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“J’y ay observé perpendiculairement la juste valeur des tems et des notes; et à proportion du sçavoir et de l’âge des personnes, on trouvera des piéces plus ou moins difficiles, à la portée des mains excélentes, des médiocres et des foibles. L’usage m’a fait connoître que les main vigoureuses et capables d’exécuter ce qu’il y a de plus rapide et de plus léger ne sont pas toûjours celles qui reüssissent le mieux dans les piéces tendres et de sentiment, et j’avoueray de bonne foy que j’ayme beaucoup mieux ce qui me touche que ce qui me surprend.” (François Couperin, Préface du Premier Livre des Pièces de Clavecin, 1713)

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Entre ciel et terre (Hollandse Fragmenten – Diskantores, Berentsen – Muso)

Hollandse Fragmenten (Les Fragments Hollandais) Musique polyphonique néerlandaise du Moyen-Age Martinus Fabri – Eer ende lof Anonyme –...

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Version redux (Gretry, L’Amant Jaloux, Notturna, Palametta – ATMA)

Ce qui frappe d’emblée, c’est le changement de climat et de caractère que la transcription confère à l’œuvre. D’une part, la réduction en effectifs s’accompagne d’une réduction en longueur, puisque les scènes parlées sont escamotées, et que les airs sont plus ramassés, afin d’éviter les redites entre orchestre et voix.

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“J’avais un maître, les ombres l’ont emporté” (Etienne Richard, Professeur du Roy Soleil, Armangaud – L’Encelade)

Le pari de Fabien Armangaud a été de rassembler un ensemble de pièces de cet entre-deux du clavecin Grand Siècle, entre l’écrasante présence de Louis Couperin, et les effusions de son neveu François Couperin le Grand qu’une pièce tendre et affectueuse de Chabanceau de la Barre évoque irrésistiblement. Pléthore d’inconnus, et plaisir de la découverte, regroupée en suites en fonction des tonalités.

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Rameau courtise et Dardanus iphise (Ensemble Pygmalion, Pichon – Phi)

A 56 ans, après avoir mûri longuement son versant de compositeur de tragédie lyrique (il a attendu ses cinquante ans pour composer Hyppolyte et Aricie en 1733), sait mettre en œuvre ses préceptes sur l’harmonie, mettant en valeur ses solistes dans des dialogues emprunts de tensions dramatiques auxquels viennent faire écho des chœurs puissants et quelques emballements orchestraux trop brefs, encore rehaussés de roulements de tambours promptes à faire vaciller les cœurs les plus accrochés.

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A Madame… (Divertissement pour Adélaïde, Baumont, Chauvin – Aparté)

« Adélaïde vous êtes belle, mes yeux sont fixés sur la mouche, Adélaïde qui m’ensorcelle, mouche si près de la bouche ». Mélomane lecteur, ôtez-vous l’herculéenne mission de retrouver cette citation dans l’intégrale des œuvres de Saint-Simon, elle n’y figure pas ! J’entends d’ici les déçus trouvant qu’une telle abstraction poétique et une si riche versification auraient encore rehaussées la gloire des écrits du Duc et Pair de France.

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Stradella, Il Trespolo tutore, Mare Nostrum, De Carlo – Arcana)

Antonio Alessandro Boncompagno Stradella (dit Alessandro Stradella)Il trespolo Tutorecomédie en 3 actes sur un livret de Giovanni...

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Pénombres (Apoteosis, viola bastarda, Divina Mysteria, Jorgen – Vanitas)

“Bâtard est souvent meilleur fils que l’enfant légitime.” (Euripide) Apoteosis – viola bastarda Girolamo Diruta :...

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L’appel de la forêt (Il Transilvano, Codex Caioni, Prisma – Ambronay)

Le jeune Ensemble Prisma, constitué d’un quatuor de musiciens des conservatoires de Brême et Hanovre, a conçu son second voyage comme un regard en miroir : puisant parmi les pièces compilées dans le Codex Caioni rassemblé par le moine humaniste Johannes Caioni (connu également sous son nom roumain, Ioan Caianu ou János Kájoni) où l’on trouve un assortiment de pièces instrumentales italiennes et allemandes (du Monteverdi, Marini, Schütz), mais aussi des danses et chants populaires.

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Ecoutez donc, ô peuples (Bach, Soli Deo Gloria, Collegium Vocale Gent, Pierlot – Mirare)

Dieu seul la Gloire, à la gloire de Dieu, pour la seule gloire de Dieu… Soli Deo Gloria est une expression tirée de la Vulgate (1 Tim. 1, 17 et Jude 1, 25) et qui servit de signature ou d’apostille à Bach ou encore Haendel en fin de leurs partitions. On trouve ainsi des “SDG” sur de multiples partitions autographes de cantates de Bach, si bien que John Eliot Gardiner baptisa ainsi son label. Sous ce beau titre, Philippe Pierlot nous offre sa lecture de 2 cantates de Bach : la fameuse BWV21 “Ich hatte viel Bekümmernis”, et la BWV76 “Die Himmel erzählen die Ehre Gottes”.

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AirB&B (“Fürchtet euch nicht”, Bassons & Bombardes, Syntagma Amici, Vox Luminis – Ricercar)

Musicalement, le voyage est enchanteur : fluidité de la ligne, couleurs chatoyantes, explosion de timbres entre grain boisé, cancanages, rusticité spontanée, éloquence chaleureuse, les bassons et bombardes justifient leur aura. Ampleur du son, générosité du propos : le geste est affirmé mais souple, la rondeur permanente avec un son en cloche très texturé. L’équipe complice de Syntagma Amici, à la cohésion familiale au sens propre comme figuré, déroule son discours avec naturel, et se joue gracieusement des ornements et diminutions.

