Editos

Où l’Editeur par d’éclairantes Remarques & Digressions fait valoir au Lecteur qu’il ne perd point son temps à le lire, et lui découvre, par mille Principes & Règles, qu’on ne peut lire chez les autres commentateurs, la plupart des aspects des Arts et de la Musique de l’honnête homme. On y joint une Dissertation sur l’art de bien vivre & de bien manger, ainsi que toute sorte d’Analyse, suivant la pratique et les règles des Anciens, avec des notes politiques, critiques et historiques aussi édifiantes que rares.

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Les masques ne sont pas tombés mais les rideaux le sont

Le Mot est dit, lâché, honteusement puis crânement, à la manière d’un défi responsable. Nous n’aimons guère faire de Politique, si ce n’est celle des Arts. Mais le temps des discoureurs à la morne figure est venu. Et ce que Cromwell n’avait pu accomplir, dans la patrie des Arts et des Lettres, nous l’avons fait, ou plutôt nous y sommes contraints. 

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Actualités, Editos, Horizons & Débats

Le réveil de la Muse

Voici exactement 5 ans que notre Muse s’est soudainement endormie. Respirant les effluves d’un irrésistible pavot digne des machinations de la Cybèle d’Atys, bouleversé par les courants impétueux de la vie, notre vaisseau, téméraire esquif, a replié ses voiles, et gagné un havre salvateur.

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Actualités, Editos

Déménagement de l’Opéra Garnier à Clichy-sous-Bois et Dubaï

Lors d’une conférence de presse dans les salons du Palais-Royal avant le prochain transfert des services du Ministère de la Culture et du Conseil d’Etat à Fresnes, la Ministre de la Culture a annoncé qu’elle suivrait intégralement les recommandations de la Commission bipartite pour la promotion de la Musique pour Tous…

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Actualités, Editos

De l’inadéquation entre ce que l’on voit et ce que l’on entend

L’art de la mise en scène est un art subtil. Il exige non une idéologie prête à porter qui n’est qu’une facilité pour l’esprit, mais la capacité à mettre en adéquation ce qu’une écoute sincère, authentique, personnelle de l’œuvre fait naître en nous, et ce qu’on en donne à voir sur une scène. Il semble cependant que depuis quelques années, la musique baroque se voit régulièrement affublée d’un visuel en total décalage…

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Actualités, Editos

2015 : Belle & Baroque

Il est toujours difficile de se remémorer une année qui passe, car le temps moderne est de celui qui s’efface après que les évènements se sont joués, à la manière d’un inoffensif menuet. Alors que les cancaniers se remémoreront le vaudeville d’un monarque républicain en scooter, les diplomates le retour d’une Guerre de Crimée de laquelle les Européens préfèrent se détourner, les Européistes la résurgence de braises dangereuses…

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Salle Pleyel : rendez-lui le classique ! (Edito de décembre)

Avec le lancement en janvier de la Philharmonie, le répertoire classique va déserter Pleyel. Pour éviter une concurrence redoutable pour l’anti- “vignoble ou boîte à chaussure” qu’est la nouvelle-née, la Cité de la Musique va expressément interdire dans la contrat de concession de Pleyel que la musique classique y trouve sa place. Mais pourquoi tant de haine ?

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Légendes d’automne (éditorial d’octobre 2014)

Oh! l’automne l’automne a fait mourir l’été / Dans le brouillard s’en vont deux silhouettes grises. L’automne arrive, avec sa parure aquarellée d’une mélancolique beauté. et nous venons de passer le 30 septembre. 30 septembre 1677. Avec Boileau, Racine est nommé historiographe du Roi, ce qui nous vaudra – entre autres – la jolie Idylle sur la Paix mise en musique par Lully (1685). Mais surtout l’automne 1677 est l’année du retrait.

