Étiquette : Isaure d’Audeville

CDs & DVDs, Critiques

Meslanges pour la Chapelle d’un Prince, Ensemble Correspondances, Daucé – Harmonia Mundi

Concurrent politique de Louis XIII dans son propre royaume, instigateur de nombreux complots, Gaston duc d’Orléans rivalisa également avec son frère dans le domaine des arts. Il sut notamment s’entourer de fameux compositeurs dont Etienne Moulinié, qui durant plus de trente ans le servit en tant que directeur de sa musique…

En savoir plus

Concerts, Critiques

« Mon métier est chanteur » (Atelier de chant baroque, Bruno Le Levreur, Ambronay, 20/09/2014)

Pour sa 35ème édition, le Festival d’Ambronay s’affirme comme un événement résolument jeune. Jeunesse qui lui vient aussi bien des musiciens qui s’y produisent que du public qu’il souhaite toucher. « L’atelier de chant baroque » présenté pour la première fois par le contre-ténor Bruno Le Levreur s’intègre dans cette démarche pédagogique d’ouverture et de sensibilisation.

En savoir plus

Concerts, Critiques

« Quand tous voient le Créateur expirer, Que feras-tu pour ta part ? » (Bach, Passion selon Saint Jean – Itay Jedlin – Ambronay, 19/09/2014)

Cet appel lancé par Bach dans l’ultime air de ténor de sa Passion selon St Jean, Itay Jedlin et son Concert étranger le firent résonner d’une manière bouleversante hier, en l’abbaye d’Ambronay. Ayant fait le choix d’un effectif orchestral assez restreint, le chef fit la part belle au texte même, suivant la volonté de Bach, et permit ainsi à cette œuvre magistrale d’atteindre toute sa force expressive.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

« Creuser l’ennui, cette friche, pour en faire jaillir cette eau, la rêverie » (Schifanoia)

L’ennui apparaît souvent comme une des pires craintes du musicien, qu’il soit compositeur ou interprète. Schifanoia, c’est littéralement se soustraire à l’ennui ; c’est également le nom donné par Isabel Favilla et Inês d’Avena, diplômées de grands conservatoires européens, à leur duo, choisissant ainsi de défendre la cause « des œuvres baroques écrites destinées aux amateurs de musique pour passer le temps.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

« Par Dieu ! Dame ! bien peu nous jouissons d’amour !…» (Trobar et Joglar, Alla Francesca, AgOgique)

Alors que notre société tend à faire que chaque personne soit spécialisée dans un domaine de pointe, celle du Moyen-âge encourageait la polyvalence. Loin de notre système cartésien et normatif, et bien avant l’âge d’or de l’Humanisme, les poètes pouvaient aussi être compositeurs, parfois même chanteurs et instrumentistes ; ils étaient à la fois artistes et artisans.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

« O mon âme… » (Certon, Requiem – Vox Cantoris, Candeau – Psalmus)

Pour la seconde fois, les chantres de Jean-Christophe Candeau s’intéressent au compositeur Pierre Certon qui fut maître de chœur puis chapelain perpétuel à la Sainte Chapelle, sous le règne de Louis XII. Probablement élève de Clément Janequin, on lui doit de nombreuses et fameuses chansons polyphoniques, publiées à partir de 1533, ainsi qu’une vaste production d’œuvres sacrées.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Entre Ciel et Mer (Didon & Énée – Poème Harmonique – Versailles, 15/06/2014)

Depuis plusieurs décennies déjà, le petit opéra de Henry Purcell fait partie des incontournables du répertoire baroque qu’un ensemble qui se veut respectable doit aborder, au moins une fois. Hervé Niquet, René Jacobs, William Christie… et aujourd’hui Vincent Dumestre. Mais à quoi bon une nouvelle fois ? Quelle nouveauté de lecture apporter à cette œuvre maintes fois jouée et assaisonnée pour les goûts les plus variés ?

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Oiseau en plein vol (Sonate Concertate – Affetti Cantabili – Perc.pro)

Le Seicento voit fleurir dans les grandes cités du nord de la Péninsule de nombreux recueils de sonates à un, deux ou trois instruments concertants et basse, modèle bien vite repris par les auteurs de l’Empire germanique. Si le violon commence à assoir son hégémonie de virtuose, d’autres instruments, notamment à vent, peuvent prétendre au même répertoire, que leurs noms soient explicitement mentionnés ou non.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

« Mon âme entend et voit comme tout jubile et rit pour magnifier le Créateur » HWV 207

L’on connaît Haendel pour ses oratorios (Le Messie), comme grand dramaturge des harmonies, déployant dans ses opéras de luxuriantes couleurs d’affects et de sentiments. Haendel dépeint par sa musique les fastes de la cour, la grandiloquence italienne comme la rosée fraîchement éclose, et magnifie la tragédie…

