On the road
Mai-Juin 2010. Que peux contenir un luxueux digipack, doté d’un livret de 79 pages, et d’un généreux DVD bonus ? La dangereuse récidive de l’Arpeggiata de Christina Pluhar, soucieuse de poursuivre son voyage à travers les cultures, qu’il s’agisse des genres ou des continents.
Douceur de vivre…
Entre Haendel et Mozart, le public de l’opéra avait oublié tout ce qui s’était composé. Nul ou presque ne se souvenait de Grétry ou du dernier fils de Bach si ce n’est pour le premier d’avoir été l’auteur de mignardises pour Marie – Antoinette et pour l’autre d’avoir été le fils préféré du maître absolu et d’avoir eu une réputation de séducteur.
Monteverdi, cheek to cheek
Avril 2009. Voilà un enregistrement qu’on aime ou qu’on quitte. Un enregistrement qui flirte allégrement avec le jazz, qui use et abuse des syncopes et d’une attitude nonchalante et détendue. Où l’Italie du XVIIème siècle s’oublie dans les cabarets d’outre-Atlantique. Cette vision, qui nous avait seulement partiellement convaincus en concert, réussit étonnamment son passage au disque, sur un théâtre d’amour d’une rare finesse, où la poésie affleure, et où il fait bon skater.
Une religion encore bien “vivace”
Dès les premières mesures, on reconnaît le style du Vivaldi alla Spinosi, mélange d’audace survitaminée et de clarté orchestrale. Le Nisi Dominus est ainsi projeté, sans crier gare, sur l’auditeur, qui titube devant les coloratures agiles de Philippe Jaroussky. Le timbre dénote comme à l’accoutumée une belle stabilité, des aigus posés, une agilité certaine dans les ornements.
“Il y a un temps pour tout, un temps de pleurer, un temps de rire, un temps à se lamenter et un temps de danser.” (L’Ecclesiaste)
“Lamenti” Francesco Cavalli (1602-1676) L’Egisto : “D’Hipparco e di Climene ospiti miei” (8) La Didone...
Philiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiipe !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
D’abord, protestons contre le marketing conquérant de Virgin qui n’hésite pas à affubler le chanteur des tenues les plus exotiques pour attirer le client. Après la collection d’été débraillée du récital vivaldien, voici le contre-ténor arborant un masque vénitien en forme de papillon…
