Musicologie

Où il est débattu doctement de la Musique avant toute chose, et où de savantes considérations, décrites avec bienveillance dans le ton de la plus charmante conversation, feront oublier au Lecteur qu’il portait en horreur l’apprentissage des notes et la théorie qui l’accompagne.

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Pas que des anges… (deux biographies de castrats)

Il semble que la fascination exercée par les castrats, mode sur laquelle surfent des contre-ténors tels que Philippe Jaroussky, ait largement dépassé les frontières de l’hexagone. Deux récents ouvrages en anglais se penchent en effet sur la vie d’Atto Melani (1626-1714) et de Gaetano Guadagni (1728-1792), castrats italiens ayant participé pour l’un à l’âge d’or, pour l’autre au renouvellement de l’opéra baroque.

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La Haute-contre

Il existe quelques hautes-contre en voix de femme qui n’ont pas la rondeur des bas-dessus (mezzo), mais une force bien supérieure, avec un timbre qui est celui de la vraie haute-contre (sic). J’ai connu une dame religieuse qui, avec une telle voix, en couvrait facilement trente autres, et se faisait entendre à une distance extraordinaire. Voilà qui laisse rêveur…

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Musicologie, Regards

Les Institutions Musicales Versaillaises de Louis XIV à Louis XVI

La musique fait partie intégrante de la vie de la Cour de France. Elle est omniprésente, que ce soit aux divertissements de cour comme Les Playsirs de l’Ilsle Enchantée (1664) offerts par le Roi à sa maîtresse Louise de la Vallière, lors des carrousels, des soirées d’appartements, des concerts du dimanche de Sa Majesté, de ses dîners et soupers (nos déjeuners et dîners respectivement), des représentations de comédies-ballets puis de tragédies lyriques…

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Le Grand Motet

Ceci n’est pas à proprement parler un exposé mais une large présentation dont le but est de familiariser l’auditoire avec le corpus d’expressivité de la musique sacrée et religieuse de l’époque. Notre propos s’apparente plus à une découverte et à une recontextualisation qu’à une analyse.

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Musicologie, Regards

Le Te Deum, ou l’exaltation de la gloire du monarque

La société du XVIIème siècle est une société en guerre permanente, une société de guerre. La paix, exceptionnelle, n’est qu’une trêve où l’on renforce les forteresses et où l’on rééquipe les troupes. Durant la quarantaine d’années qui séparent l’invasion de la Hollande en 1672 à la mort de Louis XIV en 1715, l’Europe occidentale n’a été en paix qu’entre 1797 et 1701.

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Les Philidor : une dynastie de musiciens

François-André Danican Philidor (1726 Dreux – 1795 Londres), connu sous le nom du grand Philidor, aujourd’hui estimé comme le créateur de l’Opéra Comique et célèbre en tant que meilleur joueur d’échecs de son temps, grandit dans la musique. Sa famille, d’origine écossaise et connue depuis le XVIIème siècle, compte quatorze instrumentistes dont neuf compositeurs. Le plus ancien d’entre eux, Michel Danican, hautboïste virtuose, avait enthousiasmé Louis XIII, lui rappelant le talent de l’Italien Filidori.

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Que reste t-il du nom de Philidor aujourd’hui ?

La Collection Philidor
Fonds ancien à la Bibliothèque Nationale de France, tient son nom d’André Danican Philidor l’aîné, musicien de la Grande Ecurie de Louis XIV et garde de sa Bibliothèque de musique à partir de 1684. Les documents attestent de : Philidor l’aisné Ordinaire de la Musique du Roy et l’un des deux gardiens de la Musique de sa Majesté.

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Retour sur la dynastie des Philidor : instrumentistes du Roi et compositeurs

Michel I Danican, surnommé Filidor (ca. 1580 – ca. 1651). Hautboïste, il sert probablement dans les armées du roi qui avaient séjourné en Dauphiné lors des guerres contre la Savoie, sous le maréchal de Lesdiguières. De retour à Paris, il est entendu par Louis XIIIxe Louis XIII, qu’il charme et qui, si l’on en croit la tradition rapportée par Laborde, le surnomme aussitôt Filidor, en souvenir d’un virtuose italien de ce nom qu’il avait entendu auparavant. Le monarque l’aurait alors nommé ordinaire de la Musique de sa Chambre.