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Le pari d’Hidalgo ! (Música para el Rey Planeta, Recasens, La Grande Chapelle – Lauda)

Le présent disque rend donc un hommage aussi salvateur que mérité non seulement à Juan Hidalgo, mais à tout un pan de la musique espagnole, qui, sans doute du fait d’un centralisme assez exacerbé de la cour madrilène sera moins poreux aux influences extérieures, mais se diffusera également moins à travers l’Europe, bien moins que les musiques italiennes et allemandes où la petitesse des cours et les rivalités de leurs évergètes favorisent la circulations des compositeurs et des formes musicales.

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Homo festivus (Monteverdi, Orfeo, Gonzalez-Toro – Naïve)

On ne reviendra pas sur l’histoire de cet Orfeo mythique et mythologique, ou cette page n’y suffira plus. Considéré comme le premier opéra de l’histoire,  (“considéré” car il y eut l’Euridice perdue de Peri ou de Caccini et qu’il est toujours difficile de mettre un point de départ à cette forme), cet Orfeo créé en 1607 dans les appartements du palais ducal de Mantoue pour la très select Accademia degli invaghiti, se voit pour cette nouvelle parution paré d’une approche novatrice, extrêmement pensée, et dirigée par le ténor suisse d’origine Emiliano Gonzalez-Toro d’origine chilienne, familier du rôle titre, et qui a rendu hommage dans son récital Soleil noir chez Naïve à Francesco Rasi,  son homologue lors de la création mantovanne de l’Orfeo.

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La trilogie berlinoise (The Berlin Album, Pramsohler, Ensemble Diderot – Audax)

Johannes Pramsohler et ses fidèles, à qui l’on doit l’exhumation méthodique de répertoires rares, ont décidé de s’aventurer sur des terres encore plus inconnues, vers l’Est et la lointaine Germanie, au royaume de Prusse. Poursuivant leur tour d’Europe de la sonate en trio après Dresde, Paris puis Londres, l’ensemble Diderot aborde Berlin ou plutôt Potsdam, et avance dans le siècle des Lumières par rapport à ses opus précédents.

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Compositeur oublié ! (Morel, Fuoco e cenere – Paraty)

Jacques MOREL (vers 1680 – vers 1740)1er livre de pièces de Violle avec une chaconne en trio (1709) Ensemble Fuoco E Cenere : André...

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Le Sapin de la Muse : notre sélection de disques pour Noël

Nous renouons avec nos anciennes traditions, avec ce rendez-vous annuel, notre sélection discographique des CDs et DVDs baroques à emballer sous le sapin. Pour effectuer un tel choix drastique, soyons transparents sur nos critères et contraintes avant de laisser libre court à nos envies.

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Venez, venez, Haine implacable (Lully/Francoeur, Armide 1778, Le Concert Spirituel, Hervé Niquet – Alpha)

Il faut savoir être fidèle à soi-même. En dépit du livre-disque soigné et des excellents textes de présentation, cette version reliftée 1778 de Louis-Joseph Francœur, qui ne nous avait guère convaincu en concert au TCE ne nous a pas davantage touché au disque.

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Ventre affamé n’a point d’oreilles (Les amours d’un rossignol, La Simphonie du Marais, Hugo Reyne)

En deux volumes et un DVD – dont nous nous consacrerons au seul premier qui retrace l’histoire du flageolet aux XVIIème et XVIIIe siècles, Hugo Reyne survole la destinée de cet instrument qui perdura jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’on découvre ainsi les subtilités entre le flageolets français et son homologue anglais bien différent et qui survit jusqu’aujourd’hui sous la forme de la tin whistle irlandaise en métal.

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Combiner les plaisirs (Bach, Telemann, Amarillis, Héloïse Gaillard et Violaine Cochard – Evidence)

Doit-on réviser ses classiques ou forcement succomber aux charmes souvent faussement enivrants de la nouveauté ? Faut-il revenir une fois encore à la subtile Barbara ou découvrir Aya Nakamura ? Laissons quelques parlementaires trancher cette dernière et épineuse question et rejoignons l’Ensemble Amarillis qui semble avoir tranché le nœud gordien.

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Le duel des versions : Les Nations de François Couperin (Leonhardt, Savall, les Ombres, Reyne, Rousset)

Nous continuons avec nos tournois discographiques, cette fois-ci avec Les Nations de François Couperin. Le recueil en fut publié en 1726, mais les Sonades introductives autonomes étaient plus anciennes et sa Françoise n’est autre que La Pucelle de jeunesse composée trente ans plus tôt soi-disant dans un style corellien et alors présentée sous un nom d’emprunt !

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Pétulances obsolètes (Polyphonies chorales à Venise, Tölzer Knabenchor, H-M. Linde – EMI)

On goûte l’incroyable kaléidoscope de couleurs, de textures, l’exotisme général des atmosphères : le cornet à bouquin pincé et acide d’Edward H. Tarr himself (le fondateur du rutilant Edward Tarr Brass Ensemble) s’essoufflent avec panache, les flûtes à bec médiévalisent à qui mieux mieux, de la bombarde, du trombone bedonnant, du dulcian rigolo, la battue, saccadée et peu subtile, ultra convaincue et jouissive, et les chœurs spatialisés du Tolzer qui s’époumonent parfois à la limite du cri.

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