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“Remember me, but don’t remember my fate”

Danielle de Niese, la soprano qui danse, ce fut pour beaucoup la Cléopâtre de Glyndebourne, mélange détonnant de sensualité, d’innocence et de rouerie. Dans la même veine, la femme fatale récidiva dans un Couronnement de Poppée sous la baguette d’Emmanuelle Haïm (Decca).

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De la querelle des Anciens et des Modernes.

Dès le dix-septième siècle la question du respect desdits Anciens, ou d’un art adapté au goût contemporain, tiraillait les foules. Nous passerons sous silence les longues querelles à coups d’œuvres, de traductions, de récritures, pour arriver au vingtième siècle, à son apogée, quand certains tentent de dépoussiérer les classiques, quand d’autres au contraire s’y tournent en cherchant véritablement les moyens de s’interroger sur leur forme, et la façon de les faire entendre.

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Triste désert qui nous perce jusques au fond du cœur

Le point de départ de ce programme, déjà donné en concert par l’ensemble Les Meslanges, notamment au Festival Musiques à la Chabotterie, pourrait être tout à fait intéressant : tenter de restituer en musique l’ambiance des salons des courtisanes et précieuses du dix-septième siècle.

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Chronique d’une mort annoncée

Quand le très sérieux Institut Antonio Vivaldi donna son satisfecit à la partition découverte par le claveciniste tchèque Ondrej Macek, les mélomanes vivaldovores furent hautement ravis par les promesses d’une œuvre totalement méconnue, d’une période tardive du prêtre roux. L’enregistrement à Prague de cette partition retrouvée dans la demeure familiale de Regensbourg des Princes Thurn und Taxis, fit trépigner d’impatience.

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Mendelssohn serait content

Le livret évoquait l’intime dialogue musical entre soliste et ensemble dans ces concertos pour clavecin que l’Accademia Bizantina a gravé chez Decca. L’ensemble, qui se produisait il y a quelques jours en concert s’était avéré peu convaincant chez Bach et excellent chez Vivaldi.

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Judith, es-tu là ?

Alessandro Scarlatti a composé deux oratorios sous le même titre La Giuditta : un premier, dont le manuscrit autoritaire est conservé au Conservatoire San Pietro a Majella de Naples, à cinq voix, datant probablement de 1693, et un second en 1697, à trois voix, dont le manuscrit est conservé à la Rowe Music Library du King’s College de Cambridge. Le premier avait notamment été enregistré avec élégance par Le Parlement de Musique en 2005 (Ambronay Editions), voici donc venir de Nice le second.

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Beau, agréable mais… ennuyeux

On pourrait s’attendre, à la lecture du titre principal Chansons de l’Escorial, à un répertoire avec lequel nous ont familiarisé Jordi Savall et son équipe, un répertoire proprement espagnol. Pourtant, la liste des pistes nous laisse entrevoir des titres en italien, en français et seulement un en espagnol, qui semble d’ailleurs justifier le sous-titre…

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"Il n'y a pas d'endroit où se cacher chez Haendel" (R. Villazón)

Avec ce nouvel album, j’ai voulu me rapprocher de la musique du ténor baroque plutôt que d’en donner simplement l’interprétation d’un ténor lyrique.écrit Rolando Villazón dans les notes de programme qui précisent ensuite que Villazón a voulu entrer complètement – sur le plan musical, stylistique et philosophique – dans le monde de l’interprétation de la musique baroque sur instruments anciens..

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Où Kirsten Flagstad sauve un enregistrement d’un naufrage certain…

En pleine époque baroque, le chevalier Glück accomplit la révolution musicale qui allait signer l’acte de mort de l’opéra traditionnel, bâti sur des arias da capo entrecoupées de récitatifs soutenus au clavecin, pour y substituer un continuo orchestral où alternent des airs solo et des ensembles.

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Morne plaine

Cet enregistrement inédit des Suites pour violoncelle de Bach a été publié à l’occasion des 250 ans de la mort de Bach, dans la collection Bach 2000 de Teldec. Exhumant une version d’Harnoncourt qui n’avait jamais été destinée à la commercialisation, la maison de disque mettait en avant une interprétation entre les visions classique et baroque.

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De l’art et du cochon

Ah, la mandoline ! On imagine trop vite Venise, les brunes et piquantes Italiennes derrières leurs persiennes, cloîtrées là-haut dans leur chambre à balcon… La mandoline, c’est un peu Don Giovanni et Leporello sous les fenêtres d’Elvire, c’est le Comte Almaviva sous celles de Rosine.

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Les Indes ronflantes

Ces transcriptions sont de la main même de Rameau et furent publiées avec l’unique édition de l’opéra, peu après 1735. Le compositeur regroupait certains airs et danses en quatre grandes suites, qui sont très partiellement enregistrées ici (16 numéros sur 32). Hélas, il semble que la transcription a étiolé le langage suggestif ramiste, et le jeu mécanique de Kenneth Gilbert ne fait qu’accroître une fâcheuse impression de tricotage de luxe.

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Campra se retourne dans sa tombe (bis repetita)

Plusieurs années auparavant, William Christie avait ressuscité avec faste et élégance Idioménée du même compositeur aixois. De même, notre Bill national avait brillé dans divers grands motets dont ceux de Delalande, de Mondonville ou de Rameau. On espérait donc beaucoup de ce nouvel enregistrement.

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Avoir un quatre à sec

Les œuvres sont belles, on y sent l’Italie et sa lumière, ses charmes et ses sourires. Hélas, Reinhardt Goebel arrive avec son habituelle précision, et sa légendaire sécheresse. Les aqueducs se bouchent, les fleurs se fanent, le soleil disparaît.

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Le Clémencic qu’on sort

Avouons un secret douloureux : il ne suffit hélas pas de 7 musiciens dont deux trompettistes, et d’un excellent compositeur pour faire un bon disque. Le livret nous met en garde en précisant de manière sibylline que dans ses réalisations, René Clemencic est avant tout sensible au symbolisme du son, et non à l’esthétique.

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Pour les adorateurs du "Pape du Baroque" seulement

Que ceux qui apprécient la délicatesse galante des mélodies françaises de la période du Bien-Aimé passent leur chemin, voici venir du fond des tiroirs de Teldec cet enregistrement antédiluvien qui prouvera aux détracteurs des interprétations sur instruments d’époque (ce ne sont pas des copies ici) que…

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Réservé aux passionnés de flûte à bec.

Elève de Lully, compositeur renommé pour ses tragédies lyriques (surtout Alcyone) et ses pièces de violes de gambe, Marais fit également paraître un recueil de Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole avec la basse continue en 1692. Très proches du modèle des Concerts Royaux de Couperin, ces courts morceaux , regroupés sous forme de suites de danse, furent sans doute composés pour les mêmes occasions…

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