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Causeries, Vagabondages

Philip K. Dick et John Dowland : improbable rencontre

On ne placera pas cette nodule dans la rubrique consacrée à la Littérature, la Vraie, la Grande avec un grand L, celle où Monsieur de Saint-Simon côtoie Racine, et où Crébillon passe déjà pour un dramaturge passable à la recherche du spectaculaire. Mais comment résister au plaisir de partager avec vous, ô lecteurs, une rencontre du 3ème type des plus inattendues. Celle qui figure dans un conte dystopique du maître du roman de science-fiction Philip K. Dick.

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Come again

Valer Barna-Sabadus compte désormais parmi les étoiles montantes du cercle restreints des contre-ténors : depuis son concert versaillais de la Didone Abandonata puis son récital Hasse (Oehms Classics), l’Artaserse de Vinci (Virgin), les foules ont découvert cet artiste roumain aux aigus métalliques et lunaires, agile mais rêveur, poète fragile et paradoxalement virtuose…

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Le trou de serrure

La musique pour consort de violes comme celle des lute songs ne relevaient pas, dans l’Angleterre du XVIe et du début du XVIIe siècle, du concert mais plutôt de la pratique musicale privée. C’est ce que rappelle Richard L. Smith au début du texte qui accompagne ce disque…

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“La bière et les violes de gambe sont arrivées toutes deux en Angleterre la même année”

Le champ de la musique pour consort est vaste et varié ; il recouvre un peu plus d’un siècle de musique dans toute l’Europe — l’Angleterre surtout, mais aussi la France, l’Allemagne et l’Italie. Henry Peacham écrit en 1636 que la bière et les violes de gambe sont arrivées toutes deux en Angleterre la même année, sous le règne du roi Henry VII.

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“Remember me, but don’t remember my fate”

Danielle de Niese, la soprano qui danse, ce fut pour beaucoup la Cléopâtre de Glyndebourne, mélange détonnant de sensualité, d’innocence et de rouerie. Dans la même veine, la femme fatale récidiva dans un Couronnement de Poppée sous la baguette d’Emmanuelle Haïm (Decca).

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“Shall I weepe or shall I singe?”

Oxford, Christ Church Library, MS. Mus. 87. Derrière cette énigmatique cote se cache le manuscrit de la fille du Maire d’Oxford, compilation de chants tant profanes que sacrés et de pièces pour luth soigneusement notées par une main inconnue n’hésitant pas à préciser les ornementations.

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"When Laura smiles…"

Faire des tubes de John Dowland un disque — que tout jeune étudiant en élisabethainisme a déjà croisé au moins une fois dans sa vie pour la plupart, constitue un pari osé et dangereux. Mais ce n’est pas un crime. Surtout quand ce qui nous est donné à entendre n’est pas mauvais, pour user d’une litote, comme c’est ici le cas.

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