Retour sur la dynastie des Philidor : instrumentistes du Roi et compositeurs
Michel I Danican, surnommé Filidor (ca. 1580 – ca. 1651). Hautboïste, il sert probablement dans les armées du roi qui avaient séjourné en Dauphiné lors des guerres contre la Savoie, sous le maréchal de Lesdiguières. De retour à Paris, il est entendu par Louis XIIIxe Louis XIII, qu’il charme et qui, si l’on en croit la tradition rapportée par Laborde, le surnomme aussitôt Filidor, en souvenir d’un virtuose italien de ce nom qu’il avait entendu auparavant. Le monarque l’aurait alors nommé ordinaire de la Musique de sa Chambre.
Entretien avec Jean-François Dupont Danican Secrétaire Général de la Société d’Etudes Philidoriennes
Comme mentionné plus haut la Société d’Études Philidoriennes se préoccupe surtout de faire découvrir au grand public les œuvres musicales de la dynastie Philidor. Plusieurs ouvrages ont paru paru dans ce sens. A l’occasion de l’édition, par H. W. Fink, de l’ouvrage collectif Pour Philidor (Koblenz, 1994. 239 pages. Épuisé) célébrant le deuxième Centenaire de la disparition de l’ancêtre génial, monsieur Jean-François Dupont-Danican fournit un texte rédigé sous la forme alerte d’un long entretien.
François-André Danican Philidor : musicien, joueur d’échecs et homme de son temps
À l’âge de 6 ans, François-André (notre Philidor !), est reçu page à la Chapelle du Roi Louis XV à Versailles, sous la direction de Campra. En août 1738, il exécute un Motet à grand chœur de sa composition, devant le Roi, à Versailles. C’est avec les musiciens de la Chapelle qu’il s’initie aux échecs, dominant aussitôt ces vétérans du noble jeu.
15 mois ! (Bach, Intégrale des Cantates sacrées – Holland Boys’ Choir, Leusink – Brilliant Classics)
Muse Baroque, ce ne sont pas seulement que des nouveautés, et nous ne céderons pas au caprice du last newcomer en permanence, tweetant et retweetant en avant-première la critique de l’inédit non encore parvenu chez votre disquaire. Et pour illustrer notre discophilie rampante, quoi de mieux que de chroniquer cet achèvement – car c’en est un – à l’époque copieusement villipendé, d’un Bach de supermarché.
L’élégance et la grâce incarnée… (Rokoko, Max Emanuel Cencic, Froville, 17/05/2014 – parution tardive)
Depuis sa création en 1998, le Festival de musique sacrée et baroque de Froville se révèle être un véritable découvreur de talents tels que Philippe Jaroussky, Franco Fagioli, David Hansen, Iestyn Davies…, et bien sûr Max-Emanuel Cencic. Froville, notamment grâce au soutien du Conseil général de Meurthe et Moselle et de la Région Lorraine ainsi que d’autres partenaires, apparaît comme un des moteurs de promotion de la musique baroque.
Monteverdi aux anges ! (Monteverdi, Vespro della Beata Vergine, Cappella Mediterranea, Ambronay ed.)
Il est des œuvres qui demeurent des monuments, hiératiques, sublimes et dont le mystère ne se transperce qu’à travers le génie ou la ruse. Mais il est aussi des interprètes, des équipes d’exception qui peuvent aborder ces monuments par la délicatesse et l’humilité.
23 juillet : 257ème anniversaire de la mort de Domenico Scarlatti
Mon fils est un aigle dont les ailes ont poussé : il ne faut pas qu’il reste oisif dans son nid et il ne m’appartient pas de l’empêcher de prendre son envol. (Lettre d’Alessandro Scarlatti alors qu’il envoie son fils se perfectionner à Venise en 1705). 257 cela ne rime à rien. Et pourtant, en ce jour, nous ne pouvions décemment pas oublier Scarlatti, disparu il y a 257 ans, jour pour jour, le 23 juillet 1757.
Les Preuses (Judith & Esther – Fioretti, Fuoco E Cenere, Bernfeld – Cordes & Ames)
Qui de mieux que l’insigne Christine de Pisan pour introduire ce récital. Cet extrait du « Ditié de Jehanne d’Arc » (1429) est le dernier opus de la femme de lettres, puisqu’elle mourut en 1430. Christine de Pisan fut une femme d’exception dans un temps de troubles et de peurs.
Nouveau bureau pour la Réunion des Opéras de France
Le Conseil d’Administration de la ROF, réuni le 17 juillet à Orange, a élu son nouveau Bureau : Présidente : Laurence Dessertine, Adjointe au maire de la Ville de Bordeaux, Présidente de l’Opéra national de Bordeaux ; 1ère Vice-Présidente : Sylvie Robert, Adjointe au maire de la Ville de Rennes, 1ère Vice-Présidente du Conseil régional de Bretagne et de Rennes Métropole
Une interface spéciale pour téléphones mobiles !