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La vieillesse est-elle un long naufrage ? (éditorial de septembre 2014)

le grand Leonhardt nous a quitté, tandis que nous sommes chaque fois ému de voir les difficultés d’Herbert Tachezi à quitter la scène avec les troupes renouvelées du Concentus Musicus Wien. Alors, certes, la Garde des Kuijken, Savall, Christie, Gardiner est toujours là, de même que les Hussards suivants, les Rousset, Minkowski, Biondi, Parrott mais de plus en plus au-delà des chefs, nous avons souvent entendu des commentaires étonnés, captés les sourcils levés, souri de la confusion : est-ce bien le chef ? il est si jeune…

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Nouvelle Muse (édito de juillet 2014)

Avouez-le et repentez-vous, fidèles lecteurs suspicieux. Depuis un peu moins de deux ans que Le Grand Dessein a été initié, repoussé, bringuebalé, vous avez été sur le point de n’y plus croire. Les retards sporadiques de publications, loin d’être autant de signes d’une coupable fainéantise auraient du vous persuader de notre surmenage effréné. Et, à la manière d’Ovide (plutôt que de Kafka, espérons-le), voici la Métamorphose de notre vieillissante compagne marbrée, digne fanal du web antique.

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Passage

En ce dimanche de Pâques, nous saisissons l’occasion de cette fête pour converser un peu avec nos lecteurs, rétablissant la fonction quasi-épistolaire des éditoriaux, dont la nature protéiforme et indéterminée se fait tour à tour article, billet, ou apostrophe. Mais avant de poursuivre, bien que notre Muse soit à l’image de notre République, c’est-à-dire laïque et ne promouvant pas de religion en particulier, force est de reconnaître l’héritage chrétien, qu’il soit dangereusement schismatique du côté des anthems purcelliens…

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MMXIV

Pour discrète qu’elle se soit faite des deux derniers mois, la Muse n’en est pas moins là, et la voici donc qui sort de la paisible retraite de son bosquet pour vous souhaiter à tous mélomanes et baroqueux, fidèles historiques ou nouveaux lecteurs égarés, simples curieux ou musiciens, une année 2014 désespérément et excessivement baroque…

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Tempus fugit

Vous vous êtes certainement étonnés, voire inquiétés, fidèles amis, mélomanes, baroqueux et lecteurs (ces quatre catégories se rapportant souvent aux mêmes personnes), du ralentissement du rythme de publication depuis ces deux derniers mois. Nous aurions pu laisser planer le doute, laisser nourrir l’imagination la plus féconde, encourager les plus folles rumeurs.

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« La modernité, c’est le transitoire, le fugitif, le contingent, la moitié de l’art, dont l’autre moitié est l’éternel et l’immuable. » Charles Baudelaire

Elle sera bientôt là. Car même les statues de pierre se débarrassent le moment venu de leurs antiques oripeaux, en dépit des efforts de l’Académie et des gardiens du Temple, ceux-là même qui vénèrent la tradition, abhorrent le changement, questionnent la notion même de progrès.

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Le disque, cette femme fatale

Septembre. Opora. Chez les Grecs, il s’agissait de la saison de la maturité des fruits où le soleil après la canicule commençait à décroître, la saison de la fin de l’été. Les pessimistes nous décrivent l’opora du disque, sa longue agonie, la fin d’un âge d’or. Et pourtant, dans notre segment baroque bien particulier, où les risques de téléchargement illégal sont bien réduits, et où le passionné aisé ne rechigne pas à débourser quelques euros pour lire les notes de programme d’un musicologue germanique, le disque, contrairement à une idée reçu, le disque baroque donc se porte plutôt bien. Alors, oui, comme nous le déplorions dans notre spleen baroque de l’été, le secteur est en proie à un phénomène de concentration, derrière l’apparente multitudes de labels souvent regroupés au sein d’une seule entité.

