Étiquette : Harmonia Mundi

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Der Geist königlich im Glanze sein (Bach, Köthener Trauermusik, Ensemble Pygmalion – Harmonia Mundi)

Dès les premières notes du chœur d’ouverture, empruntées à la Reine de Pologne qui n’y pouvait plus trop voir d’inconvénients, la musique de Bach nous happe, nous caresse, les instrumentistes de l’Ensemble Pygmalion nous saisissent : et peu importe après tout!

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Meslanges pour la Chapelle d’un Prince, Ensemble Correspondances, Daucé – Harmonia Mundi

Concurrent politique de Louis XIII dans son propre royaume, instigateur de nombreux complots, Gaston duc d’Orléans rivalisa également avec son frère dans le domaine des arts. Il sut notamment s’entourer de fameux compositeurs dont Etienne Moulinié, qui durant plus de trente ans le servit en tant que directeur de sa musique…

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J.S Bach ou le raffinement

C’est avant tout la sublime musique de J.S. Bach qui est mise en valeur dans ce disque, enregistré en 1991. On ressent très bien à quel point Bach se met au service de son texte en illustrant au mieux et de façon variée des mots qui sont chacun porteurs de sens. Ainsi, le dernier air de la cantate BWV 82 se caractérise par un balancement très dansant et qui sert à merveille le texte explicite…

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Exquis, mais un peu creux

L’adagio de la sonate RV 53 qui ouvre le disque laisse entrevoir des promesses qui ne sont que partiellement tenues. Le hautbois virtuose et très grainé de Paul Goodwin sculpte chaque note sur un motif de basse martelé avec vigueur, accentuant avec franchise l’acuité d’un drame qui guette chaque mesure, et où la tension d’un ciel d’orage est palpable.

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“Bacchus ne défend pas d’aimer : et l’Amour nous permet de boire”

Avant de parvenir à cette conclusion bien accommodante, Anacréon – poète de l’Antiquité grecque – se trouve confronté à un terrible dilemme : succomber aux plaisirs bachiques ou bien s’abandonner aux délices qu’offre l’amour. Car tel est l’enjeu de cette petite comédie-ballet que Rameau composa en 1757…

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Vous avez du feu ?

Voici un enregistrement léger comme une bulle de champagne, et à la lisière du baroque et du classique. La basse continue est encore là, mais la simplicité mélodique, les crescendos, le côté galant et dépourvu de toute pompe nous rappelle que les perruques in-folio sont remisées au placard, que les femmes reçoivent en déshabillé, que les longues traînes des robes à la françaises se font encombrantes.

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Les Indes ronflantes

Ces transcriptions sont de la main même de Rameau et furent publiées avec l’unique édition de l’opéra, peu après 1735. Le compositeur regroupait certains airs et danses en quatre grandes suites, qui sont très partiellement enregistrées ici (16 numéros sur 32). Hélas, il semble que la transcription a étiolé le langage suggestif ramiste, et le jeu mécanique de Kenneth Gilbert ne fait qu’accroître une fâcheuse impression de tricotage de luxe.

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Des petits rien qui en disent beaucoup

Et dire que Monteverdi considérait ses scherzi musicali comme de petites bagatelles amusantes, chansonnettes diverses (canzonette, divertimenti, arie…) à peine dignes de figurer aux côtés de ses madrigaux ! Qu’elles relèvent de la prima prattica ou de la seconda prattica, ces petites pièces sont autant d’ouvrages d’orfèvre…

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Pendez l’ingénieur du son !

Paolo Pandolfo est un grand gambiste. Son intégrale des suites de Forqueray ou sa transcription de celles pour violoncelle de Bach chez Glossa nous l’ont amplement prouvé. Pourtant, cet enregistrement constitue un beau gâchis de talents. En effet, l’ingénieur du son, fan inconditionnel du toucher de Rinaldo Alessandrini (excellent claveciniste par ailleurs), a décidé de transformer le disque en récital soliste…

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Dans l’intimité des Bach

Elle est à la fenêtre, devant son instrument. Bach rentre, épuisé, de l’église Saint-Thomas où il a encore tempêté contre la poignée d’instrumentistes boiteux à sa disposition. Il dégrafe son épée à garde d’argent (que l’on trouve mentionnée dans son inventaire de décès), se verse un verre de vin.

