Un médaillé olympique
À sa parution, en 2000, une pluie de récompense tomba sur cet enregistrement : Prix International du disque Cannes Classical Awards 2001, 13ème Grand Prix du disque de l’Académie Charles Gros, Recommandé par Classica-Répertoire, Choc du Monde la Musique, Diapason d’Or, et 5/5 dans Opéra International.
Une interprétation révolutionnaire pour l’un des plus beaux opéras italiens de Händel.
Marc Minkowski, que l’on connaissait pour sa réussite dans le domaine de l’opéra français (Rameau, Lully…), se lance donc dans l’aventure handelienne avec sa fougue et son énergie habituelles. Les interprètes sont remarquables dans l’ensemble : Anne Sophie von Otter est tour à tout radieuse et pathétique, Lynne Dawson chante avec naturel et grâce…
“Come dolci, Signor, come soavi…
…riuscirono a te, la notte andata, di questa bocca i bacci, murmure Poppée l’intrigante, c’est-à-dire As-tu trouvé assez doux et suaves, la nuit dernière, les baisers de ma bouche, seigneur, et voilà Néron ferré, éperdu d’amour, prêt à sacrifier son maître Sénèque, sa femme Octavie et l’Empire.
“Toi aussi, Minkowski ?”
Après la révolution Ariodante et l’excellent Hercules (Archiv), on attendait beaucoup de le sortie de Giulio Cesare par le maître grenoblois. Ce long opéra possède un livret peu conventionnel puisqu’il relate sous forme d’épopée héroïque les aventures égyptiennes de César chez le fourbe Ptolémée XIV et la douce Cléopâtre.
Sublime !
Enfin, aurait-on eu envie de dire, car l’Orfeo n’est pas une œuvre facile d’accès au public non italianisant : comme pour tout opéra inscrit dans le drame et dans la parole, il faut en comprendre le texte ; or comprendre le texte dit avoir les yeux rivés sur le livret pendant l’écoute, ce qui est loin d’être idéal. Le DVD est souvent un moyen adéquat d’avoir la musique et le livret sous les yeux sans effort, avec en prime, quand tout va bien, le drame qui se déroule réellement sous nos yeux, comme si on y était.
Le premier opéra londonien de Händel
En 1710, Händel prend congé de l’Electeur de Hanovre et part à Londres où des propositions lui avaient été offertes. Pour son premier opéra londonien, Händel prépare une œuvre à grand spectacle : la riche orchestration, les airs enlevés et le recours à de nombreuses machineries doivent éblouir le public anglais.
“Alceste ne vient point et nous devons l’attendre” (Acte II scène 1)
Alceste fut représentée pour la première fois à Versailles en 1674. La belle gravure de Jean le Pautre permet d’avoir une assez bonne idée des effectifs engagés pour sa représentation dans la Cour de Marbre deux ans plus tard. On y voit notamment l’agencement stéréophonique avec les tribunes de musiciens placées à la droite et à la gauche du Roi…