Le baroqueux moderne est un nomade. Comme le guerrier de la steppe ou le combattant des guerres mondiales, il utilise avant tout son héliographe ou bien le dernier cri de son téléphone de campagne, pardon téléphone intelligent, smartphone, et autre gadget technologique ruineux…
Keep calm (A Purcell Collection – Voces 8, Les Inventions – Signum)
Votre appréciation de cet enregistrement dépendra fortement de votre penchant pour les capes des Horse Guards et le thé Earl Grey. Car disons-le tout net, l’esthétique musicale du projet est discutable et ne nous a guère convaincus. Pourtant, l’intention était louable quoique brouillonne
Effluves (Leclair – Sonates en trio, Rosasolis – Musica Ficta)
L’on sait les affinités de RosaSolis avec les sonates de type corellien puisque leurs deux opus discographiques précédents étaient respectivement dédiés aux trop peu jouées sonates d’église du jeune Haendel (Musica Ficta) ou à celles de Corelli, Leclair (déjà) et Haendel (toujours). C’est donc au sein de leur terre de prédilection que les quatre brillants instrumentistes s’attardent pour l’Oeuvre IV des Sonates en trio de Leclair
Du côté de Radio France (nominations de Jean-Pierre Rousseau et Pierre Charvet – 21/07/2014)
COMMUNIQUE DE PRESSE OFFICIEL A l’issue du Conseil d’Administration qui s’est tenu le 18 juillet à 15h sous la co-présidence...
Vous en avez Pamart ? (Te Deum et motets, Harmonia Sacra – Muse du Mois)
Muse du Mois (Juillet 2014). Les mélomanes connaissent surtout Yannick Lemaire en tant que fondateur du Festival Emba(o)quement immédiat, qui depuis 2007 fait connaître la riche vie musicale du Hainaut de la Renaissance au Baroque.
Nouvelle Muse (édito de juillet 2014)
Avouez-le et repentez-vous, fidèles lecteurs suspicieux. Depuis un peu moins de deux ans que Le Grand Dessein a été initié, repoussé, bringuebalé, vous avez été sur le point de n’y plus croire. Les retards sporadiques de publications, loin d’être autant de signes d’une coupable fainéantise auraient du vous persuader de notre surmenage effréné. Et, à la manière d’Ovide (plutôt que de Kafka, espérons-le), voici la Métamorphose de notre vieillissante compagne marbrée, digne fanal du web antique.
A la grâce de Dieu ! (Le Messie – The Sixteen, Harry Christophers – Versailles, 02/07/2014)
Il était une fois Georg Friedrich Haendel. Un Haendel sans poudre, dépossédé de ses plus belles mouches. Un Haendel sans superflu. Ce n’était pourtant pas peu de choses que dépoussiérer l’image pompeuse et solennelle que véhiculait l’illustrissime Saxon. Et ça n’en est que plus délectable !
“Croisons les mots sur la plage”
Vous voici en vacances, à maudire l’équipe de la Muse, qui, les doigts de pied en éventail, refuse de s’adonner à son devoir de plume. Une autre revue musicale généraliste lue et relue vous sert à chasser les insectes nuisibles, un numéro multicolore de Voizou a été découpé par votre fils pour faire des ombres chinoises, le Festival duquel vous êtes un fidèle (alors qu’il n’était pas encore aussi couru et médiatisé que de nos jours) n’arrive qu’à la fin du mois, votre discothèque de référence soigneusement triée est restée dans ses étagères de merisier – sur mesure – dans votre loft.
The King shall rejoice (Coronation Anthems – The Sixteen – Versailles, 01/07/2014)
The Sixteen, on les chéris dans Allegri, Lassus, Praetorius… Les voici en terrain plus pompeux, certes à l’église, mais pour Westminster et les quatre incontournables Coronation anthems (hymnes du couronnement), qui retentirent à l’occasion de la cérémonie en l’honneur de Georges II d’Angleterre en 1727. Pour ces morceaux de circonstance, alliance subtile, majestueuse et puissante du leg purcellien, des grandes compositions germaniques à la manière de Biber,…
La belle folie (Haendel, Orlando – Mehta, B’Rock, Jacobs – Archiv)
Orlando constitue le dernier opéra de Haendel destiné au castrat Senesino, qui devait quitter la troupe dès juin 1733 suite à une dispute avec le compositeur, puis rejoindre la troupe de l’Opera of the Nobility créé l’année précédente. Le compositeur y renoue avec la tradition magique des débuts londoniens, qui anime notamment le Rinaldo.
