Étiquette : Arnould Benoit

CDs & DVDs, Critiques

Rameau courtise et Dardanus iphise (Ensemble Pygmalion, Pichon – Phi)

A 56 ans, après avoir mûri longuement son versant de compositeur de tragédie lyrique (il a attendu ses cinquante ans pour composer Hyppolyte et Aricie en 1733), sait mettre en œuvre ses préceptes sur l’harmonie, mettant en valeur ses solistes dans des dialogues emprunts de tensions dramatiques auxquels viennent faire écho des chœurs puissants et quelques emballements orchestraux trop brefs, encore rehaussés de roulements de tambours promptes à faire vaciller les cœurs les plus accrochés.

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Concerts, Critiques

La constance de l’Amour (Rameau, Zaïs, Les Talens lyriques, Rousset – Versailles, 18/11/2014)

Pour nous présenter l’oeuvre, Christophe Rousset a choisi la version d’avril 1748. Comme à l’habitude il anime avec une précision minutieuse un orchestre des Talents Lyriques aux sonorités moëlleuses et aux attaques bien ajustées. Les percussions qui évoquent le chaos lors de l’ouverture du prologue offrent un effet saisissant particulièrement réussi ; elles semblent préfigurer les déconcertants accords syncopés du prélude du cinquième acte des Boréades.

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Concerts, Critiques

“Vivez, Clorinde vous l’ordonne” (Campra, Tancrède – Schneebeli, Tavernier – Versailles, 07/05/2014)

Bien entendu, l’histoire contrariée de Tancrède et Clorinde d’après la Jérusalem délivrée du Tasse, cette West Side Story des croisades comme la vante les notes de programme, c’est d’abord le Combattimento di Tancredi e Clorinda de Monteverdi, d’une puissance condensée inégalée.

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