En savoir plus

Critiques, Littérature & Beaux-arts

Itinéraires d’André Campra

Les Itinéraires d’André Campra s’inscrivent, à la suite de plusieurs partitions, dans la démarche de réhabilitation du compositeur aixois entreprise par les chercheurs du CMBV depuis plusieurs décennies. Campra, musicien à la personnalité complexe et dont la vie comporte pour nous encore des zones d’ombre, mais fort estimé en son temps, et aujourd’hui considéré comme acteur important de l’autonomisation de l’artiste-musicien vis-à-vis des institutions.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

A l’école du Caravage

Jusqu’au IVe siècle, les solennités pascales orientaient toute la vie du chrétien, tant la mort et la résurrection du Christ s’inscrivent au cœur même de sa foi. La célébration de l’office des Ténèbres est attestée dès le Ve siècle, et son développement est dès lors resté immuable.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

“Couperin crée un style unique, léger quoique mesuré ; noble mais sans lenteur” (Margaux Blanchard & Sylvain Sartre)

Défenseur d’une Europe musicale avant l’heure, François Couperin compte parmi les grands compositeurs du XVIIIème siècle, à l’esprit brillant et au cœur sensible. Auteur de nombreuses œuvres pour orgue et clavecin seul, on lui doit également des Leçons de Ténèbres rendues célèbres par Alfred Deller, et plusieurs pièces instrumentales, dont Les Nations sont peut-être l’exemple le plus achevé.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

L’éclat et la franchise

Avec Joseph Haydn, nous quittons notre chère esthétique baroque pour entrer en plein dans l’ère de la musique classique. Cette incursion en terre étrangère sera pour la Muse l’occasion de s’intéresser à un compositeur brillant, poly-instrumentiste et fécond en œuvres de tous genres.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Maubeuge, terreau de musiciens (suite)

Durant la première moitié du XVIIIe siècle, cette ville de notre actuel Nord-Pas-de-Calais apparaissait comme un pôle majeur de l’enseignement musical du nord de la France. Le célèbre compositeur Joseph Gossec (1734-1829), codirecteur du fameux Concert Spirituel en 1773, s’y rendit en effet pour étudier le violon.

En savoir plus

Concerts, Critiques

Royer, Pyrrhus, Les Enfants d’Apollon, dir. Michael Greenberg

Natif de Turin, Pancrace Royer arriva à Paris en 1725 ; il occupa le poste de Maître de Musique de l’Opéra de 1730 à 1732, succédant à André Cardinal Destouches, puis prit la direction du Concert Spirituel en 1748, avant d’être nommé directeur et inspecteur de l’Opéra en 1753.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

“J’ai pêché chaque jour et je ne me suis pas repenti, maintenant la peur de la mort me tourmente, car dans les enfers on ne peut plus arriver à la rédemption” – Troisième nocturne, septième répons

Comme c’est le cas de la plupart des grandes étapes ponctuant la vie de tous souverains, les obsèques d’un roi recouvraient au XVIIIème siècle une ampleur nationale. Le prince électeur de Saxe et roi de Pologne Auguste II mourut le 1er février 1733 ; Jan Dismas Zelenka était alors en charge du poste de maître de chapelle et de la direction de la musique des messes pour la cour catholique de Dresde.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

“Deux oisillons chantaient à l’enfant-soleil…”

L’hagiographie nous apprend que la dépouille de Saint-Jacques – premier apôtre martyr – fut ensevelie dans les terres de Galice, après que ses compagnons fuyant la Palestine avaient été guidés par un ange jusqu’en ce champ de l’étoile (campus stellae).

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Des personnages qui devisent avec connivence

Natif de Florence, Brescianello accomplit la majeure partie de sa carrière au sein des états germaniques, de l’électorat de Bavière à la cour des Würtenberg de Stuttgart où il s’éteignit en 1758. Il fut engagé d’abord comme violoniste puis assura les charges de maître des concerts de la chambre ainsi que celle de maître de chapelle, lors de ses déplacements successifs.

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

Qu’elle est belle, la ville solitaire ! (Boesset, L’Archange & le Lys – Ensemble Correspondance, Daucé – ZZT)

Sous le règne de Louis XIII, qui plaça le royaume sous la protection mariale, les couvents du Royaume de France connurent des conditions particulièrement favorables au développement de leurs activités musicales. C’est ainsi que l’abbaye royale de Montmartre, fondée au XIIe siècle, vit ses religieuses bénéficier durant une dizaine d’années de l’enseignement d’Antoine Boesset…

En savoir plus

CDs & DVDs, Critiques

De l’intérêt d’un retour aux sources

Instrument aujourd’hui encore confidentiel, le basson baroque, tel qu’on le connait dans sa forme en quatre parties, fut conçu en France au cours de la seconde moitié du XVIIème siècle. Les pays voisins s’en emparèrent bien vite, c’est ainsi que jusqu’à la fin du siècle suivant, le basson français cohabita avec ses prédécesseurs monoblocs issus de la Renaissance, appelés dulzian en Allemagne et fagotto en Italie.

En savoir plus
Close