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Hibernatus (Keiser, Pomona, Capella Orlandi Bremen, Ihlenfeld – CPO, 2014)

On parle et surtout on entend de plus en plus d’opéras de Keiser pour notre plus grand bonheur, notamment depuis l’extraordinaire resurection du Croesus sous la baguette de René Jacobs en 2000 (Harmonia Mundi). En effet cet immense compositeur a toujours pâti de l’ombre de Haendel (son premier violon et parfois assistant à Hambourg) et de Telemann, son successeur au poste d’ « intendant » au Gänsmarktoper de la grande ville Hanséatique.

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“Une personnalité cruciale”

En 1705, durant une courte période, le compositeur et diplomate hambourgeois Johann Mattheson se trouvait à Amsterdam. Il reçut à cette occasion la lettre d’un de ses proches amis resté à Hambourg. La missive le priait de revenir en toute hâte dans le port hanséatique car le moment vient où rien ne peut se faire à l’opéra en votre absence.

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“Romae salvus, patriae salvus, salvus Germanicus est !” Suétone – Vie des Douze Césars

Depuis quasiment un quinquennat le monde musical est sans cesse traversé par des rumeurs de crise. Si dans les salons, salles de concert et autres lieux de diffusion on nous dit, c’est la crise, on ne peut plus monter des raretés, un énième Giulio Cesare de Haendel ou bien les recréations absolues de Tosca ou Carmen trouvent souvent leur place sur les affiches.

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“O Wunder !”

Voici un enregistrement comme nous les aimons, un enregistrement téméraire sur le plan économique, accompli et engagé sur le plan artistique, refusant toute facilité tant dans le choix de ces cantates sacrées que des notes de programme austères et denses. Son objet ? La redécouverte de l’école de Halle, berceau de la cantate…

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“On oublie toujours ceux qui vous ont fait du bien” Debureau, Sacha Guitry

Les passionnés de musique baroque ont souvent l’esprit entreprenant de l’archéologue. C’est parfois sous les noms les plus méconnus que se trouvent les trésors enfouis, les perles cachées de l’art baroque. Il est fréquent d’être surpris, à l’écoute de ces musiques oubliées…

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Un peu, beaucoup, passionnément

Juillet-Août 2009. 12 cycles de cantates, 46 passions… Pourtant, la postérité n’aura retenu de Telemann que laTafelmusik d’une joliesse décorative un peu versaillaise, comme si l’on réduisait Bach à ses Ouvertures. Et alors que s’amoncellent pour notre plus grand bonheur les intégrales de cantates de Bach, l’énorme leg des quelques 1400 cantates télémaniennes (TVWV 02:01 à TVWV 15:27 en comptant les sérénades et cantates profanes) reste encore à (re)découvrir.

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Quelques galanteries

Johann Georg Neruda arriva à Dresde en 1741 et débuta sa carrière de violoniste au service du comte Rutowski, gouverneur de Dresde et descendant d’Auguste le Fort. Soumis à l’influence italienne de compositeurs tels que Corelli, Albinoni ou encore Caldara, il fit publié dans son premier Opus (1764) des Sonates en trio aux accents chaleureux et méditerranéens. Ses œuvres s’adressaient avant tout à un public d’amateur d’où une structure claire, une mélodie simple à mémoriser et un caractère plaisant…

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Un parfum d’épopée et de chevalerie

En 1727, Vivaldi, rentré à Venise un an auparavant, est à la tête du Teatro Sant’Angelo au poste de directeur d’opéra. Galvanisé par plus d’une décennie pendant laquelle le succès ne lui a presque jamais fault, le compositeur se plonge avec frénésie dans le travail, rêvant de conquérir enfin l’admiration, l’estime – et les salons – du cercle très fermé des grandes familles de la Serenissima.

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Miroir, mon beau miroir…

Première question en voyant cette Psyché : mais où donc est passé Quinault, le fidèle comparse, le librettiste galant qui sombra dans la piété à la fin de sa carrière ? Et pourquoi Lully s’est-il acoquiné avec ce Corneille de l’Isle (Thomas Corneille) aux vers d’une indigeste indigence passant du niais bancal…

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Le luth dans la fosse

On pourrait dire enfin : enfin voici ce Thésée qui manquait à la discographie lullienne ; car s’il y avait le travail effectué par Christie avec l’Académie d’Ambronay, aucune publication n’avait suivi. Maintenant que les illustres personnages de cette tragédie en musique – illustres Égée, Thésée et Médée elle-même, que dire encore ? – ont été portés au disque…

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Sacré Erlebach !

Voici une addition bienvenue à cette période trop peu connue de la musique baroque allemande de l’avant-Bach. Comme si l’imposante stature du Cantor avait éclipsé tous ses prédécesseurs, reléguant Buxtehude, Schelle, ou ce brave Erlebach à un coin sombre de postérité.

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Fiat Fux

Que voilà un mal aimé que ce Johann Joseph Fux célèbre pour ses œuvres théoriques grincheuses ! Fux, c’est un peu le Saint-Simon de la musique, le nostalgique du contrepoint au temps de la musique galante, et son Gradus ad Parnassum est écrit comme un dialogue avec… Palestrina disparu en 1594.

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Une Ariadne qui ne perd pas le fil

Conradi. Le directeur musical du Théâtre du Marché aux Oies de Hambourg de 1690 à 1693 est l’un de ceux que les oubliettes de l’histoire et de la musicologie ont longtemps hébergé. Pourtant cette Ariadne de 1691 possède bien des atouts qui justifie cette exhumation tardive et courageuse.

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