Lully chez Couperin
Dans son unique Livre de Pièces de Clavecin de 1689, D’Anglebert glisse au sein de ses suites plusieurs transcriptions de Lully qu’il arrange avec un soin extrême et ornemente avec goût. On retrouvera ainsi de grandes pages telles la Passacaille d’Armide, les Ouvertures de Proserpine ou d’Isis, la Chaconne de Galatée.
Franchissons le Pont d’Ercole
Ce livre, premier de la collection des Cahiers d’Ambronay, est un objet étrange. Comme son nom l’indique, il fait la part belle à ce qui fut l’un des projets de l’Académie baroque d’Ambronay : l’Ercole amante sous la direction musicale de Gabriel Garrido, avec des chorégraphies d’Ana Yepes et une mise en espace de Pierre Kuentz…
Incontournable !
Voici un enregistrement incontournable. Si Phaëton n’est pas l’œuvre de Lully la plus connue, le livret de Quinault est l’un des plus complexe : s’y mêlent intrigues de pouvoir, amours contrariées et… épreuves initiatiques ! Au final, si n’est pas la plus grande réussite de Quinault, qui s’y répète un peu trop, les personnages sont habilement construits.
Quand il vous plait de vaincre, il ne vous retient pas.
Ces humbles vers sont extraits de l’épître dédicatoire à Louis XIV, précédant le texte imprimé d’ Alceste de Philippe Quinault, mise en musique par Lully. La tragédie mise en musique fut représentée pour la première fois en janvier 1674 (ouf).
L’opéra des Musiciens
La parution d’un opéra de Lully au disque est toujours, pour les amoureux du baroque français, un événement attendu avec impatience et crainte; crainte de voir l’œuvre amputée de son prologue, nouvelle mode liée à des considérations aussi éloignées de l’art que le soleil de la planète Terre…
Domine salvum fac regem ! (Dieu sauve le Roi !)
On a trop souvent considéré le Grand Motet versaillais comme un genre lourd et pompeux, où les trompettes le disputaient aux timbales pour la plus grande joie des courtisans blasés. Rien ne saurait être plus réducteur, comme Hervé Niquet le démontre dans cette quasi-intégrale des Grands Motets du Florentin (il y manque malheureusement le Jubilate Deo).
La Querelle des Bouffons : recette de l’agitation politico-philosophique sous les Lumières
Récipient : Un pays en pleine ébullition intellectuelle. Ingrédients : Une Reine (Marie Lescynska) délaissée par son époux ; Un Roi qui s’entiche de sa gracieuse favorite.
“Alceste ne vient point et nous devons l’attendre” (Acte II scène 1)
Alceste fut représentée pour la première fois à Versailles en 1674. La belle gravure de Jean le Pautre permet d’avoir une assez bonne idée des effectifs engagés pour sa représentation dans la Cour de Marbre deux ans plus tard. On y voit notamment l’agencement stéréophonique avec les tribunes de musiciens placées à la droite et à la gauche du Roi…
