Auteur : Marion

Concerts, Critiques

La Musique dignement fêtée … (Armide, Lully, Les Talens lyriques – Opéra national de Lorraine, 21 juin 2015)

Si, partout en France ce week-end, la Musique était l’objet de tous les honneurs qui lui sont dus, les regards se devaient de converger vers une ville de l’Est de la France, Nancy. Cette cité connue entre autre pour sa sublimissime Place Stanislas rayonnait encore plus particulièrement par le spectacle en son sein le plus précieux, son opéra où était donnée Armide de Jean-Baptiste Lully coproduite par l’Opéra national de Lorraine et le Centre Chorégraphique National (CNN) – Ballet de Lorraine.

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CDs & DVDs, Critiques

Folies partagées (Les Passions, Jean-Marc Andrieu – Ligia)

FolieS ! Les Passions. Arcangelo Corelli (1653-1713) / Francesco Geminiani (1687-1762) : Follia pour flûte à bec et cordes ;...

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Concerts, Critiques

Les héros de l’ombre…(Nathalie Stutzmann, Orfeo 55, Metz – 21 mai 2015)

Comme le temps en ce moment, l’ombre joue avec la lumière timide du soleil venant fragiliser cet instable mois de mai. Bien trop souvent, l’ombre est mise au pilori, méprisée, condamnée à l’infamie. Mais en réalité, n’est-elle pas aussi importante que la lumière elle-même ? L’un des maîtres incontesté à vouloir honorer cette magnifique obscurité n’est autre que Haendel.

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Concerts, Critiques

Monteverdi, Madrigali Amorosi, Les Arts Florissants, dir. Paul Agnew – Philharmonie de Paris, 18 mai 2015

L’œuvre de Monteverdi (1567-1643) n’a nul besoin d’éloges pour se laisser apprécier, et ses madrigaux constituent une acmé reconnue de la musique polyphonique européenne de la fin du XVIème et du début du XVIIème siècle. Mais les replacer dans la perspective du demi-siècle séparant la parution du premier livre (1587) du huitième (1638) et dernier du vivant du compositeur (un neuvième livre paraissant de manière posthume en 1651) permet en outre de mesurer la profonde évolution de la composition musicale à cette époque…

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Concerts, Critiques

Le compas et l’équerre (La Lyre maçonnique, la Péniche Opéra, 14 avril 2015)

Même en 2015, en plein XXIème siècle, dès que le mot maçonnique ou Franc-Maçonnerie est prononcé, tout est polémique, mystère et préjugés. Si, effectivement, cette société dite à secret a porté pendant des années une réputation de réseau d’influence, toutes les publications hebdomadaires ou mensuelles qui s’acharnent à dévoiler ses secrets ont oublié le cœur de son activité.

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Concerts, Critiques

Clémence ou manipulation ? (Mozart, La Clémence de Titus, Opéra comédie de Montpellier, 3 avril 2015)

En politique la grandeur d’âme et la générosité n’existent pas : leur invocation ne cache que d’habiles comportements destinés à flatter l’image de leur auteur, repris et magnifiés à l’envi par leurs thuriféraires. Voici à peu près le sens de la mise en scène que nous propose Jorinde Keesmat pour cette Clémence un peu décalée, tant au plan de la lecture que de la scénographie (des empilements de structures de hauteur variable, évocation des niveaux de lecture de l’oeuvre originale ?).

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CDs & DVDs, Critiques

Les Vents dans le vent …(Mozart, Ensemble Philidor, Daniele Latini – La Dolce Volta)

Grâce à ce magnifique coffret de trois disques, l’Ensemble Philidor sous la direction de Daniele Latini, met au premier plan les instruments à vent tant affectionnés par Mozart. Le génial compositeur appréciait fortement ces instruments non seulement pour leurs timbres bien identifiables mais également pour leurs caractères particuliers.

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CDs & DVDs, Critiques

La foi catholique prônée… (Byrd, Infelix ego, Herreweghe, Collegium Vocal Gent – Phi)

Cet enregistrement célèbre passionnément les fêtes pascales. Ce CD est un éloquent et vibrant hommage de la force de la foi. La foi Catholique y est prônée, telle était certainement la volonté de William Byrd, Alfonso Ferrabosco et Philippus de Monte.

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Concerts, Critiques

“Eclatez, fières trompettes !” (Rameau, Castor et Pollux, Choeur du Capitole, Les Talens lyriques – Toulouse, 2 avril 2015)

Après Hippolyte & Aricie en 2009 puis Les Indes Galantes en 2012, l’Opéra Capitole confirme cette saison encore son attachement à Rameau avec cette fois Castor & Pollux. Tant musicalement que scéniquement, cette production s’inscrit assurément dans la haute lignée des deux productions inoubliables qui l’ont précédée.

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Concerts, Critiques

Pétillant et bien troussé

Tandis qu’un vent froid de mars balayait la plaine d’Alsace, les spectateurs emplissaient peu à peu la petite salle bonbonnière du théâtre de Colmar, dont la jolie fresque multicolore du dôme tranche sur le blanc immaculé des stucs. Le Mariage secret a été un peu délaissé des programmations lyriques ces dernières années, et c’est bien dommage…

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Critiques, Expositions & Sorties

Rome, creuset des peintres baroques (Exposition Petit Palais du 24 février au 24 avril 2015)

Au XVIIe siècle Rome a attiré nombre de peintres venus de l’Europe entière : de la France voisine (on pense en particulier à Claude Gellée, dit Le Lorrain, qui y passa la plus grande partie de son existence) mais aussi d’Europe du Nord, et en particulier des Pays-Bas déchirés par la guerre…

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CDs & DVDs, Critiques

Orphée de France et d’Angleterre (Airs de Purcell & Charpentier, Santon, Cochard, Dunford, Degand – AgOgique)

C’est un beau témoignage des XVIIème siècle français et anglais que nous propose Chantal Santon-Jeffery. A l’image de son patronyme qui illustre ses racines tout à la fois françaises et britanniques, elle nous plonge dans les chants d’amour de Purcell et Charpentier, en une savante mise en regard de ces deux compositeurs à peu près contemporains dans leurs créations.

