Une élégance virtuose
Ah, quel séducteur que ce Fabio Biondi, malgré une photo de jeunesse peu réussie dans le livret ! D’accord, le violon sonne un peu maigrelet dans les aigus, mais la douceur du phrasé, la facilité dans les ornements, le caractère spontané et volontaire du jeu du violoniste forcent toujours l’admiration.
“Come dolci, Signor, come soavi…
…riuscirono a te, la notte andata, di questa bocca i bacci, murmure Poppée l’intrigante, c’est-à-dire As-tu trouvé assez doux et suaves, la nuit dernière, les baisers de ma bouche, seigneur, et voilà Néron ferré, éperdu d’amour, prêt à sacrifier son maître Sénèque, sa femme Octavie et l’Empire.
“Toi aussi, Minkowski ?”
Après la révolution Ariodante et l’excellent Hercules (Archiv), on attendait beaucoup de le sortie de Giulio Cesare par le maître grenoblois. Ce long opéra possède un livret peu conventionnel puisqu’il relate sous forme d’épopée héroïque les aventures égyptiennes de César chez le fourbe Ptolémée XIV et la douce Cléopâtre.
God save the King’s Consort !!!
Amateur de grosses fanfares, de foule en liesse s’époumonant à crier God save the King ! Long live the King ! May He lives forever !, passionnés de cloches, possesseurs de grosses enceintes, cet enregistrement unique est fait pour vous !
Une flûte de champagne pétillante à souhait
Les sonates pour flûtes de Händel sont parmi les œuvres instrumentales les plus populaires du compositeur, aux côtés de sa Water Music ou de ses concertos pour orgue. On ne reviendra donc pas sur l’originalité des morceaux, l’habileté mélodique digne des grands tubes opératiques genre cara sposa ou lascia la spina.
Le dernier oratorio de Händel…
C’est un compositeur âgé et malade qui entreprend l’écriture de Jephta au début de l’année 1751. La partition autographe comprend d’ailleurs des annotations peu équivoques telles Biss hier herkommen, den 13. Febr. 1751 verhindert worden wegen relaxation des Gesichts meines linken Auges…
