L’éternel féminin (Provenzale, Stellidaura vendicante, Alessandro De Marchi – DHM)
La féminité fascine. Depuis les plus lointaines expressions de l’art, la féminité a toujours été au cœur de la civilisation. Pacha Mama, Vénus-Astarté, Coatlicue, Marie, Sarah et Shérahazade, les rêves de l’art ont toujours eu au centre l’inspiration féminine.
Compositions assassines
La folie meurtrière de Carlo Gesualdo est aujourd’hui bien connue. Le compositeur assassin reste malgré tout une figure à part, un personnage exotique et isolé. S’il avait été peintre, architecte ou dramaturge, Gesualdo aurait certainement enfreint les codes et conventions de l’époque avec autant d’empressement qu’il ne l’a fait en musique.
Le jeune sage et le vieux fou
Notre Dame de Paris, brillant de sa façade nue au crépuscule domine depuis près de mille ans le ciel parisien de ses tours gargouillées. Les célébrations du 850ème anniversaire de la construction de la cathédrale battent son plein au milieu de touristes ensorcelés par le vaisseau de pierre où dort l’Histoire.
Le baroque américain, entre Broadway et Hollywood…
Prenez deux pièces de Shakespeare (La Tempête et Le Songe d’une nuit d’été), soigneusement mélangées pour le livret, des extraits d’airs de Purcell, Haendel, Campra, Vivaldi et Rameau (et de quelques autres compositeurs baroques moins connus : Leclair, Rebel, Ferrandini) tous transposés en anglais
Delicatessen
La réédition de ce CD datant de 1981 est une excellente idée qui va permettre de mieux comprendre la naissance de l’opéra. En effet cet art si subtil et codifié ne s’est pas fait en un jour et nombreux ont été ceux qui ont contribué à sa construction. Agostino Steffani n’est pas seulement le compositeur d’airs d’opéras somptueux remis au gout du jour par Cecilia Bartoli dans un CD au graphisme manquant de gout mais contenant des chefs d’œuvre de délicatesse.
Ceci n’est pas une cantate (bis)
Malgré tout le bien que nous pensons de cette réalisation, qui adopte une vision lumineuse et sereine, doublée d’une clarté des lignes de Pulcinella qui n’est pas sans rappeler les enregistrements de Christophe Coin, nous devons hélas être cohérents avec nos convictions, que certains trouveront extrêmes…
Beaucoup de bruit pour rien (Venezia, Cencic, Il Pomo d’Oro – Virgin)
La production de Max Emanuel Cencic est particulièrement abondante ces derniers mois, avec les enregistrements des intégrales d’Artaserse (Virgin Classics) et d’Alessandro (Decca) sortis fin 2012, accompagnés de nombreuses représentations, et alors que résonnait encore le succès de ses Duetti avec Philippe Jaroussky parus en début d’année
Plorans ploravit
Nous voici confronté à un exercice désagréable, qui est celui d’exprimer notre déception devant cette nouvelle réalisation du label Hérisson, aux choix artistiques que nous avons pourtant souvent soutenus.
Tempus fugit
Vous vous êtes certainement étonnés, voire inquiétés, fidèles amis, mélomanes, baroqueux et lecteurs (ces quatre catégories se rapportant souvent aux mêmes personnes), du ralentissement du rythme de publication depuis ces deux derniers mois. Nous aurions pu laisser planer le doute, laisser nourrir l’imagination la plus féconde, encourager les plus folles rumeurs.
“Tout à coup le vent change, il amène l’orage…” (Falvetti, Il Diluvio Universale, Chœur de Chambre de Namur, Cappella Mediterranea, Leonardo García Alarcón – Opéra Comique, 3 avril 2013)
Boréal début de printemps que vit Paris en 2013. La Seine, dans ses remous et ressacs, a le cœur glacé des amours citadines. Et auprès des lampions des boulevards, d’est en ouest, s’annonçaient des soleils de gaz et d’électrons. Paris, comme le triste Abaris des Boréades a subi depuis des semaines les rigueurs des frimas, la caresse plaintive de la pluie et les torpeurs de la brume.
“Echos de Cracovie”
Voici que s’est déroulée du 25 au 31 mars dernier en ce début de printemps encore enneigé et frileux la dixième édition de Misteria Paschalia, prestigieux festival voué à la musique baroque. Depuis sa création, l’orientation du festival s’est donné un double objectif : offrir au public des œuvres connues de l’histoire de la musique…
Cracovie, foyer culturel de la Pologne
Nous vous le contions déjà en 2011, à l’occasion d’une édition précédente, Cracovie est l’une des plus anciennes cités d’Europe dont l’histoire est perceptible au fil des promenades le long des rues Grodzka ou Kanonicza. Son patrimoine artistique, la richesse de ses musées émerveillent.
Cosi… non fan tutti !
L’hiver s’acharne et insiste encore à s’accrocher aux branches nues des arbres de Versailles. Dans le vent qui pousse le train de Montparnasse aux contrées des Yvelines. Si Saint-Quentin-en-Yvelines en week-end prolongé ne ressemble pas aux destinations rêvées des vacanciers en goguette, son théâtre fait de cette cité de ferraille et de verre un point original dans la cartographie francilienne.
Aspiration mystique et promesse d’éternelle félicité
En ce Vendredi Saint, le programme du concert avait été confié à Marc Minkowski à la tête de ses Musiciens du Louvre-Grenoble et d’une équipe de chanteurs familiers de ce répertoire (Ditte Andersen et Ana Quintans, sopranos I, Marianne Crébassa et Pauline Sabatier, sopranos II, Carlos Mena et Owen Willetts, altos, Colin Balzer et Jan Petryka, ténors, Charles Dekeyser et Luca Tittoto, basses).
Chant ardent
Le concert du Jeudi Saint a eu lieu dans la salle de la Philharmonie Karol Szymanowski. Christophe Rousset, à la tête des Talens Lyriques, a donné un concert dédié à la Vierge Marie d’une grande intensité musicale. Autour du thème de la Mater Dolorosa, la Mère Douloureuse de Jésus, il a réuni dans un même programme plusieurs compositeurs italiens…
De l’Eros baroque au drame romantique
Deuxième pièce de la trilogie née de la collaboration avec le librettiste Lorenzo da Ponte, après Les Noces de Figaro (créées en 1786 à Vienne), Don Giovanni est assurément l’opéra de Mozart au message le plus ambivalent, puisqu’il autorise (au moins) deux lectures assez radicalement opposées.
Sense and sensibility
Misteria Paschalia aime les contrastes et la diversité des registres. Ainsi, le concert du lendemain proposait dans la salle de la Philharmonie l’Orfeo de Monteverdi, l’opéra le plus emblématique du répertoire lyrique. La formation La Venexiana, qui a emprunté son nom à une comédie anonyme du XVIème siècle La Fille de Venise, fondée en 1998 par Claudio Cavina…
