Étiquette : Muse : airain

CDs & DVDs, Critiques

• One Comment

Requiem… et tralala

Composé quelque part entre 1697 et 1704 (les musicologues ont encore du pain sur la planche !), le Requiem de Jean Gilles, maître de musique de la Cathédrale Saint-Etienne de Toulouse, demeure son œuvre la plus célèbre, très à la mode tout au long du XVIIIème siècle, notamment lors des concerts parisiens du Concert Spirituel des Tuileries.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Il y a du Glenn Gould dans cet homme-là

J’ai toujours eu la vision de Bill, élégant et calme, atteint légèrement de calvitie. Un chef très « tragédie lyrique », amateur de jolies danses, petites voix claires et sans vibrato, cuisine du Sud et jardinage. Mes amies me disent que je suis restée très 80’s, que les Arts Flo ont bien changé, que le temps des Atys, David et Jonathas et autres Idoménée nobles et froids est révolu. Que le DVD des Indes Galantes décoiffe par rapport à l’enregistrement plus ancien d’Aix.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Un Tombeau bien joyeux

Dès la réception du beau digipack orné d’un détail de Watts, nous nous sommes demandé ce qu’était ce Tombeau de Sa Majesté la Reine de Pologne de Bach. Nous nous apprêtions à compulser frénétiquement notre catalogue BWV, quand la réponse tomba du ciel, ou plutôt du détail des plages.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

L’hésitation contre la vigueur

1988. On retrouvera dans ces deux enregistrements du regretté Scott Ross la même modestie et le même talent : nulle part le claveciniste canadien ne se met en avant, même lorsque la virtuosité technique est requise.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Mangeons en musique…

Et non, l’œuvre de Delalande ne se résume pas à ses fanfares pour trompettes martiales et éculées, surjouées par les Jean-François Paillard et autres Paul Kuentz. D’une part, ses grands motets sont magnifiques, et d’autre part même les Symphonies pour les Soupers du Roi sont bien plus fines qu’on ne l’imagine.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

L’opéra des Musiciens

La parution d’un opéra de Lully au disque est toujours, pour les amoureux du baroque français, un événement attendu avec impatience et crainte; crainte de voir l’œuvre amputée de son prologue, nouvelle mode liée à des considérations aussi éloignées de l’art que le soleil de la planète Terre…

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Un dimanche à Versailles

Le vieux Roi est vieillissant. Son organiste n’est plus de prime jeunesse non plus. Et leurs ombres planent sur ces quatre concerts royaux que Louis XIV aimait à entendre le dimanche, publiés longtemps après la mort du Roi-Soleil. Art de Cour, superficiel, mignard et vain diront certains, stigmatisant les mélodies simplistes et l’abondance d’ornements.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Contemplatif et ciselé

Publié en 1647, l’opus 10 est le deuxième volume des Symphonies sacrées de Schütz, recueil de concerts sacrés pour petits effectifs. Les ravages de la Guerre de Trente Ans ne sont d’ailleurs pas étrangers à l’abandon de projets trop ambitieux impliquant une polyphonie chorale avec des effectifs fournis.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Classico-baroque ?

Scheibe vécu à Leipzig, Hamburg et Holstein avant de partir vivre au Danemark en 1740. Pour l’anecdote, il perdit un œil à l’âge de six ans dans l’atelier de facture d’orgues de son père. Le compositeur est connu pour être le partisan avant l’heure d’un style plus épuré, plus simple et plus mélodique, dont il a développé les thèses dans le périodique musical Der critische Musicus, fondé par lui en 1737.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Trouver sa voix

Certes, l’orchestre de Pal Nemeth n’est ni le plus élégant, ni le plus précis. La basse continue est pesante, l’orgue positif rébarbatif. Les cordes, bien que suffisamment dynamiques, demeurent pâteuses et parfois d’une justesse approximative.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Oui…non… m’enfin…

Parfois, le sort est cruel avec Vivaldi, et on se prend à imiter les accents d’un John Hawkins acerbe dès 1776 sur les talents de compositeur du Prêtre Roux. Parfois le sort est cruel avec le Jardin Harmonique, et on se prend à imiter les accents d’un C. H. du temps de sa splendeur à Répertoire, lorsqu’il parachutait d’infâmes critiques réduisant des carrières en cendres avec plus ou moins d’à-propos mais sans se départir de sa verve inimitable.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

De la dentelle…

Cet enregistrement rare possède 2 atouts irremplaçables : les duos de chambre interprétés ensemble par Carolyn Watkinson et Paul Esswood. Lorsque la contralto la plus androgyne avant Ewa Poddles et Marijana Mijanovic mêle sa voix à celle du sensible Paul Esswood, l’auditeur est décontenancé, se demande presque où est l’homme et où est la femme.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Pas de marée sur la Tamise

Les instrumentistes sont remarquables de justesse, cuivres y compris. Les tempi fluides et bien choisis. Mais que manque t-il donc à ces deux enregistrements pour véritablement emporter l’adhésion ? De la spontanéité, de la rugosité, quelques couacs de la part des cornistes (pas autant que chez Harnoncourt, Malgoire ou Niquet mais un peu quand même), plus de mouvement ?

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Corelli est devenu galant

A l’écoute de cet enregistrement peu connu, l’auditeur pense immédiatement au modèle corellien des sonates d’églises : alternance lent-vif-lent-vif, polyphonie simple et mélancolique, passages en imitation, structure en trio. Pourtant, ce n’est certainement pas du Corelli.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

« Alceste ne vient point et nous devons l’attendre » (Acte II scène 1)

Alceste fut représentée pour la première fois à Versailles en 1674. La belle gravure de Jean le Pautre permet d’avoir une assez bonne idée des effectifs engagés pour sa représentation dans la Cour de Marbre deux ans plus tard. On y voit notamment l’agencement stéréophonique avec les tribunes de musiciens placées à la droite et à la gauche du Roi…

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Intense

Si les concertos de Vivaldi se suivent et se ressemblent – disent les mauvaises langues – ce n’est pas le cas de ses sonates où il fait montre d’une plus grande originalité. En 1974, Michael Talbot exhume un manuscrit autographe qui dormait à la Central Library de Manchester, sans doute copié de la main du père même de Vivaldi pour être offert au Cardinal Ottoboni, malgré l’absence de dédicace.

En savoir plus
Close