de collection particulière, de cabinet des curiosités dont l’heureux maître des lieux vous entrouvre la porte, et vous guide avec passion parmi les merveilles qu’il a rassemblées.
Joyeux Anniversaire, Monsieur Leonhardt !
80 ans déjà ! Le 30 mai dernier, le “Pape de la musique baroque”, comme certains le surnomment, soufflait ses 80 bougies. Et le secret de sa longévité réside peut-être dans son élégante distinction, son sourire discret, son clavier bien tempéré. Pionnier du renouveau de la musique baroque voici près de 50 ans, aux côtés de Nikolaus Harnoncourt et des frères Kuijken, Gustav Leonhardt a su redonner au clavecin ses lettres de noblesse…
Un archet olympien et olympique
Avec ce nouvel enregistrement de Geminiani, Bruno Cocset confirme si besoin était son titre de Meilleur Archet catégorie Violoncelle aux Championnats du Monde de Musique Baroque. Dès le coup de départ, l’artiste, qui avait déjà remporté des trophées bien mérités avec ses interprétations de sonates de Vivaldi ou Barrière, prend à contre-pied le jury qui s’attendait à un déferlement de difficultés techniques et de virtuosité assumée
Une heureuse résurrection de la Reine de Naples
En janvier 1729, Haendel entreprit un voyage de cinq mois en Italie, séjournant à Florence, Venise, Milan et Rome. Il avait pour but d’engager de nouveaux chanteurs pour sa troupe d’opéra londonienne, à la suite du départ du fameux castrat Senesino. Sur place, il découvrit les nouvelles tendances de l’opéra italien évoluant vers une simplification de l’écriture orchestrale…
Entretien avec Jocelyne Cuiller, claveciniste
Entretien avec Jocelyne Cuiller, autour du clavicorde et de C.P.E. Bach. A l’occasion de la sortie de son 2ème disque consacré au clavicorde chez Fuga Libera que nous venons de chroniquer, Jocelyne Cuiller a accepté de nous en dire plus sur les sonorités douces, frémissantes et poétiques de cet instrument par trop méconnu, et à qui Ralph Kirkpatrick avait pourtant redonné toutes ses lettres de noblesse dès les années 50.
Mai à Versailles
Mai. Que voilà un excellent mois, rempli de fêtes et d’ouvrages d’art (nous parlons par exemple des ponts). Mai, c’est la fête du travail, la Pentecôte, la capitulation inconditionnelle de l’Allemagne nazie, la journée de l’Europe… Et si le 6 mai était férié ? En quel honneur, me rétorquerez-vous. Se doit-on de fêter la naissance du timbre poste en 1840 de l’autre côté de la Manche ou encore l’assassinat de Paul Doumer ?
Les bizarreries de l’évêque
Ah, étonnants Sacqueboutiers de Toulouse ! On les admirait souvent pour leur rondeur, leur douceur, leur moelleux. Il faudra également citer leur verdeur, leur nervosité, leur royale pompe. Car cette fois-ci l’ensemble de Jean-Pierre Canihac a délaissé le velours pour l’éclat de l’acier afin de rendre justice à ses œuvres de Schmelzer, Fux ou Vejvanosky…
Entretien avec Benjamin Lazar, metteur en scène et comédien, autour de L’Autre Monde ou les Etats & Empire de la Lune de Cyrano de Bergerac
Entretien avec Benjamin Lazar, autour de L’Autre Monde ou les Etats & Empire de la Lune de Cyrano de Bergerac. Du 10 au 26 avril, Benjamin Lazar et l’Ensemble La Rêveuse donnent au Théâtre de l’Athénée à Paris l’Autre Monde ou les Etats et Empires de la Lune de Cyrano de Bergerac, roman de science-fiction, conte philosophique et récit d’une étonnante drôlerie tout à la fois, dont nous avons chroniqué la première dans un compte-rendu rédigé à la manière de…