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François-André Danican Philidor : musicien, joueur d’échecs et homme de son temps

À l’âge de 6 ans, François-André (notre Philidor !), est reçu page à la Chapelle du Roi Louis XV à Versailles, sous la direction de Campra. En août 1738, il exécute un Motet à grand chœur de sa composition, devant le Roi, à Versailles. C’est avec les musiciens de la Chapelle qu’il s’initie aux échecs, dominant aussitôt ces vétérans du noble jeu.

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23 juillet : 257ème anniversaire de la mort de Domenico Scarlatti

Mon fils est un aigle dont les ailes ont poussé : il ne faut pas qu’il reste oisif dans son nid et il ne m’appartient pas de l’empêcher de prendre son envol. (Lettre d’Alessandro Scarlatti alors qu’il envoie son fils se perfectionner à Venise en 1705). 257 cela ne rime à rien. Et pourtant, en ce jour, nous ne pouvions décemment pas oublier Scarlatti, disparu il y a 257 ans, jour pour jour, le 23 juillet 1757.

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Dédicace de Lully au Roi

Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Sublime chant du cygne auquel le Roi ne daigna pas assister, las des scandales de la vie tumultueuse du Florentin et de ses mœurs dites italiennes.

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Armide de Lully ou le sublime crépuscule du Florentin

Crépuscule peut-être, mais flamboyant automne, brillant déclin, sublime chant du cygne. Armide fut la dernière tragédie lyrique de Lully, et sa dernière collaboration avec son complice de longue date, la poète Philippe Quinault. Il y aura bien la pastorale héroïque Achille & Polyxène sur les médiocres vers de Jean Galbert de Campistron en 1687…

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Musicologie, Regards

« La musique militaire est à la musique (…) »

Qui n’a jamais entendu la fameuse marche des Gonzague, que ce soit dans la martiale Toccata introductive de l’Orfeo de Monteverdi, ou son adaptation dans le premier chœur de ses Vêpres à la Vierge ? Cette Toccata de l’Orfeo, qui s’apparente à une fanfare militaire, est remarquable à double titre.

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La voix chez Monteverdi

Cet article a fait l’objet d’une parution dans Monteverdi, L’Orfeo, L’Avant-Scène – Opéra, Sept-octobre 1976, pp. 78-82. Il est reproduit ici avec l’aimable autorisation de M. Mauro Uberti. Seul le titre général La voix chez Monteverdi a été ajouté par nos soins.

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Musicologie, Regards

La Missa Salisburgensis de Biber

Cette messe monumentale va nous permettre de comprendre comment les compositeurs créaient leurs œuvres en tenant compte de l’acoustique particulière du lieu où elles allaient être jouées. En effet, la Missa Salisburgensis sert avant tout de marque de puissance du prince, rythmant la vie publique.

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L’orgue : le roi des instruments ?

Cette brève synthèse, d’une extrême clarté, permettra aux lecteurs de se familiariser avec la facture – ô combien complexe – de l’orgue. Elle est extraite du Lexique musical raisonné de L’Histoire de la Musique Occidentale sous la direction de Jean et Brigitte Massin (Fayard, 2007).

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Le Claviorganum

Un superbe récital de Gustav Leonhardt consacré aux compositeurs anglais (Byrd, Bull, Gibbons) et germaniques (Pachelbel, Bach, Ritter, J. C. Bach) vient de paraître chez Alpha. Pour la première fois, le pape du baroque accepte de jouer sur un claviorganum.

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La Pochette : le cadet de la famille des cordes

La pochette est l’instrument des maîtres à danser dont Monsieur Jourdain est si friand. Goethe relate dans son ouvrage Dichtung und Wahrheit qu’alors qu’il était étudiant à Strasbourg il apprit le menuet à l’aide de ce Tanzmeistergeige (violon de maître de danse littéralement).

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Le oboe da caccia

Cet instrument étrange apparaît dans l’instrumentation de la Passion selon Saint-Jean de Bach BWV 244 pour la première fois. Il figure également dans diverses cantates datant de la période de Leipzig, à partir de 1723.

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Le cor baroque et la trompette naturelle sont-ils condamnés à jouer faux ?

Une petite controverse émergea lors des représentations de Giulio Cesare au Théâtre des Champs-Elysées à l’automne dernier. Les cornistes de Christophe Rousset jouaient en effet le plus affreusement faux du monde, à peine au quart de ton près, défigurant totalement le si célèbre Va tacito e nascosto…

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