Étiquette : clavecin

CDs & DVDs, Critiques

Le mineur lui va si bien…

L’instrument est magnifique, l’interprétation ne l’est pas moins. Nous ne reviendrons pas en détail sur ce superbe Dulcken des années fourties (1740’s) dont l’histoire est contée en détail dans l’entretien que nous a accordé Violaine Cochard. Mais il faut tout de même en dire quelques mots, ne serait-ce parce que cet enregistrement trouve son point de départ dans l’envie de la musicienne d’immortaliser le timbre riche et brillant de l’instrument…

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Intus et in cute (Perse, Satire III, v. 30)

Sous la reproduction d’un petit tableau assez fade de Ludolf de Jongh, et le titre un peu mystérieux de Mr Tomkins his Lessons of Worthe (Leçons de Valeur de monsieur Tomkins), se cache en réalité un petit trésor anthologique du répertoire anglais pour clavecin de la première moitié du XVIIe siècle.

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De l’opéra au clavecin, étonnantes transpositions baroques

Nous avions eu l’occasion de rendre compte, il y a quelques mois, du jeu virtuose de Catherine Zimmer au sein de l’ensemble Salamandre dans une petite église du sud de la Corse. La plupart des pièces jouées étaient reprises d’un enregistrement récemment paru sous le label Encelade…

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Charmant trente-deux pièces, lumineux, à revisiter au plus vite

Les souvenirs d’amour, nous dit Proust, ne font pas exception aux lois générales de la mémoire, elles-mêmes régies par les lois plus générales de l’habitude. Ceux qui nous reviennent le plus souvent finissent par perdre un peu de leur force. Gageons qu’il en va de même des souvenirs des chefs d’œuvre chez les passionnés de musique.

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Première en milieu tempéré

Histoire personnelle ou oreilles sensibles, manque d’ambition ou gros doigts boudinés : les excuses ne manquent pas pour expliquer chez la plupart des gens cette incapacité à parcourir gracieusement les touches d’un clavecin de caractère. Pour bon nombre d’entre nous, les doigts ne savent se promener qu’au fil des bacs de disquaires, sautant avec souplesse de tranche en tranche.

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Entretiens, Rencontres

Entretien avec Váklav Luks, claveciniste, directeur du Collegium 1704

Entretien avec Váklav Luks, claveciniste, corniste & directeur musical du Collegium 1704, à propos de l’oeuvre de Zelenka et du Messie de Haendel. L’interview n’est prévue que dans quarante-cinq minutes, un court entretien d’une demi-heure environ. Dans le hall de l’hôtel, nous croisons soudain quelqu’un. Visage souriant, petit air d’adolescent espiègle, voici Váklav Luks. Nos bagages encore à la main, nous voici lancés dans une conversation à bâtons rompus, amicale et passionné, assis sur la fraîche terrasse, jusqu’à ce que l’attaché de presse finisse par nous séparer au bout d’une bonne heure, pour nous rappeler nos emplois du temps respectifs…

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Une caresse énergique

Etre co-titulaire des orgues de Saint-Louis-en-l’île, ça se mérite, comme nous l’avions déjà démontré dans nos pages vertes à l’occasion du précédent disque de Benjamin Alard, consacré aux Sonates en trio pour orgue von das große Kantor von Leipzig (Alpha).

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Canzona, canzona

Trabaci, un nom qui sonne comme l’appellation sucrée d’une ville d’Italie, alors que les premières notes d’une Gagliarda énergique et souriante font songer irrésistiblement à du Frescobaldi sous le toucher coloré et ductile de Lydia Maria Blank. Trabaci, auteur prolifique célèbre à l’époque pour sa musique pour clavier, et dont la jeunesse reste nimbée de mystère, Trabaci enfin organiste de l’Oratorio dei Filippini, puis de la Chapelle des Vice-Rois de Naples.

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“Pour vos beaux yeux, Iris, mon amour est extrême”

L’onde est sombre et frémissante, sensible à chaque souffle, chaque vaguelette, chaque inflexion, déroulant La Pompe funèbre avec une ampleur douloureuse qui contraste avec la vive Fuguette innocente et souriante qui la précède. Et derrière cette description les lecteurs avertis auront d’ors et déjà reconnu les mouvements de la 2nde suite de violes de Couperin…

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“Montre-toi plus humain que critique ; et ainsi tes plaisirs en seront plus grands” (D. Scarlatti, Préface des Essercizi per gravicembalo)

K119. Ce n’est pas encore le matricule de l’épopée dangereuse d’un sous-marin soviétique en perdition sous les pôles, mais une aventure tout aussi périlleuse dans les méandres scarlattiens. C’est sans compter l’énergie et la fantaisie de Bertrand Cuiller, qui se lance avec délectation dans l’écriture variée et imprévisible du compositeur, aidé en cela par le Bel Italien de Philippe Humeau, un clavecin coloré, résonnant, aux graves ventrus.