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Spleen baroque

A l’orée de l’été, alors que fleurissent les festivals dévolus au seul répertoire baroque, ou acceptant du moins avec grâce sa gracieuse incursion, il nous est venu à l’esprit, un jour de spleen sans doute, de jeter un pavé dé morosité dans la mare d’autosatisfaction générale qui caractérise notre paysage baroque hexagonal voire européen. En effet, ne considère-t-on pas le modèle baroque comme celui, triomphant et flexible, des orchestres classiques de demain ?

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Le Turlusiphon a t-il existé ?

Il n’a pas échappé à nos lecteurs que la Scientific Review of Albanian Musicology a publié le mois dernier – dans son numéro-spécial n°321 commémorant le XXe anniversaire des élections de la Kuvendi Popullor de mars 1992 qui ont vu la victoire du Parti démocratique d’Albanie (PDA) – un article controversé démontrant scientifiquement l’existence du turlisiphon du Moyen-Age au XVIIIe siècle dû à la plume rigoureuse du Pr. Adem Zadeja. Il nous a donc paru essentiel d’en résumer la teneur.

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Au coin d’un virginal

Alors que le film Bruegel, le Moulin et la Croix nous transporte sur le chemin du Calvaire, imaginons-nous un instant, en ce début d’année, au coin d’un virginal. L’expression est incorrecte, et l’on ne peut se lover contre l’instrument comme près d’une cheminée ou d’un poêle. Mais elle transmet ce sentiment de chaleureuse intimité, de relâchement serein, d’abandon heureux que nous vous souhaitons pour cette année bissextile, la 2765ème du calendrier julien…

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Le chant de la terre

Ce chant naît de la contemplation d’un monde surexposé, irradié d’une lumière paillée renonçant à la douceur mordorée du soir. Il laisse paraître son émerveillement et sa déception au sein du crin des archets, du laiton des pavillons des cuivres, de la douceur du palais ou de l’anche des hautbois. Alors qu’en dehors du confort velouté du canapé bourgeois et de l’installation audiophile, ou à l’extérieur des rideaux cramoisis damassés des opulentes salles de concert, le monde s’égare, que les rebelles luttent, que les gouvernements s’interrogent sur leur pérennité, que les égos s’entrechoquent pour les candidatures, nous voici, intangibles amateurs du beau et de l’émotion, confinés dans la pétillance de notre bulle de champagne et de ses plaisirs.

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Lettres de Grignan

Tandis que notre rédaction, assoupie, se disperse par monts et par vaux en vue d’endurer les affres d’un repos bien mérité, que certains pratiquent une cure de silence cembalistique, que d’autres se livrent derrière des portes closes et dans de lointaines contrées à l’écoute de compositeurs maudits post-1759, que certains, enfin, dédaignent majestueusement l’invitations de festivals pour l’appel d’une chaise-longue ou d’un hamac (et nous serions le premier à ne point leur jeter la pierre), la Muse, frappée d’une pilosité palmaire que nos lecteurs vilipenderont à juste titre, prend ses quartiers d’été. Aussi, pour cet éditorial qui sent bon la lavande et le soleil, plutôt que de dresser comme à l’accoutumée une litanie suggestive de friandises festivalières baroques, nous exhumerons quelques écrits inédits et à l’attribution controversée, qui feront le lien avec notre Tribune vous invitant à découvrir les charmes de Grignan, en vantant la sévère antiquité de sa collégiale et la théâtralité des façades Renaissance de son castel.

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Travaux en cours

Chers Amis et lecteurs, Vous êtes de plus en plus nombreux sur ces pages, et nous dépassons désormais les 45 000 visiteurs mensuels. Cette volumétrie, largement supérieure à la force de projection actuelle de notre glorieuse armée au Moyen-Orient, de même que les vœux formulés par les lecteurs fidèles nous conduisent à mettre en œuvre des réformes structurantes, tournées vers l’avenir sans renier le passé dont il est l’héritier. Car en effet, pourquoi une revue devrait-elle se limiter à la musique et aux arts baroques ? N’est-ce pas faire preuve de sectarisme austère, d’œillères d’acier, de confinement transi voire d’une malsaine nostalgie ?

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