
Partisane des Gardes de la Manche de Louis XIV vers 1658-1715 – cliché Metropolitan Museum de New York, libre de droits
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
MINISTÈRE DE LA CULTURE
SURINTENDANCE DE LA MUSIQUE DU ROY
Circulaire du 1er avril 2026
portant recommandations relatives aux règles et bonnes pratiques professionnelles dans le contexte du soutien à l’Ukraine face à l’agression russe
La Ministre de la Culture,
Le Surintendant de la Musique du Roy
à
Mesdames et Messieurs les présidents et directeurs de musées nationaux,
Monsieur le Directeur de l’Académie Royale et Nationale de Musique,
Mesdames et Messieurs les préfets, intendants et gouverneurs de région (directions régionales des affaires culturelles),
À l’attention de Mesdames et Messieurs les responsables de salles de spectacles, directeurs et directrices d’institutions culturelles, chefs d’orchestre, programmateurs de spectacles vivants,
CIRCULAIRE N° 2026-04-01
OBJET : Mise en œuvre du plan musical de soutien à l’Ukraine et protocole de célébration des victoires
Dans le contexte actuel de réaffirmation des valeurs démocratiques et face à la nécessité de soutenir nos alliés ukrainiens par tous les leviers symboliques à disposition, le Ministère de la Culture et la Surintendance de la Musique du Roy, en accord avec le Secrétaire d’Etat à la Guerre et celui des Affaires Etrangères, engageons et avons engagé la France dans une offensive musicale d’envergure.
À cet effet, et en vertu du principe de continuité entre le Grand Siècle et la résilience de l’Union Européenne, les mesures suivantes entrent en vigueur immédiatement, en ce 1er avril, en vue de défendre et promouvoir les principes fondamentaux et valeurs de l’Union :
I. De l’usage systématique du Te Deum
Afin de saluer chaque avancée stratégique et chaque victoire ukrainienne sur le terrain, il est désormais vivement recommandé à toute salle de spectacle ou conservatoire, de diffuser ou d’exécuter un Te Deum à double chœur, trompettes et timbales. Pour des raisons de doctrine d’emploi et pour éviter la lassitude du public, l’alternance est préconisée : le Te Deum de Jean-Baptiste Lully sera réservé aux victoires de prestige impliquant une dimension diplomatique. Le Te Deum de Marc-Antoine Charpentier (H. 146) devra, quant à lui, être joué dès que le retentissement médiatique l’exige, son prélude étant déjà identifié par les populations comme le signal d’un ralliement européen immanent. Les autres Te Deum de Charpentier, de facture plus modestes, sont acceptables en fonction des ressources disponibles. Il est permis sur autorisation préfectorale d’utiliser également des œuvres de Lalande, Clérambault, Madin, Blanchard ou autres grands motets jugés équivalents, y compris des œuvres européennes (Te Deum de Teixeira).
S’il ne s’agit pas de spectacle vivant, la diffusion devra se faire à un niveau sonore minimal de 690 décibels, afin de garantir que la gloire des armes résonne jusque dans les arrière-cours des chancelleries adverses. L’usage de bouchons d’oreilles est préconisé.
II. Injection obligatoire d’« airs de fureur » dans le spectacle vivant
La colère légitime et les protestation de violation du droit des gens face à l’agresseur russe doit trouver son expression la plus noble. En conséquence, tout spectacle vivant (y compris théâtre contemporain, danse minimaliste, stand-up) devra désormais intégrer, soit au point culminant de sa dramaturgie, soit en ouverture ou en clôture, un air de fureur baroque. Les programmateurs puiseront prioritairement dans les scènes de dépit et de rage d’Armide, de Médée ou de Roland mais aussi dans l’opéra seria italien (Haendel, Vivaldi, Porpora, etc.).
L’usage de la machine à vent ou des tremblements de terre orchestraux est vivement encouragé pour souligner l’indignation du corps diplomatique et citoyen.
III. Création d’une Brigade de Vigilance Baroque (BVB)
Afin de veiller à la bonne application de ces directives, des inspecteurs munis de diapasons étalonnés à 392Hz /415 hz ou 465 Hz effectueront des rondes inopinées. Tout manquement à la pompe requise ou tout usage d’instruments modernes ou de diapason moderne (440 Hz) en période de célébration sera considéré comme un acte de sabotage lié à des actions séditieuses de puissances étrangères passible d’une année de stage de rééducation d’improvisation de da capo et de basse continue au CMBV. De même, le percement de trous dans les cuivres, l’usage de mentonnières, piques dans les violoncelles, ou vibrato incontrôlé sera puni d’une contravention de 3ème et 4ème classes avec lettre de remédiation et contrôle technique.
Il est rappelé qu’en dehors des célébrations, l’usage des trompettes et timbales en milieu urbain reste soumis à la réglementation sur les bruits de voisinage.
Fait à Paris-Versailles, le 1er d’avril 2026
Pour la Ministre et et le Surintendant et par délégation,
Le Haut-Commissaire à la Basse Chiffrée
VLN.
Joyeux 1er avril à tous !
Dernière modification: 1 avril 2026