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Une folle envie de découvrir

A la fin du XVIIe siècle, un orphelin d’une dizaine d’années chaparde des partitions…, non ce début n’est pas celui d’un roman de Dickens, mais une histoire véridique qui en dit long sur le tout jeune Jean-Sébastien Bach. Confié à son frère ainé à la mort de ses parents, le tout jeune garçon remarque un livre dans la bibliothèque de son frère contenant des œuvres de Froberger, Kerll ou Pachelbel.

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L’agaçante Pantomime

Nos lecteurs les plus assidus (et nous savons que vous existez) auront remarqué les délais impressionnants dans la parution d’ycelle critique. Votre serviteur, dont la fidélité et la dévotion à votre égard est, malgré ces apparences, inchangée, se doit d’alléguer plein de justifications si peu intéressantes qu’il ne le fera pas ici. Toutefois, il faut aussi avouer que la jaquette du disque ornée de la figure d’un Pierrot au teint devenu bien trop pastel par des retouches excessives ne pouvait que le faire frémir d’effroi.

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Musicologie, Regards

Un clavecin d’un tempérament inégal

Vous avez sans doute souvent remarqué l’expression accord au tempérament inégal ou accord au tempérament mésotonique sur les jaquettes de vos CDs, à côté du nom du claveciniste ou du diapason utilisé (cf. La Question du Diapason). Au delà de la poésie mystérieuse qui s’en dégage, à quoi se rapportent ces tempéraments ?

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Des agréments qui nous agréent

Riche et copieuse, la musique de Jean-Henry d’Anglebert est d’une confondante légèreté, tout en ornements, en agréments. Jamais virtuose à l’excès, souvent d’une densité machiavélique, elle sait nous enchanter très vite. Et il en va de même pour l’interprétation que donne Laurent Stewart de ces trois Suites pour clavecin…

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• One Comment

Un nouveau monde…

Superbe idée que celle de cette nouvelle addition à la collection Ambroisie – Naïve en partenariat avec la Cité de la Musique, qui permet aux mélomanes d’entendre les trésors que recèle le Musée de la musique (avec une notice très instructive dévolue à l’instrument). Christophe Rousset est tout à Rameau ces temps-ci.

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De l’insoutenable légèreté de l’être

Sous l’égide de Bertrand Cuiller la musique s’apparente à une élégante conversation, un badinage mondain, plein de saillies spirituelles. Evitant les tempi trop lents, l’artiste offre une lecture jubilatoire et cursive des concertos pour clavecin de Bach, dont la texture est encore allégée par le recours à un soliste par parties.

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Et au milieu coule une rivière…

On ne compte évidemment plus le nombre d’enregistrements disponibles de ce must du répertoire pour clavecin (bien que certains le concèdent au piano — nous nous réprimerons cependant de statuer sur la question — sans même oser mentionner les transpositions plus hasardeuses pour ensembles d’instruments, ou autres solistes non-klavieristes).

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Mendelssohn serait content

Le livret évoquait l’intime dialogue musical entre soliste et ensemble dans ces concertos pour clavecin que l’Accademia Bizantina a gravé chez Decca. L’ensemble, qui se produisait il y a quelques jours en concert s’était avéré peu convaincant chez Bach et excellent chez Vivaldi.

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“On désire savoir ce qu’est devenu Monsieur du Phly, ancien maître de clavecin à Paris, où il était en 1767.”

Il y a d’abord un lieu magique, le Château d’Assas et son instrument hanté par le regretté Scott Ross… Il y a ensuite un compositeur, souvent un peu méprisé car classé dans la catégorie des petits maîtres post-couperiniens, relégué avec les Balbastre, Boismortier et autres Pancrace Royer

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"Man muss lernen, was zu lernen ist, und dann seinen eigenen Weg gehen" (Haendel)

Voici un digipack soigné, un peu coûteurx, orné d’une belle photographie dépliante où l’interprète sourit humblement adossée aux superbes rayonnages d’une vieille bibliothèque aux reliures d’époque. Une interprète qui joue les 16 Suites pour clavecin du Caro Sassonne sur un gros Steinway.

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