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Un archet bondissant

Oui, on les a entendu mille fois, ces concertos pour violons de Bach. 1043, le concerto pour 2 violons, 1041 et 1042, les deux autres concertos pour violon seul. Ah, 1060 ? Il s’agit de la reconstitution hasardeuse d’une œuvre disparue que l’on connaît par sa transcription pour clavecin. De quoi remplir décemment le timing du disque.

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Lully chez Couperin

Dans son unique Livre de Pièces de Clavecin de 1689, D’Anglebert glisse au sein de ses suites plusieurs transcriptions de Lully qu’il arrange avec un soin extrême et ornemente avec goût. On retrouvera ainsi de grandes pages telles la Passacaille d’Armide, les Ouvertures de Proserpine ou d’Isis, la Chaconne de Galatée.

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Moi, j’ai dit “bizarre” ? Comme c’est bizarre…

D’abord, une exécution du Stabat Mater de Pergolèse avec un contre-ténor et un enfant soprano n’a aucune réalité historique. Ensuite, pourquoi diantre accumuler les difficultés de tessitures pour les deux chanteurs ? Pour le panache ? Pour la musique ? Pour l’aventure ?

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Qu’elle est belle, la ville solitaire !

C’est dans les années 1714 -1715 que François Couperin compose ses Trois leçons de Ténèbres pour le Mercredy Sainct. Ce sont les seules du compositeur qui nous soient parvenues, bien qu’il ait affirmé en avoir écrit un cycle complet. Le Livre des Lamentations est un recueil de complaintes sur la chute de Jérusalem devant les glorieuses légions de Rome, vers – 587.

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Il y a du Glenn Gould dans cet homme-là

J’ai toujours eu la vision de Bill, élégant et calme, atteint légèrement de calvitie. Un chef très “tragédie lyrique”, amateur de jolies danses, petites voix claires et sans vibrato, cuisine du Sud et jardinage. Mes amies me disent que je suis restée très 80’s, que les Arts Flo ont bien changé, que le temps des Atys, David et Jonathas et autres Idoménée nobles et froids est révolu. Que le DVD des Indes Galantes décoiffe par rapport à l’enregistrement plus ancien d’Aix.

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Mangeons en musique…

Et non, l’œuvre de Delalande ne se résume pas à ses fanfares pour trompettes martiales et éculées, surjouées par les Jean-François Paillard et autres Paul Kuentz. D’une part, ses grands motets sont magnifiques, et d’autre part même les Symphonies pour les Soupers du Roi sont bien plus fines qu’on ne l’imagine.

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Le chant du cygne de la viole de gambe

Entre 1745 et 1759, C.P.E. Bach composa ses 3 sonates pour viole de gambe, qui comptent parmi les dernières du genre. Après avoir connu son âge d’or dans la France de la fin du Grand Siècle et de la Régence, la viole entamait son déclin inéluctable face à la famille des violons.

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Mettez la guitare en batterie !

Voici ce qui reste de l’intégrale des œuvres pour guitare de Robert de Visée publiée autrefois sur 33 tours : une brève sélection d’à peine une heure, seule jugée digne de passer au CD. Et pour une fois, le plus n’est pas forcément le mieux.

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Trouver sa voix

Certes, l’orchestre de Pal Nemeth n’est ni le plus élégant, ni le plus précis. La basse continue est pesante, l’orgue positif rébarbatif. Les cordes, bien que suffisamment dynamiques, demeurent pâteuses et parfois d’une justesse approximative.

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Un vrai canon

Avant même la révolution baroque et l’engouement pour ce répertoire, avant l’arrivée des instruments d’époque et le triomphe du clavecin, qu’étaient nos amis devenus ? Eh bien pas grand chose, mais dans cette Bérézina surnageaient Bach, Vivaldi, Haendel, le soi-disant Adagio d’Albinoni (bidouillage d’un musicologue qui n’a que peu à voir avec le style de ce compositeur) et… le Canon de Pachelbel…

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