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Littérature & Beaux-arts, Regards

Affreuse, Sale et Méchante (La Rome Ridicule, Marc-Antoine Girard de Saint-Amant, 1643)

Si la littérature sur Rome est dominée par les Promenades de Stendhal, ainsi que par des pages sublimes des Mémoires du Vicomte de Chateaubriand, nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs d’entreprendre la visite de la capitale italienne munis du précieux poème de Saint-Amant, satire féroce et hilarante, chef d’œuvre de la littérature baroque.

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Concerts, Critiques

L’âme humaine, prisonnière de ses passions… (Mozart, Die Entführung aus dem Serail, Zehnder, Orchestre national de Lorraine – Metz, 22 février 2015)

Même si la Turquie peut s’avérer lointaine… A l’époque où Mozart compose l’Enlèvement au Sérail, Die Entführung aus dem Serail, les empires ottoman et autrichien sont limitrophes. Ce sublime pays se trouve donc à quelques encablures du monde occidental. La puissance turque s’exerce de la Méditerranée orientale jusqu’à une grande partie de l’Afrique du Nord.

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Concerts, Critiques

L’honneur du sultan (Handel, Tamerlano, Les Talens Lyriques – Théâtre de la Monnaie, 6 février 2015)

Face à une Alcina caractéristique d’un Haendel flamboyant, où volent les arias, Tamerlano campe une autre facette du compositeur, plus résolument dramatique et aussi plus innovante musicalement, notamment en confèrant un rôle de premier plan au ténor Bajazet. Comme pour Alcina, autre volet de ce dyptique programmé en ce début d’année, le théâtre de la Monnaie avait choisi d’employer le cadre reconstitué de la scène du théâtre de Drottningholm, afin d’y transposer la mise en scène de Pierre Audi, adaptée par Astrid Van den Akker.

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Entretiens, Rencontres

“Dépasser la simple esthétique” : rencontre avec Reinoud Van Mechelen, haute-contre

Muse Baroque : Bonjour Reinoud Van Mechelen. On vous voit fréquemment sur les scènes parisiennes et à Versailles ces derniers mois. Là vous intervenez dans Les Fêtes Vénitiennes de Campra à l’Opéra Comique : dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Reinoud Van Mechelen : J’ai déjà participé à de grandes productions avec William Christie – notamment des actes de ballet de Rameau – mais c’est la première fois que je tiens un rôle de cette importance dans une oeuvre mise en scène d’une telle envergure. La collaboration William Christie/Robert Carsen apporte une dimension toute nouvelle à cette pièce pleine d’humour et tellement accessible.

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Concerts, Critiques

Désenchantement enchanteur (Haendel, Alcina, Les Talens Lyriques – La Monnaie, Bruxelles, 07/02/2015)

Alcina la magicienne perd ses pouvoirs en devenant follement amoureuse de Ruggiero. Ce dernier la trahira lorsque Melisso, sous les traits de son ancien mentor Atalante, l’aura ramené à la réalité. Au final, l’île enchantée disparaît, et la magicienne s’enfuit devant le triomphe de l’amour conjugal…

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CDs & DVDs, Critiques

La marche des ombres joyeuses (Olivier Baumont, Les Ombres heureuses, Les Tempéraments / HM)

Olivier Baumont démontre, par son interprétation magistrale, toute la richesse de cette période, tant par la diversité des compositeurs, que par le respect d’œuvres tour à tour tendres et vives, mêlant musiques populaires de l’époque et réminiscence d’oeuvres majeures comme La timide de Rameau dans le Concerto en ré majeur de 1749 de Claude Balbastre.

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CDs & DVDs, Critiques

Fastes thébains (Steffani, Niobe – Gauvin, Jaroussky, Paul O’Dette, Stephen Stubbs, Erato)

Contemporain de Corelli, Purcell et Alessandro Scarlatti, Agostino Steffani fut non seulement un compositeur et un claveciniste célèbre de son temps, mais également évêque et diplomate (en tant que vicaire apostolique du Saint-Siège). Il est né à Castelfranco Veneto. Dès son plus jeune âge ses talents de chanteur d’opéra à Venise retinrent l’attention de l’électeur de Bavière, qui l’emmena à Munich afin de compléter son éducation musicale.

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Concerts, Critiques

Venise de fastes et d’illusions (Campra – Fêtes Vénitiennes, Les Arts Florissants, Christie – Opéra comique, 27/01/2015)

La mise en scène de Robert Carsen s’avère réjouissante, efficace et esthétique. Au Prologue ou mise en situation, le spectateur voit l’arrivée des touristes sur la place Saint-Marc, avec leurs sacs à dos ou leurs valises et leurs téléphones portables pour prendre des selfies. L’apparition du Carnaval, le géant rouge à visage quelque peu comique, symbole des fêtes, transforme ces touristes…

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